novembre 19, 2010

Oremus et pro perfidis Judaeis


Oremus et pro perfidis Judaeis 

Une étude de Wapedia

Cette terminologie a suscité des controverses depuis le début du XIXe siècle aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur de l’Église catholique. Les discussions officielles au sein de la hiérarchie catholique pour l'abolir ou la réformer commencèrent dans les années 1920. En 1959, le pape Jean XXIII supprima les termes contestés (perfidis, ainsi que perfidiam, qui figurait dans l’oraison). Lors de la réforme liturgique qui suit le concile Vatican II, ces termes ne réapparaissent pas, et de plus, les allusions à la conversion des juifs, qui étaient présentes dans l'oraison, sont supprimées. Depuis le missel de Paul VI, promulgué en 1970, la formulation est devenue : « Prions pour les Juifs à qui Dieu a parlé en premier : qu’ils progressent dans l’amour de son Nom et la fidélité de son Alliance [5] . »
Le motu proprio Summorum Pontificum de Benoît XVI, paru en 2007 et facilitant l'utilisation, dans la liturgie, du missel de 1962, a suscité quelques inquiétudes. La prière pour les Juifs a donc été modifiée dans cette édition, les propos concernant l'« aveuglement » étant supprimés [6] , mais l’intention demeurant, selon l’ancienne tradition, la conversion des Juifs au christianisme.

Sommaire:
1. L'ancienne formule
2. Origine et évolution
3. Révision de la prière du Vendredi saint
4. Adaptations de la prière dans les confessions proches
5. Notes et références
6. Annexes

1. L'ancienne formule

1. 1. Le texte et les adjectifs perfidus et perfidia

Dans le Missale Romanum, le texte était le suivant depuis 1570 :
« Oremus et pro perfidis Judaeis : Ut Deus et Dominus noster auferat velamen de cordibus eorum ut et ipsi agnoscent Jesum Christum Dominum nostrum. (Non respondetur Amen, nec dicitur Oremus aut Flectamus genua, aut Levate, sed statim dicitur :) Omnipotens sempiterne Deus qui etiam judaicam perfidiam a tua misericordia non repellis; exaudi preces nostras quas pro illius populi obcaecatione deferimus, ut agnita veritatis tuae luce quae Christus est, a suis tenebris eruantur. Per eumdem Dominum nostrum Jesum Christum Filium tuum, qui tecum vivit et regnat in unitate Spiritus Sancti Deus, per omnia saecula saeculorum. Amen. »
En latin classique, l’adjectif perfidus a le sens de « qui manque à sa parole ou à son serment, traître, perfide, faux [7] » ou « sans foi [8] ». Toutefois, selon l’acception du bas latin ou « latin d’église » utilisé lors de l’instauration de cette prière, au VIIe siècle, perfidus peut être le simple antonyme de fidelis et donc signifier « non fidèle [9] », « sans foi, infidèle, incrédule, incroyant, païen [10] ».
Bernard Blumenkranz, dans Perfidia [11] , fait une étude sur le sens de « perfidia » et « perfidius » chez des auteurs chrétiens latins du Ve au XIe siècle. Selon lui, la signification de ces termes varie d'un auteur à l'autre, mais a, le plus souvent, le sens religieux : « incroyance », « incroyant ». Le sens de Perfidia est dans certains cas plus défini et devient « incroyance malveillante » ou « incroyance persécutrice ». « Perfidia » peut aussi signifier, selon les auteurs, « rupture de foi », « fausse croyance », « croyance erronée », « refus de croire » ou « manque de confiance » [12] .

1. 2. Place dans la liturgie catholique

L’exorde est incluse dans la prière du Vendredi saint, oraison prononcée dans la liturgie catholique lors de la semaine pascale.
Cette prière comprend plusieurs intentions, pour le pape, pour l'Église, pour les juifs, pour les païens, etc. Après chaque intention, les fidèles sont invités à s'agenouiller et à prier en silence.
Au VIIIe siècle, l'agenouillement et la prière silencieuse furent supprimés à la fin de l'exorde pour les juifs [2] , et rétablis en 1955.

1. 3. Les traductions

Seul le latin était utilisé pour la liturgie. D’un missel à l’autre, le texte latin était identique. En revanche, surtout depuis le XVIIIe siècle, il existait des éditions bilingues du missel pour faciliter la compréhension des fidèles pendant l’office [13] . La traduction des textes liturgiques en langues communes variait selon les éditeurs alors même que ceux-ci avaient reçu l’approbation de l’Église catholique. Il existait donc, en même temps, dans une même langue, plusieurs traductions autorisées.
Selon Bernhard Blumenkranz, la plupart [14] des missels français rendaient perfidis par perfides. Par exemple, le Nouveau Paroissien romain de 1905 publié par Brepols traduisait « perfidis Judaeis » par « perfides Juifs » et, dans l’oraison, « judaicam perfidiam » par « Juifs perfides ». Toutefois, un ouvrage fort répandu dans la première moitié du XXe siècle, le Missel quotidien et vespéral de dom Lefebvre (1920) [15] , vendu à 100 000 exemplaires dès sa première année et réédité plus de 80 fois, traduisait ainsi l’exorde : « Prions aussi pour les Juifs parjures, afin que Dieu notre Seigneur ôte le voile de leurs cœurs et leur donne de connaître, eux aussi, Jésus-Christ notre Seigneur. » Au début des années 1950, une traduction anglophone de « perfidis Judaeis » était « faithless Jews ».
Toujours selon les termes du missel de dom Lefebvre, on enjoignait ensuite aux fidèles de ne pas s’agenouiller (« On ne répond pas : « Amen » et on ne dit pas « prions », ni « mettons-nous à genoux », ni « levez-vous », mais on poursuit aussitôt »). Enfin, venait l’oraison : « Dieu éternel et tout-puissant, qui n’écartez point de votre miséricorde même les Juifs parjures, écoutez les prières que nous vous adressons pour ce peuple aveuglé : donnez-leur de connaître la lumière de votre vérité, qui est le Christ, afin qu’ils soient arrachés à leurs ténèbres. Par le même Jésus-Christ, notre Seigneur qui vit et règne avec vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu pour les siècles des siècles. Amen [16] . »


2. Origine et évolution

2. 1. La liturgie

Dès l’époque de la rupture avec le judaïsme, à partir du IIe siècle, de grandes figures du christianisme ancien comme Méliton de Sardes ou Jean Chrysostome ont développé des arguments violemment hostiles aux Juifs. L’expression « pro perfidis Judaeis » s’est inscrite plus tard, dans la liturgie du Vendredi saint au VIIe siècle. Puis, à la fin du VIIIe siècle, l’agenouillement et la prière silencieuse, qui précédaient les autres demandes de la prière universelle, furent abolis dans le cas de cette oraison.
Bernhard Blumenkranz établit une corrélation entre la suppression de cet agenouillement et une forme de mépris. Il écrit : « La prière elle-même ne comporte aucune pointe antijuive. Mais, la pointe elle-même lui fut ajoutée - intentionnellement ou par simple erreur - à partir du VIIIe siècle. C’est alors que nous rencontrons la première fois l’instruction, dans un ordo romain de la messe, de s’abstenir de la génuflexion lors de la prière pour les Juifs [2] . »
Autant l’abolition de la génuflexion paraît symptomatique à Bernhard Blumenkranz, autant le choix des mots, du moins à l’origine, ne lui semble pas suspect. Il traduit ainsi la première phrase : « Prions aussi pour les Juifs incroyants, pour que notre Dieu et Seigneur enlève le voile de leurs cœurs et pour qu’eux aussi reconnaissent Jésus-Christ, notre Seigneur [2] . » Il souligne : « Nous traduisons perfidia etperfidus par « incroyance » respectivement « incroyant ». » Il se réfère à son étude « Perfidia [17] » ainsi qu’aux travaux de John Maria Oesterreicher et de Jules Isaac [18] . Il note que « d’une manière générale, les morceaux liturgiques à caractère antijuif prononcé resteront toujours rares » dans l’histoire de l’Église, tout en relevant néanmoins des « exceptions » telles que « l’exhortation contre les Juifs par Roclen, évêque de Mâcon ». Mais cette oraison pour laquelle les fidèles ne s’agenouillaient plus est, quant à elle, devenue depuis le VIIIe siècle, « fortement chargée d’une note d’hostilité qui en altérait profondément le sens et l’intention ».
Dans Genèse de l’antisémitisme, Jules Isaac réserve un chapitre entier [19] à « Oremus et pro perfidis Judaeis ». Il indique trois sources principales à sa réflexion [20] . Comme Bernhard Blumenkranz, il accorde une importance primordiale à la suppression de la génuflexion lors de la prière pour les Juifs et y voit un « caractère offensant, méprisant ». L'intention « miséricordieuse » du début a selon ses propres termes « dégénéré dès le premier millénaire en une double offense » : d'une part « l'offense verbale », c'est-à-dire l'interprétation péjorative des mots perfidis et perfidiam, et d'autre part « l'offense du geste », autrement dit « l’abandon de la génuflexion » un siècle après l’instauration de la prière, c’est-à-dire à l'époque de Charlemagne. À ses yeux, cette « offense du geste » est la plus « grave » des deux [21] .
Pour lui, on ne saurait parler d’antisémitisme populaire à cette époque et cette « brutale modification liturgique » a donc toutes chances d’avoir été imposée par l’Église « comme un moyen de faire pression sur le peuple, de lui inculquer jusque dans la prière la forte dose nécessaire d’antijudaïsme ». En cela, son analyse diffère de celles d’Erik Peterson et de John Maria Oesterreicher, tous deux considérant que « le changement est originaire non de Rome mais de Gaule [22] ». Même s’il a connu des applications variables [23] , ce changement, selon Jules Isaac, « a été adopté, consacré et finalement partout imposé par Rome », se situant « dans la ligne, tracée par les Pères de l’Église, de l’enseignement du mépris ». La confirmation en est apportée, pour Jules Isaac comme pour Erik Peterson, par une innovation à peu près contemporaine de l'abolition de la génuflexion : l'introduction des Impropères dans la liturgie, texte qui accuse ouvertement les Juifs de déicide et avec lequel « l'enseignement du mépris a trouvé [...] son plus puissant renfort [24] ».
La notion de « mépris » est l’une des lignes directrices de l’analyse de Michel Remaud [25] , qui observe : « Ces termes n’avaient pas en latin le sens de perfides et de perfidie, qu’ils ont acquis en français et dans les langues issues du latin. Ils signifiaient seulement que les juifs étaient infidèles, c’est-à-dire qu’ils n’adhéraient pas à la foi chrétienne [26] . » Il ajoute néanmoins que cette signification « ne pouvait pas empêcher une interprétation malveillante et antijuive de ces mots, que l’enseignement chrétien courant, largement teinté d’antijudaïsme, portait à comprendre spontanément dans le sens des langues modernes ».
Selon Michel Remaud, cet antijudaïsme de l’Église romaine est cependant à mettre en rapport avec celui des Églises catholiques d’Orient. Citant le frère Yohanan Elihai [27] , il écrit : « Les mots perfidis et perfidiam - dont il faut se réjouir qu’ils aient disparu de la liturgie catholique - étaient sans commune mesure avec les formules que l’on trouve dans certaines liturgies orientales, byzantine, syrienne ou autres, sur la “race adultère et infidèle des juifs”, la “synagogue qui est condamnée”, “l’essaim des déicides, la race impie des juifs”, “le peuple maudit des juifs”, et autres amabilités [28] . »
Le thème de la double offense, celle du geste aggravant celle des mots, est confirmé notamment parPierre Mamie : « Ce glissement fut aggravé, à partir du VIIIe siècle, par le fait que cette oraison, contrairement aux autres intentions qui forment cette prière universelle, ne fut plus précédée ni d’un agenouillement, ni d’une intercession silencieuse [29] . »

2. 2. Le concile de Trente

La formulation fut conservée dans le missel romain introduit par Pie V, après le concile de Trente, selon sa bulle Quo Primum du 14 juillet 1570 [30] . Cela revenait à lui conférer une plus grande valeur, puisque à partir de ce moment son utilisation devint obligatoire pour tous les catholiques [31] . Lecatéchisme du concile de Trente, examinant le rôle du genre humain dans la Passion, précise que les péchés de l’humanité tout entière sont responsables de la crucifixion [32] , la faute et la responsabilité des chrétiens étant plus grandes, car ils sont plus conscients de la gravité de leurs actes [33] , [34] , [35] . Contrairement à Meliton de Sardes et à d'autres théologiens, le concile de Trente ne porte pas d'accusation de déicide spécifique contre le peuple juif.

3. Révision de la prière du Vendredi saint

3. 1. L'année 1808 en Toscane

Selon le professeur Sergio Luzzatto, des travaux de Mgr Giuseppe Croce indiquent qu'après l'annexion de la Toscane à la France en 1808, Napoléon aurait imposé deux exigences à propos du Vendredi saint: d'une part, les paroissiens devaient prier pour lui en tant qu'« empereur très chrétien », et d'autre part les termes perfidis et perfidiam, jugés trop « injurieux » à l'égard des Juifs, devaient être traduits respectivement par « aveugles » et « cécité » [36] . L'ensemble des évêques de Toscane se déclarèrent d'accord sur ces deux points. Ainsi les évêques de Chiusi et Pienza, de Pescia, de Pistoia et Prato, deFiesole et de Livourne, le vicaire général de Florence et l'archevêque de Pise envoyèrent-ils des circulaires dans leurs diocèses pour demander la bénédiction de l'empereur des Français et le changement de la formule concernant les Juifs. Cependant, le pape Pie VII s'y opposa : autant il donna son autorisation pour la bénédiction de Napoléon, autant il refusa la modification liturgique au motif que « un tel changement, aujourd'hui, signifierait que l'Église s'est trompée jusqu'ici » [36] . Cette réforme fut donc abandonnée, même si par la suite, au XIXe siècle, plusieurs évêques et prêtres de Toscane s'abstinrent officieusement de prononcer les mots perfidis et perfidiam.

3. 2. Les années 1920 et la tentative de réforme des Amici Israel

Article détaillé : Opus sacerdotale Amici Israel.
La révision de l’oraison du Vendredi saint fut à l’ordre du jour pendant l’entre-deux-guerres, en particulier après la création à Rome, le 24 février 1926, de l’Opus sacerdotale Amici Israel, destinée à donner à la politique du Saint-Siège une orientation plus favorable au peuple juif. Il était question notamment de « propager les idéaux du sionisme parmi les catholiques [37] » tout en les encourageant à un « apostolat fondé sur l'amour et la charité [38] ». Cela impliquait la conversion des Juifs, selon la tradition catholique et conformément à la prière Oremus, mais dans une optique différente, définie par le pape Pie XI lors de l'Année sainte 1925 [39] .
Les Amici Israel étaient uniquement des membres du clergé [40] , et dès sa deuxième année d’existence, l'association réunissait 19 cardinaux, 300 évêques et environ 3 000 prêtres [41] .
La première mission que se donna l’association consistait à faire supprimer le mot perfidis dans laprière du Vendredi saint. Le pape Pie XI, qui entretenait des rapport cordiaux avec Alessandro Da Fano [42] , le grand-rabbin de Milan [43] - dont il avait reçu des cours d'hébreu au séminaire et qu'il reçut plusieurs fois en audience [44] - demanda à la Congrégation des rites d’élaborer une réforme en ce sens. Il chargea l'abbé bénédictin Ildefonso Schuster, spécialiste de l'histoire de la liturgie - favorable à la réforme et dont la correspondance montre qu'il considérait l'oraison comme une coutume superstitieuse [45] - d'examiner la question [46] . La congrégation des Rites émit un avis positif, et demanda l'aval du Saint-Office [47] . La Curie lui opposa cependant une fin de non-recevoir, assortie d’un refus du cardinal Merry del Val, préfet du Saint-Office, au motif qu’il s’agissait de transformer une prière « inspirée et sanctifiée » par les siècles [48] et exprimant « la répugnance pour la rébellion et la trahison du peuple élu, perfide et déicide » [49] . Ildefonso Schuster sera quant à lui contraint de dénoncer son erreur auprès du Saint-Office [50] .
Parallèlement, l'Opus sacerdotale poursuivait ses campagnes en liaison avec les représentants du mouvement sioniste européen, dont Albert Cohen. À l'inverse, sur la question de la création d'un État juif en Palestine, Pie XI préconisait une attitude « réservée » [51] . Selon Philippe Chenaux, une partie des laïcs de l'association en serait venue à souhaiter la création d'une nouvelle religion, une « Église chrétienne juive », ce que le Vatican ne pouvait tolérer [52] . À partir de cette relative « hébraïsation de l'Église » était visée la conversion totale du peuple juif [53] .
Ces diverses raisons firent que l'Opus sacerdotale Amici Israel fut aboli le 25 mars 1928 par un décret du Saint-Office [41] . La proposition, mal perçue par le Saint-Office, de changer la prière du Vendredi saint, et la doctrine de l'association, trop différente sur plusieurs points de la théologie encore dominante de l'Eglise sur le judaïsme, ont entraîné cette suppression de l'Opus sacerdotale [54] . Les partisans de la modification liturgique, parmi lesquels l'abbé Schuster, furent obligés de se rétracter. Toutefois, Pie XI exigea que cette dissolution fût assortie d'une condamnation de la haine envers les Juifs : « Comme il réprouve toutes les haines et les animosités entre les peuples, le Saint-Siège condamne résolument la haine contre un peuple déjà élu par Dieu, haine qu'aujourd'hui on désigne vulgairement sous le nom d'antisémitisme [55] . » Quant à l'abbé Schuster, Pie XI le créa cardinal et archevêque de Milan l'année suivante, en juillet-août 1929.

3. 3. Après la Shoah : réforme progressive de la prière

Article détaillé : Conférence de Seelisberg.
Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la communauté internationale réagit à la découverte officielle des camps de concentration. Plusieurs personnalités intervinrent alors à titre privé afin d’infléchir l’attitude de l’Église à propos des juifs [56] , [57] . Par exemple, « le 12 juillet 1946, Maritainécrit à monseigneur Montini une longue lettre en forme de “supplique” [58] » suite au refus du Cardinal Hlond et de l'épiscopat polonais de condamner les pogroms, comme celui de Kielce, qui continuaient encore en Pologne. Il était alors ambassadeur de France près le Saint-Siège et agissait en accord avecCharles Journet et d'autres catholiques connus [N 3] .
La même année, en 1946, Jules Isaac publia un ouvrage fondamental sur les relations entre juifs et chrétiens : Jésus et Israël. Il y formulait dix-huit propositions pour l'apaisement de ces relations.
En juillet-août 1947, eut lieu la conférence de Seelisberg pour étudier les causes de l’antisémitisme et la responsabilité des chrétiens dans la Shoah. Parmi les participants juifs et chrétiens, se trouvaient Jules Isaac, le grand-rabbin Jacob Kaplan, le grand-rabbin Alexandre Safran, Charles Journet, Jean de Menasce et Paul Démann. Le texte de la déclaration publiée à l’issue de la conférence (les « dix points de Seelisberg ») doit beaucoup aux dix-huit propositions indiquées par Jules Isaac dans son Jésus et Israël [59] , [58] .
Dans Genèse de l’antisémitisme, Jules Isaac commente l’évolution de l’Église après la conférence de Seelisberg : « Des auteurs catholiques, tels qu’Erik Peterson (qui invoque l’autorité du cardinal Schuster) et surtout J. M. Oesterreicher, se sont appliqués à démontrer que, dans le latin d’église,perfidus ne signifie ni “perfide”, ni “parjure”, ni “déloyal”, ni “traître”, mais “incroyant” ou “infidèle”. » Il ajoute que cette « argumentation », qui n’est « pas pleinement convaincante » à ses yeux, a néanmoins « conduit à un résultat positif qui n’est pas négligeable ». De fait, la Congrégation des rites a émis en 1948un avis selon lequel « le sens exact de cette expression latine » a été rendu « dans diverses traductions » par « des expressions qui ont paru blessantes à l’égard de ce peuple ». La Congrégation déclare ensuite ne pas désapprouver des traductions telles que « infidélité, infidèles en matière de religion [60] » [61] . Cette déclaration, « d’une extrême prudence », toujours selon Jules Isaac, marque « un changement d’attitude, méritoire, puisqu’elle implique l’intention de réparer le mal commis par un usage plus que millénaire — et d’ailleurs loin d’être complètement abandonné» [61] .
En 1948, fut créée la Commission pour la réforme liturgique, en marge de la Congrégation des rites. Elle comprenait huit membres sous la présidence du cardinal Clemente Micara, puis du cardinal Gaetano Cicognani. Son secrétaire était Annibale Bugnini, nommé par Pie XII. Cette commission eut à traiter la réforme du rituel du Vendredi saint (1951) puis de la Semaine sainte (1955) [62] .
À la suite de ses travaux, la liturgie connut une première transformation en 1955. Le nouvel Ordo Hebdomadae Sanctae reprit les trois termes qui apparaissaient dans les autres prières du Vendredi saint : « Oremus », « Flectamus genua », « Levate », tandis que le reste du texte était inchangé. Cette réforme consistait donc en un retour au VIIIe siècle, avec la génuflexion et la prière silencieuse. Elle attribuait des titres aux différentes intentions de prière, celle pour les juifs étant intitulée « Pro conversione Judaeorum » [63] . Elle fut prescrite par le décret Maxima Redemptoris nostrae mysteria [64] , en date du 16 novembre 1955 et appliquée pour la première fois lors du Vendredi saint de 1956. Toutefois, certains missels avaient déjà intégré cette modification de manière informelle. Avec ce rétablissement de la génuflexion, comme pour « tous les autres Oremus », Jules Isaac constate : « Voilà donc supprimée l’offense du geste. » Il remarque à ce propos : « Au cours d’une audience pontificale, nous avions attiré sur ce point la bienveillante attention du Souverain Pontife. » [65] , [N 4] .
En 1959, Jean XXIII supprima les termes incriminés, perfidis et perfidiam, à l’occasion du premier Vendredi saint qui suivit son élection au pontificat. Il officialisa cette décision par une circulaire du vicariat de Rome en date du 21 mars 1959 [4] , [64] . Cette mesure fut étendue à l'Eglise universelle par un décret du 5 juillet 1959 de la Congrégation des rites [64] . Le missel romain de 1962 utilisa cette nouvelle version [N 5] .

3. 4. Vatican II et Nostra Ætate

Article détaillé : Nostra Ætate.
Le concile Vatican II a réexaminé en profondeur les relations du christianisme avec le judaïsme. Le pape Paul VI a fait une mise au point au sujet des relations avec les autres religions dans la déclarationNostra Ætate du 28 octobre 1965. Cette déclaration fut largement inspirée par John Maria Oesterreicher, tout comme les « dix points de Seelisberg » l’avaient été par Jules Isaac.
Les réformes de Paul VI portèrent également sur la prière du Vendredi saint. En effet, « même après la suppression par Jean XXIII de l’adjectif “perfidis”, l’oraison continuait à employer des formules que l’on pouvait considérer comme blessantes pour les juifs [66] ». C’est pourquoi, en 1966, avec le nouveau missel, Paul VI a promulgué une nouvelle prière. Celle-ci fut à nouveau modifiée en 1969 et entra en vigueur à partir de 1970 :
« Prions pour les Juifs à qui Dieu a parlé, en premier : qu’ils progressent dans l’amour de son Nom et la fidélité de son Alliance. (Tous prient en silence. Puis le prêtre dit :) Dieu éternel et tout-puissant, toi qui as choisi Abraham et sa descendance pour en faire les fils de ta promesse, conduis à la plénitude de la rédemption le premier peuple de l’Alliance, comme ton Église t’en supplie. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. (Le peuple répond :) “Amen”. »
Cette version est toujours employée aujourd'hui dans la forme ordinaire du rite romain [6] . Elle est ainsi reprise dans la dernière édition typique - l'édition qui fait référence, produite par l'imprimerie vaticane - du missel romain, approuvée en 2000 par Jean-Paul II, et publiée en 2002.

3. 5. Révision de Benoît XVI en 2008

3. 5. 1. Modification dans le missel de 1962

Le missel romain de 1969, réédité en 2002, est la référence en matière de liturgie dans l'église catholique. S'il se substitue au missel de 1962, ce dernier n'est pas pour autant abrogé. Les pratiquants qui désirent utiliser l'édition de 1962, comme les traditionalistes, en ont la possibilité, sous certaines conditions. Il reste donc en usage pour les célébrations de rite tridentin [67] , [68] .
Le 7 juillet 2007, Benoît XVI, par le motu proprio intitulé Summorum Pontificum facilite l'emploi du missel de 1962 pour ceux qui en font la demande. Le pape approuve en fait l'usage légitime, dans le rite romain, de deux éditions du missel romain [67] , [69] , [70] :
  • L'édition typique de 2002, qui, dans la lignée de la réforme liturgique de 1969, est la forme ordinaire du rite romain, c'est à dire la forme normale, de référence, celle qui est la plus communément utilisée dans l'Eglise.
  • L'édition typique de 1962, qui devient la forme extraordinaire du rite romain, et peut être utilisée selon les dispositions du motu proprio Summorum Pontificum. Le terme extraordinairen'indique pas une supériorité. Il signifie simplement qu'il ne s'agit pas de la forme normalement employée [71] , [69] .
Concernant la prière du vendredi saint pour les Juifs :
  • La prière reste inchangée dans l'édition typique de 2002, couramment employée dans la liturgie. La version en vigueur est toujours celle de Paul VI, utilisée depuis 1970.
  • Dans l'édition typique de 1962, les mots perfidis et perfidiam étaient déjà supprimés dans la prière du vendredi saint [72] , le début du texte indiquant simplement : « Prions aussi pour les Juifs[73] .
Cette initiative de Benoît XVI a toutefois soulevé de vives inquiétudes dans les milieux juifs [74] , mais également des réserves parmi des catholiques [75] lesquels considèrent l'utilisation de cette prière de 1962, dans la forme extraordinaire du missel romain, comme un retour en arrière par rapport à la déclaration Nostra Ætate [76] , [74] . C’est pourquoi Benoît XVI a donné, en février 2008, une nouvelle version de cette prière aux fidèles utilisant le missel de 1962 [6] .
Formulation de 2008 (après correction par Benoît XVI), de la prière dans le missel édité en 1962 [77] :
« Prions aussi pour les juifs. Que notre Dieu et Seigneur illumine leurs cœurs, pour qu'ils reconnaissent Jésus Christ comme sauveur de tous les hommes. - Prions. - Fléchissons les genoux. - Levez-vous. -Dieu éternel et tout-puissant, qui veux que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité, accorde, dans ta bonté, que, la plénitude des nations étant entrée dans ton Église, tout Israël soit sauvé. Par le Christ notre Seigneur. Amen».
Cette version fut diversement accueillie dans les milieux traditionalistes ou intégristes.

3. 5. 2. Interprétation de la prière de 2008

Pour plusieurs commentateurs, l’intention de la prière demeure, selon l’ancienne tradition, la conversion des Juifs au christianisme. Selon le père John T. Pawlikowski (en) « cela crée une situation dans laquelle l’Église semble tenir deux discours (celui de la prière de 1970 et celui de la ‘nouvelle’ prière) qui ne sont pas facilement compatibles. Lequel représente la théologie catholique authentique concernant le peuple juif ? » [75] .

4. Adaptations de la prière dans les confessions proches

4. 1. Communion anglicane

L'Église d'Angleterre, indépendante de la papauté depuis le XVIe siècle et dont est issue la Communion anglicane, a conservé pour le Vendredi saint la liturgie du catholicisme dans sa forme originelle, mais elle réunit les neuf suppliques d'intercession dans trois prières (nommées en anglais collects), que la communauté tout entière prononce sans s'agenouiller. La troisième prière comprend les suppliques traditionnelles pour les Juifs, les païens (ici : les « Turcs », c'est-à-dire les musulmans), les incroyants et les hérétiques. Thomas Cranmer, archevêque de Cantorbéry, l'a formulée en 1549 [78] , [79] . Cette version a été incluse dans le Book of Common Prayer de 1662 [80] .
Lors de la fondation de l'Église épiscopale qui a suivi l'indépendance des États-Unis, celle-ci a incorporé cette formulation dans son livre de prières (1789) [81] . Depuis environ 1918 certains groupes dans l'Église ont critiqué la phrase concernant les Juifs, les Turcs, les infidèles et les hérétiques, et ils l'ont modifiée. En 1925, par exemple, le diocèse du Massachusetts appartenant à l'Église épiscopale l'a remplacée par cette formulation : « Aie pitié de tous ceux qui ne te connaissent pas [82] ». Lors de la révision du livre de prière, en 1928, l'ensemble de l'Église épiscopale a vu dans cette critique une occasion de remplacer la phrase par : « Prends pitié de ceux qui ne te connaissent pas tel que tu as été révélé dans l'Évangile de ton Fils [83] ».
Dans le livre de prières de l'Église épiscopale de 1979 se reflète une nouvelle fois le mouvement de réforme liturgique du XXe siècle et il inclut, entre autres, une révision importante de toute la liturgie du Vendredi saint. Non seulement la Collecte proprement dite a été fortement abrégée, mais après le sermon on a introduit toute une suite de prières plus importantes sous le nom de « The Solemn Collects». Ces prières, dans la lignée de celles qui étaient déjà apparues en 1928, ne mentionnent ni les Juifs, ni les Turcs, mais demandent de prier de façon générale (soit toujours à genoux, soit debout, selon ce qui aura été décidé) [84] .
L'Église d'Angleterre, il est vrai, n'a pas abandonné le livre de prières officiel de 1662, mais elle a publié en 1980, l'Alternative Service Book, où se trouve de façon atténuée la troisième supplication du Vendredi saint. Jusqu'en 2000 il a été en usage à côté du livre de prière ordinaire de 1662 et a depuis été remplacé par le livre intitulé Common Worship où la prière d'intercession concernant les Juifs ne figure plus [85] . D'autres communautés relevant de la Communion anglicane ont chacune leur propre version du livre de prière, avec des règles différentes à cet égard.


4. 2. Église Vieille-catholique

L'Église Vieille-catholique continue la tradition liturgique du rite romain, mais du fait de sa constitution épiscopalo-synodale elle a procédé à des réformes liturgiques dès sa création dans les années 1870 [86]. Adolf Thürling, un expert en liturgie, a adapté les textes traditionnels dans une langue plus moderne. Le missel d'autel en allemand qu'il a élaboré en 1888 ne contenait plus de prière d'intercession concernant les Juifs : dans la sixième et dernière supplique d'intercession du Vendredi saint on priait pour l'humanité tout entière afin que «les cœurs aveugles et endurcis s'éveillassent à une vie nouvelle [87] . »
En 1959 a paru un nouveau missel d'autel, pour lequel Kurt Pursch a traduit la plupart des textes du Missale Romanum en s'efforçant d'être le plus littéral possible. C'est pourquoi on y trouve encore la prière d'intercession concernant les Juifs [88] , [89] . Dans le diocèse allemand ce missel était à peine utilisé, même s'il était resté en vigueur officiellement. C'est qu'après la réforme de la liturgie catholique romaine qui avait suivi le concile le rituel vieux-catholique de la messe apparaissait comme dépassé. Pour cette raison, les autorités épiscopales toléraient l'usage du misel d'autel de 1888 et du livre de messe de l'Église catholique de 1970-1975.
En 1995 un nouveau missel a été publié sous le titre Eucharistiebuch et, en 2006 il a été refondu et muni de rubriques. Dans les deux éditions manque la cinquième des huit suppliques « pour ceux qui ne croient pas au Christ », c'est-à-dire une prière d'intercession distincte réservée aux Juifs [90] .
Dans l'Église vieille-catholique d'Autriche est en vigueur le missel de 1930 auquel avaient été ajoutées en 1952 des expressions antijuives ; celles-ci ont cependant été supprimées par Bernhard Heitz, évêque de 1994 à 2007 [91] .
L'Église catholique-chrétienne de la Suisse avait une prière d'intercession concernant les juifs, mais la formulation en était critiquée et elle était souvent omise. Depuis 2008 le nouveau recueil de prières et de cantiques contient dans son deuxième volume une version modifiée [92] , [93] .

5. Notes et références

5. 1. Notes

  1. Selon Michel Remaud, « ces termes n’avaient pas en latin le sens de “perfides” et de “perfidie”, qu’ils ont acquis en français et dans les langues issues du latin. Ils signifiaient seulement que les juifs étaient “infidèles”, c’est-à-dire qu’ils n’adhéraient pas à la foi chrétienne ». Site de Notre-Dame de Sion, article « Dans la liturgie ».
  2. Dans Genèse de l'antisémitisme, p. 291, Jules Isaac parle de « l'intention première, sincèrement miséricordieuse » de cette oraison.
  3. De même, le 26 avril 1948, Maritain écrivit, à la demande du président du Comitato ricerche deportati ebrei, au Cardinal Montini (futur Paul VI), une note bibliographique sur la question de la prière « pro perfidis judaeis ». Il y faisait référence au terme « perfidus » et à l'omission de la génuflexion lors de la prière. Le 3 juin de la même année, Mgr Montini lui confia que la réflexion sur cette prière était en cours et que dans la prochaine édition du missel, le mot « Perfidis » serait sans doute modifié. Cf. Yves Chevalier, « Le combat de Jacques Maritain contre l’antisémitisme ».
  4. Jules Isaac, reçu le 16 octobre 1949, en audience privée par Pie XII avait attiré son attention sur l'omission de l'agenouillement dans la prière du vendredi saint pour les Juifs. Les Eglises devant le judaïsme, documents officiels 1948-1978, Textes rassemblés, traduits et annotés par Marie-Thérèse Hoch et Bernard Dupuy, éd. Cerf, 1980, ch. 58, p. 351
  5. Formulation de 1959 (après correction par Jean XXIII) : Prions aussi pour les juifs. Que notre Dieu et Seigneur retire le voile de leurs coeurs, pour qu'eux aussi reconnaissent Jésus Christ notre Seigneur. Prions. Fléchissons les genoux. Levez-vous. Dieu éternel et tout-puissant, qui n'écartes pas même les juifs de ta miséricorde, exauce nos prières, que nous te présentons pour ce peuple aveuglé (littéralement : pour l'aveuglement de ce peuple), afin que, ayant reconnu la vérité de ta lumière, qui est le Christ, ils soient arrachés à leurs ténèbres. Par ce même Jésus-Christ notre Seigneur. Amen. De la prière pour le peuple juif le vendredi saint : repères historiques, Michel Remaud, sur sion.org


5. 2. Références

  1. Dans son Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle, Viollet-le-Duc remarque : « La synagogue de la cathédrale […] a les yeux bandés ; son étendard se brise dans sa main ; son bras gauche, pendant, laisse tomber les tables. »
  2. ↑ , , et Bernhard Blumenkranz, Juifs et chrétiens dans le monde occidental, 430-1096, éd. Mouton et Cie, Paris et La Haye, 1960 ; rééd Peeters, Paris-Louvain, 2006 p. 91-92 [extraits en ligne].
  3. « Sans doute le terme latin de “perfidia” signifie-t-il étymologiquement “infidélité”, “manque de foi” ou “incrédulité”, mais dans la tradition française - comme en d’autres langues - le mot a pu être perçu, dans un contexte d’antijudaïsme, comme synonyme de “déloyauté”, de “fourberie”. Comme on sait l’influence du texte des prières sur la foi des croyants, l’emploi de ce vocable s’est avéré particulièrement péjoratif à l’égard du peuple juif, voire franchement pernicieux. InUne mémoire pour l’avenir : cinquante ans de dialogue entre juifs et chrétiens, les grands textes : réunis à l’occasion du cinquantenaire de la conférence de Seelisberg (30 juillet - 5 août 1947) , éd. du Zèbre, Lausanne, 1997, p. 44 ; article de Mgr Pierre Mamie dansJudaïsme, anti-judaïsme et christianisme : colloque de l’Université de Fribourg, 16-20 mars 1998, par Alexandre Safran et al., faculté de théologie de l’université de Fribourg, éditions Saint-Augustin, 2000, (ISBN 2880111536 et 9782880111533) [présentation en ligne], p. 27-28 [lire en ligne sur books.google.fr (page consultée le 30 mai 2009)]
  4. ↑ et Site de Notre-Dame de Sion.
  5. La traduction en latin est la suivante : Oremus et pro Iudæis, ut, ad quos prius locutus est Dominus Deus noster, eis tribuat in sui nominis amore et in sui fœderis fidelitate proficere. (Oratio in silentio. Deinde sacerdos :) Omnipotens sempiterne Deus, qui promissiones tuas Abrahæ eiusque semini contulisti, Ecclesiæ tuæ preces clementer exaudi, ut populus acquisitionis prioris ad redemptionis mereatur plenitudinem pervenire. Per Christum Dominum nostrum. Amen.
  6. ↑ , et La-croix.com avec AFP et Imédia, « Le pape modifie une prière "pour la conversion des juifs" du Vendredi saint » sur la-croix.com, La Croix, 06/02/2008. Consulté le 28 sept. 2010
  7. Dictionnaire latin-français en ligne
  8. Le Gaffiot indique pour le latin classique : « perfide, sans foi [en parl. de pers.] ; […] [fig. en parl. de choses] perfide, trompeur. »
  9. K. P. Harrington, Mediaeval Latin (1925). L’ouvrage de Harrington précise p. 181, note 5, à propos du mot perfidorum : « Perfidus and perfidia are used by Bede and other LL writers as opposites of fides and fidelis (cf. Plummer 2.10). Thus perfidorum principum mandata are mandates of the unbelieving rulers. » C’est-à-dire : « Perfidus et perfidia sont employés parBède et d’autres auteurs latins comme antonymes de fides et de fidelis (cf. Plummer 2.10). Lesperfidorum principum mandata sont donc les mandats des princes incroyants. »
  10. Albert Blaise, Dictionnaire latin-français des Pères de l’Église.
  11. Bernhard Blumenkranz, « Perfidia », Archivium Latinitatis medii Aevi, Bulletin du Cange, 1952, t. XXII, p. 157-170, en ligne.
  12. Bernhard Blumenkranz, Perfidia, Archivium Latinitatis medii Aevi, Bulletin du Cange, 1952, t. XXII, p. 169-170, en ligne.
  13. Histoire des missels.
  14. « La plupart des missels modernes traduisent en français : perfide » (Bernhard Blumenkranz, « Perfidia », Archivium Latinitatis medii Aevi, Bulletin du Cange, 1952, t. XXII, p. 158, en ligne.
  15. Première édition en 1920 ; rééd. Bruges, Paris, 1951, p. 702-703. « Le missel de dom Gaspar Lefèbvre de l’abbaye Saint-André de Bruges en 1920, et celui de dom Gérard de Clairvaux en 1937 se répandirent par millions. » Marie-Élisabeth Jeannin, La liturgie : pour comprendre et participer, juin 2002, article en ligne.
  16. Missel quotidien et vespéral [pdf]
  17. « Dans ALMA (Bulletin du Cange), 22, 1952, 157 sqq. »
  18. « La dernière étude de cette oraison, après le travail de J. M. Oesterreicher, « Pro perfidis Judaeis », dans Cahiers sioniens, 1947, 85/101, est donnée par J. Isaac, Genèse de l’antisémitisme, Paris, 1956, 296/305. »
  19. Éd. Pocket, coll. « Agora », p. 289 sqq.
  20. Jules Isaac cite l’article d’Erik Peterson, Perfidia Judaica, Ephemerides liturgicae, 1936, t. 50 ; Mgr John Maria Oesterreicher, Pro perfidis Judaeis, 1947, Cahiers Sioniens ; Bernhard Blumenkranz, Archivium Latinitatis medii Aevi, Bulletin du Cange, 1952, t. XXII.
  21. Éd. Pocket, coll. « Agora », p. 289 sqq.
  22. Formule extraite de l’article de John Maria Oesterreicher, Pro perfidis Judaeis, cité par Jules Isaac.
  23. Jules Isaac cite l’étude de Robert Fawtier dans John Ryland’s Library, bull. 5, p. 381, selon laquelle la génuflexion « se serait maintenue à York jusqu’au XIIe siècle ».
  24. Éd. Pocket, coll. « Agora », p. 289 sqq.
  25. Son ouvrage L’Église au pied du mur porte comme sous-titre : « Juifs et chrétiens, du mépris à la reconnaissance ».
  26. Site de Notre-Dame de Sion, article de Michel Remaud, « Dans la liturgie ».
  27. Yohanan Elihai, Juifs et chrétiens d’hier à demain, Cerf, Paris, 1990, p. 22-23.
  28. Un écho d’Israël, Site de Notre-Dame de Sion.
  29. Une mémoire pour l’avenir : cinquante ans de dialogue entre juifs et chrétiens, les grands textes : réunis à l’occasion du cinquantenaire de la conférence de Seelisberg (30 juillet - 5 août 1947) , éd. du Zèbre, Lausanne, 1997, p. 44 ; article de Mgr Pierre Mamie dansJudaïsme, anti-judaïsme et christianisme : colloque de l’Université de Fribourg, 16-20 mars 1998, par Alexandre Safran et al., faculté de théologie de l’université de Fribourg, éditions Saint-Augustin, 2000, (ISBN 2880111536 et 9782880111533) [présentation en ligne], p. 27-28 [lire en ligne sur books.google.fr (page consultée le 30 mai 2009)]
  30. Oraison pour la conversion des Juifs [pdf], sur le site lacriseintegriste.typepad.fr.
  31. A.G. Martimort, L'Église en prière: introduction à la liturgie, éd. Desclée, 1965, p. 46 ; cité par Knud Ottosen, The Responsories and Versicles of the Latin Office of the Dead, éd; Books on Demand, 2008, p. 4, extrait en ligne
  32. Catéchisme Romain, 1, 5, 11
  33. Catéchisme de l'Eglise Catholique, Paris, 1998, n° 598. (Commentaire du Catéchisme Romain 1, 5, 11)
  34. « Puisque ce sont nos crimes qui ont fait subir à Notre-Seigneur Jésus-Christ le supplice de la Croix, à coup sûr, ceux qui se plongent dans les désordres et dans le mal crucifient de nouveau dans leur cœur, autant qu’il est en eux, le Fils de Dieu par leurs péchés, et Le couvrent de confusion. Et il faut le reconnaître, notre crime à nous dans ce cas est plus grand que celui des Juifs. Car eux, au témoignage de l’Apôtre, s’ils avaient connu le Roi de gloire, ils ne L’auraient jamais crucifié. Nous, au contraire, nous faisons profession de Le connaître. Et lorsque nous Le renions par nos actes, nous portons en quelque sorte sur Lui nos mains déicides » ; catéchisme du Concile de Trente, première partie, chapitre V, § 3, cf. Fabrice Hadjadj, Et les violents s'en emparent : Coups de grâce, éd. l'[Âge d'Homme, p. 41,extrait en ligne
  35. Modèle:Lat « Hac culpa omnes teneri iudicandum est qui in peccata saepius prolabuntur. Nam, cum peccata nostra Christum Dominum impulerint ut crucis supplicium subiret, profecto qui in flagitiis et sceleribus volutantur, rursus, quod in ipsis est, crucifigunt in semetipsis Filium Dei, et ostentui habent. Quod quidem scelus eo gravius in nobis videri potest, quam fuerit in Iudaeis, quod illi, eodem Apostolo teste, si cognovissent, numquam Dominum gloriae crucifixissent (1 Cor 2,8); nos autem et nosse Eum profitemur, et tamen factis negantes, quodammodo violentas Ei manus videmur inferre » (Catéchisme romain, 1, 5
  36. ↑ et Sergio Luzzatto, « Pio VII, quel sì a Napoleone e il no agli ebrei : Nel 1808 vietò di eliminare l' espressione «perfidi giudei» », dans Corriere della sera, 19 août 2007 [ texte intégral ]
    Luzzatto se réfère à l'ouvrage : Mgr Giuseppe M. Croce, Pio VII papa benedettino nel bicentenario della sua elezione : Atti del Congresso storico internazionale Cesena, Venezia, 15-19 settembre 2000, Badia di Santa Maria del Monte, « Pio VII, il cardinal Consalvi e gli ebrei (1800-1823) »
  37. Philippe Chenaux, Entre Maurras et Maritain, Cerf, 1999, p. 175.
  38. Philippe Chenaux, ibid., p. 174.
  39. Dans le Bulletin catholique international n° 9, 1er février 1926, Jacques Maritain cite l'intention spéciale de la prière pour Israël recommandée par Pie XI pour l'Année sainte : Regardez enfin avec miséricorde les enfants de ce peuple qui fut, jadis, votre préféré ; que sur eux aussi descende, mais aujourd'hui en baptême de vie et de rédemption, le Sang qu'autrefois ils appelaient sur leurs têtes. Cité par Philippe Chenaux, ibid. p. 174.
  40. Hubert Wolf, Le pape et le diable, CNRS éditions, 2009, p. 91
  41. ↑ et Menahem Macina, « Essai d’élucidation des causes et circonstances de l’abolition, par le Saint-Office, de l’Opus sacerdotale Amici Israel (1926-1928) », in Juifs et chrétiens, entre ignorance, hostilité et rapprochement (1898-1998), Travaux Recherches de l’Université, Lille, 2003, p. 87-110, [lire en ligne sur le site Riv Tsion]
  42. Mort en 1935 à l'âge de 88 ans, il avait été rabbin de Corfou puis grand rabbin de Reggio avant de devenir grand rabbin de Milan ; cf. (it) Laura Moneta Nascita, crescita e vicissitudini attuali della scuola ebraica di Milano, thèse de lettres modernes, université de Milan, 2002,édition en ligne sur le site Mosharà ; (en) Richard Gottheil et M. Caimi, article Corfu in Jewish Encyclopedia, article en ligne
  43. Yves Chiron, Pie XI (1857-1939), Perrin, 2004.
  44. (it) Yves Chiron, Pio XI. Il papa dei patti lateranensi e dell'opposizione ai totalitarismi, éd. San Paolo, 2006, pp. 92 et 455 ; cité par Giuseppe Perri, Il caso Lichtner: gli ebrei stranieri, il fascismo e la guerra, éd. Editoriale Jaca Book, 2010, p. 161, extrait en ligne. Voir aussi Emma Fattorini, Pio XI, Hitler e Mussolini. La solitudine di un un papa, éd. Einaudi, 2007,recension en ligne
  45. Lettre du 20 janvier 1928 au Secrétaire de la Congrégation des Rites, cité par Hubert Wolff,Pope and Devil : The Vatican's Archives and the Third Reich, éd. Harvard University Press, 2010, pp. 91-92 extrait en ligne
  46. Hubert Wolf, Le pape et le diable, CNRS éditions, 2009, p. 97
  47. Hubert Wolf, Le pape et le diable, CNRS éditions, 2009, p. 103
  48. Hubert Wolf, « „Pro perfidis Judaeis“, Die „Amici Israel“ und ihr Antrag auf eine Reform der Karfreitagsfürbitte für die Juden (1928). Oder: Bemerkungen zum Thema katholische Kirche und Antisemitismus », in Historische Zeitschrift, CCLXXIX (2004), p. 612-658, cité par Emma Fattorini, Pio XI, Hitler e Mussolini. La solitudine di un papa, Einaudi 2007, p.116-117.
  49. Hubert Wolf, Le pape et le diable, CNRS éditions, 2009, p. 111
  50. Hubert Wolff, Pope and Devil : The Vatican's Archives and the Third Reich, éd. Harvard University Press, 2010, p. 92 extrait en ligne et 114 extrait en ligne
  51. Philippe Chenaux, ibid., p. 176 sqq.
  52. Philippe Chenaux, ibid., p. 184.
  53. Article d'Olivier Rota.
  54. Laurence Deffayet, Amici Israel : Les raisons d'un échec des éléments nouveaux apportés par l'ouverture des archives du saint-office, in Ecole française de Rome, Rome, 2005, vol. 117, no2 (Mélanges de l'Ecole française de Rome. Italie et Méditerranée), ISSN 1123-9891Recension en ligne
  55. Acta Apostolicae Sedis, 1928.
  56. Jean Dujardin, L'Eglise catholique et le peuple juif, éd. Calmann-Lévy, 2003, ch. III, Pie XII et les juifs, p. 176
  57. Georges Bensoussan, éditorial de la Revue d'Histoire de la Shoah, « Catholiques et protestants français après la Shoah », n° 192, janvier-juin 2010, p. 14.
  58. ↑ et Yves Chevalier, « Le combat de Jacques Maritain contre l’antisémitisme »
  59. Chronologie du dialogue judéo-chrétien, site Akadem.
  60. Acta Apostolicae Sedis, vol. IX, no 8, 16 août 1948. Lire en ligne : DÉCLARATION DE LA S. CONGRÉGATION DES RITES SUR LE SENS SUSCEPTIBLE D'ÊTRE DONNÉ AUX EXPRESSSIONS " PERFIDI JUDAEI " ET " JUDAICA PERFIDIA ". Consulté le 2 octobre 2010
  61. ↑ et Jules Isaac, Genèse de l’antisémitisme, éd. Calmann-Lévy, 1956, rééd. Press Pocket, 1985; coll. Agora, p. 292
  62. L’histoire de la réforme liturgique à travers le témoignage de Mgr Bugnini par MgrMartimort, sur le site Sacrosanctum Concilium.
  63. Hubert Wolf, Le pape et le diable, CNRS éditions, 2009, p. 128
  64. ↑ , et Les Eglises devant le judaïsme, documents officiels 1948-1978, Textes rassemblés, traduits et annotés par Marie-Thérèse Hoch et Bernard Dupuy, éd. Cerf, 1980, ch. 58, p. 351
  65. Jules Isaac, Genèse de l’antisémitisme, éd. Calmann-Lévy, 1956, rééd. Press Pocket, 1985; coll. Agora, p. 298
  66. Michel Remaud, Dialogue et profession de foi Site de Notre-Dame de Sion.
  67. ↑ et Théo, l'Encyclopédie catholique pour tous, éd. Mame, Paris, 2009, p.1296
  68. Quelques définitions : missel, motu proprio, indult... La-croix.com, 02/11/ 2006
  69. ↑ et Forme extraordinaire, La-croix.com, 06/07/2008
  70. La réforme, La-croix.com, 13/09/2007
  71. Le Pape Benoît XVI précise dans la lettre accompagnant le motu proprio : « il faut dire avant tout que le Missel, publié par Paul VI et réédité ensuite à deux reprises par Jean-Paul II, est et demeure évidemment la Forme normale — la Forma ordinaria — de la liturgie Eucharistique. » Voir la lettre du pape aux évêques en ligne
  72. Isabelle de GAULMYN, « Le Saint-Siège confirme la publication du motu proprio » sur la-croix.com, La Croix, 28/06/2007. Consulté le 28 sept. 2010
  73. Missale Romanum editio typica, A.D. 1962
  74. ↑ et Pierre Savy, « Benoît XVI et la 'prière pour les Juifs', Retour sur une polémique judéo-chrétienne récente », La vie des idées, 28 avril 2008, Article de Pierre Savy [pdf]
  75. ↑ et La révision de la prière du Vendredi saint et le dialogue entre Juifs et chrétiens par Jean Duhaime, ex-président du Dialogue judéo-chrétien de Montréal
  76. « La prière pour la conversion des Juifs réapparaîtra-t-elle ? », sur le site jcrelations.net
  77. De la prière pour le peuple juif le vendredi saint : repères historiques, Michel Remaud, sur sion.org
  78. C. Frederick Barbee, Paul F.M. Zahl: The Collects of Thomas Cranmer. Wm. B. Eerdmans Publishing Company, London 2006, ISBN 0-8028-1759-9
  79. « Dieu miséricordieux, qui as fait tous les hommes, et ne hais rien de ce que tu as fait, et qui ne souhaites pas la mort du pécheur, mais qu'il se convertisse et qu'il vive, aie pitié de tous les Juifs, les Turcs, les infidèles et les hérétiques, et retire d'eux tout ce qui est ignorance, dureté de cœur, et mépris de ta parole, et ramène-les chez toi, ô Seigneur béni, dans ton troupeau, afin qu'ils puissent être sauvés parmi les restes des vrais Israélites, et former un seul troupeau sous un seul pasteur, Jésus-Christ notre Seigneur, qui vit et qui règne avec toi et le Saint-Esprit, maintenant et pour toujours. Amen. »
  80. O MERCIFUL God, who hast made all men, and hatest nothing that thou hast made, nor wouldest the death of a sinner, but rather that he should be converted and live; Have mercy upon all Jews, Turks, Infidels, and Hereticks, and take from them all ignorance, hardness of heart, and contempt of thy Word; and so fetch them home, blessed Lord, to thy flock, that they may be saved among the remnant of the true Israelites, and be made one fold under one shepherd, Jesus Christ our Lord, who liveth and reigneth with thee and the Holy Spirit, one God, world without end. Amen.
  81. http://justus.anglican.org/resources/bcp/1789/Readings1789&1892B.htm#Good%20Friday
  82. Time, New Orleans, 5 octobre 1925
  83. BCP 1928 (hier S. 35), sowie Lawrence A. Hoffman, David Arnow: My People's Passover Haggadah Band 1, S. 35
  84. « Pour ceux-là qui n'ont jamais entendu prononcer la parole de salut, pour ceux qui ont perdu leur foi, pour ceux qui se sont endurcis dans le péché ou l'indifférence, pour ceux qui vivent dans le dédain et le mépris, pour ceux qui sont les ennemis de la croix du Christ et qui persécutent ses disciples, pour ceux qui en persécutent d'autres au nom du Christ, que Dieu veuille ouvrir leurs cœurs à la vérité, et les conduise à la foi et à l'obéissance. Dieu bienveillant, créateur de tous les peuples de la terre et qui aime leurs âmes : aie pitié de tous ceux qui ne te connaissent pas de la façon dont tu t'es révélé en ton Fils Jésus-Christ ; que ton Évangile soit prêché avec grâce et avec force à ceux qui ne l'ont pas entendu ; tourne les cœurs de ceux qui lui résistent, et ramène à ton troupeau ceux qui se sont égarés, de sorte qu'il n'existe qu'un troupeau sous un seul pasteur, Jésus-Christ notre Seigneur. »Cf. BCP 1979, S. 279 et 280
  85. Roger Tomes (Center for Jewish Studies): Jewish and Christian Liturgical Collaboration?
  86. Altkatholiken.de: Haben die Alt-Katholiken auch eine eigene Liturgie? Definieren sie sich von ihrem Gottesdienst her? Was ist für sie „Gottesdienst"?
  87. Das heilige Amt auf die Feste und Zeiten des Jahres, Selbstverlag der Synodal-Repräsentanz, Bonn 1888; zitiert nach Gebet- und Gesangbuch für die Angehörigen der alt-katholischen Kirche des deutschen Reiches, Verlag der Bischöflichen Kanzlei, Bonn 1909, S. 225
  88. Altarbuch für die Feier der heiligen Eucharistie im Katholischen Bistum der Alt-Katholiken in Deutschland, hrsg. im Auftrag des Bischofs von der Liturgischen Kommission, Bonn 1959, S. 81
  89. « Prions aussi pour les Juifs, qui se sont fermés à la foi ; que le Seigneur Dieu ôte le voile de leur cœur afin qu'ils reconnaissent eux aussi Notre Seigneur Jésus-Christ. Prions! »
Diacre : « Agenouillons-nous ! » (Prière silencieuse)
Sous-diacre: « Levez-vous! »
« Dieu tout-puissant et éternel, n'exclus pas de ta miséricorde les juifs qui refusent de croire en toi. Entends notre prière afin que nous exécutons en face de vous. Fais connaître aux juifs la lumière de ta vérité, fais-leur connaître le Christ et arrache-les à leurs ténèbres. Par Lui, notre Seigneur Jésus-Christ, ton Fils... »
[Assistance] : « Amen. »
  1. Die Feier der Eucharistie im Katholischen Bistum der Alt-Katholiken. Für den gottesdienstlichen Gebrauch erarbeitet durch die Liturgische Kommission und herausgegeben durch Bischof und Synodalvertretung. Alt-Katholischer Bistumsverlag, Bonn 2006, ISBN 3-934610-30-7, S. 71
  2. Skript der altkatholischen Kirchengemeinde Klagenfurt
  3. Gebet- und Gesangbuch der Christkatholischen Kirche der Schweiz. Band II: Heilige Woche: Palmsonntag bis Ostern. Hrsg. v. Bischof und Synodalrat der Christkatholischen Kirche der Schweiz, Christkatholischer Medienverlag, Allschwil 2008, S. 95
  4. :Diacre: « Prions pour les Juifs, que dans sa fidélité éternelle Dieu les protège et qu'il les maintienne dans l'amour de son nom. »
Communauté : « Entends nos prières, ô Seigneur Dieu. »
Prêtre : « Dieu tout-puissant et éternel, tu as choisi Abraham et ses descendants, et tu leur as promis le salut. Écoute les prières de ton Église pour le peuple de l'alliance ancienne, et fais le parvenir à la plénitude de la rédemption ».

6. Annexes

6. 1. Bibliographie

  • Augustin Bea, L’Église et le peuple juif, Paris, 1967
  • Paule Berger-Marx, Les relations entre les juifs et les catholiques dans la France de l'après-guerre 1945-1965, Parole et silence, 2009, 549 p. (ISBN 9782845737464)
  • Bernhard Blumenkranz, Juifs et chrétiens dans le monde occidental, 430-1096, éd. Mouton et Cie, Paris et La Haye, 1960 ; rééd Peeters, Paris-Louvain, 2006 [extraits en ligne]
  • Philippe Chenaux, Entre Maurras et Maritain, Cerf, 1999
  • Jean Dujardin, L’Église catholique et le peuple juif : Un autre regard, Calmann-Lévy, 2003.
  • (it) Emma Fattorini, Pio XI, Hitler e Mussolini, La solitudine di un papa, Einaudi, 2007.
  • Marie-Thérèse Hoch, Bernard Dupuy, Les Églises devant le judaïsme. Documents officiels 1948-1978, Cerf, 1980.
  • Jules Isaac, Jésus et Israël, Fasquelle, 1949 ; Fasquelle, 2000.
  • Jules Isaac, Genèse de l’antisémitisme, Calmann Lévy, 1956 ; Pocket, coll. « Agora », 1985.
  • Jules Isaac, L'Enseignement du mépris, Grasset, 2004, (ISBN 9782246171829). Première édition : Fasquelle Ligugé / Aubin, 1962.
  • John Maria Oesterreicher, Pro perfidis Judaeis, Cahiers sioniens 1, 1947, p. 85-101.
  • Éric Palazzo, Le Moyen Âge, Des origines au XIIIe siècle, préface de Pierre-Marie Gy, o. p., Beauchesne, « Histoire des livres liturgiques », 1993 [extraits en ligne]
  • Michel Remaud, L’Église au pied du mur : Juifs et chrétiens, du mépris à la reconnaissance, Bayard, 2007.
  • Alexandre Safran, « Mes souvenirs de la conférence de Seelisberg (1947) et de l'abbé Journet ». In Judaïsme, anti-judaïsme et christianisme: Colloque de l'Université de Fribourg, 16-20 mars 1998. Editions Saint-Augustin, 2000, pp. 13-22.
  • (it) Elio Toaff, Perfidi giudei, fratelli maggiori, Mondadori, 1990, (ISBN 8804334096)
  • Hubert Wolf, Le pape et le diable, CNRS éditions, 2009 (ISBN 978-2-271-06825-5) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article


novembre 17, 2010

L’HOMME ET L’ENFANT


L’HOMME ET L’ENFANT


Un homme tomba dans un trou et se fit très mal.
-Un Cartésien se pencha et lui dit : Vous n’êtes pas rationnel, vous auriez dû voir ce trou.
-Un Spiritualiste le vit et dit : Vous avez dû commettre quelque péché.
-Un Scientifique calcula la profondeur du trou.
-Un Journaliste l’interviewa sur ses douleurs.
-Un Yogi lui dit : Ce trou est seulement dans ta tête, comme ta douleur.
-Un Médecin lui lança deux comprimés d’aspirine.
-Une Infirmière s’assit sur le bord et pleura avec lui.
-Un Thérapeute l’incita à trouver les raisons pour lesquelles ses parents le préparèrent à tomber dans le trou.
-Une Pratiquante de la pensée positive l’exhorta : Quand on veut, on peut !
-Un Optimiste lui dit : Vous auriez pu vous casser une jambe.
-Un Pessimiste ajouta : Et ça risque d’empirer.
Puis un enfant passa, et lui tendit la main…
Anonyme







novembre 14, 2010

Le blasphème conduit-il à la mort ?


Le blasphème conduit-il  à la mort ?

« Une Pakistanaise condamnée à mort pour blasphème

10.11.2010 - Une mère de quatre enfants a été condamnée à mort par un tribunal pakistanais le 8 novembre. Accusée de blasphème, Asia Bibi est la première femme à être condamnée à la peine capitale.
Asia Bibi a été arrêtée le 19 juin 2009 pour avoir parlé de sa foi avec des collègues de l'exploitation agricole qui l'employait. 
Dans cette localité où seules trois des 1500 familles sont connues pour être chrétiennes, l'appartenance religieuse d'Asia Bibi n'était un secret pour personne. Devant l'insistance de ses collègues, cette dernière leur aurait dit: «Notre Christ est le vrai prophète de Dieu». Arrêtée, elle est depuis détenue à la prison de Nankana.

Source: Christianisme Aujourd'hui / ANS »
I
La pensée du monde sémitique changera-t-elle un jour ?

Déjà les Evangiles relatent le mauvais procès fait à Jésus+Christ (sur les vingt-quatre irrégularités dudit « procès » on se reportera à l’excellent travail des Mgrs Auguste et Joseph LEMANN : «Valeur de l’assemblée qui prononça la peine de mort contre Jésus-Christ » largement disponible en réédition ou sur Internet) dont la conclusion  conduisant à la mort, serait un pré&tendu blasphème : « Alors le Grand Prêtre déchira ses vêtements en disant : "Il a blasphémé ! qu'avons-nous encore besoin de témoins ? Là, vous venez d'entendre le blasphème ! Qu'en pensez-vous ?" Ils répondirent : "Il est passible de mort."  (Mat; xxv. 65,66).

Aujourd3hui tout autant, au titre de ce que l’on définit comme blasphème, l’être est conduit à  la mort, comme l’expose notamment la situation de Asia Bibi.

II
Le Christianisme pour sa part, Nouvelle et Eternelle Alliance, n’admet pas que l’on puisse mourir au nom d’un prétendu blasphème, qualification de surcroît liée uniquement à une certaine pensée, qui, en s’isolant  par sa prétention à être La Loi pour tous, nie l’universalité et donc l’Amour, et par voie de conséquence ne saurait venir de Dieu, car “Dieu n’a pas fait la mort” (Sag. I, 13) … ce qui appert comme un oubli des grands prêtres,  parce que Dieu n’a pas fait la mort, il ne revient pas à l’homme de la donner.

“ Aussi je vous le dis, tout péché et blasphème sera remis aux hommes, mais le blasphème contre l'Esprit ne sera pas remis” (Mat. XII, 31).

Le Jugement appartient à Dieu, et le péché contre l’Esprit de semblable manière lorsque, comme cela fut évoqué en une autre réflexion, il n’est pas sérieux de considérer que Mahomet est l’Esprit  Saint annoncé par Jésus+Christ.

Le Christianisme pour sa part, a rejeté la malédiction, le blasphème comme source de faute, considérant  que ce qui importe,  ce ne sont pas les propos exposés en méconnaissance de Dieu, mais sont à retenir ce qui est  un acte d’opposition  à Dieu, volontaire et en pleine connaissance de qui est Dieu : là est le péché? librement voulu, contre l’Esprit.
III
Parce que Dieu est Dieu, de première part il n’appartient pas aux hommes de s’occuper des affaires de Dieu, choses revenant  par contre à Jésus dans le cadre de Son incarnation (Luc II, 59, de seconde part, définir pour l’homme le péché contre l’Esprit revient à montrer combien sa pensée religieuse est faible et réduite à des considérations purement humaines, mais aussi pose l’homme comme égal de Dieu, ce qui est un orgueil originaire de la chute des anges…

Tuer au nom d’un blasphème est l’expression d’une pensée totalement éloignée de Dieu, cette attitude est une opposition à l’enseignement des Evangiles, à la Nouvelle et Eternelle  Alliance,  cette attitude appartient à ceux qui sont de l’Antéchrist.




A PROPOS DES INTERROGATIONS D’UN THEOLOGIEN ORTHODOXE SUR LA VIE SUR D’AUTRES PLANETES


A PROPOS DES INTERROGATIONS D’UN THEOLOGIEN ORTHODOXE SUR LA VIE SUR D’AUTRES PLANETES

« Moscou, Octobre 1, Interfax - professeur de l'Académie théologique de Moscou protodiacre Kurayev Andrey estime que la possibilité de vie sur la planète vient d'ouvrir par les astronautes américains ne contredit pas la doctrine chrétienne. 

«Quand les gens ont découvert atmosphère de Vénus dans le 18ème siècle, Lomonosov suppose qu'il pourrait y avoir des gens il ya. Si on y vit alors il ya deux options qu'ils ont commis le péché que nous avons fait ou ne l'ont pas fait", a dit à un père Andrey Interfax- Religioncorrespondant.

Ainsi, il a commenté les nouvelles que les astronomes américains ont découvert une nouvelle planète et les conditions y sont très semblables à la Terre, ce qui leur a donné des motifs raisonnables de croire que leur «découverte» peut être habitée.

Fr. Andrey a indiqué qu'il partage l'avis de Lomonossov "que si les étrangers ne sont pas les pécheurs alors qu'ils n'ont pas besoin du sacrifice du Christ sur le Golgotha alors qu'ils vivent avec Dieu, mais s'ils sont pécheurs que le sacrifice rédempteur du Christ est donné pour eux ainsi que pour les personnes de erzya qui aiment habitants Venus étaient inconnus
aux apôtres. " »




« Par la foi, nous comprenons que les mondes ont été formés par une parole de Dieu, de sorte que ce que l'on voit provient de ce qui n'est pas apparent.” Héb. XI, 3.


L’interrogation posée, mérite réflexion.
Il convient de distinguer deux situations :

1 -  l’idée selon laquelle il est, hors de notre planète, des lieux habités avec, si cela était,  deux situations selon notre entendement :

·        ces êtres connurent la Chute qui fut la nôtre ou héritèrent de celle-ci
·        ces être sont exempts de la Chute telle que connue

2 -  il n’est pas d’êtres semblables à nous hors de notre planète, mais alors à quel « règne » appartiennent ceux qui semblent  se manifester aux humains comme venant d’ailleurs

1a - Dans le cadre de la première hypothèse, la Rédemption de l’homme est accomplie, et cela, « au grand jour «  si j’ose dire, car si Dieu peut agir dans le secret de nos cœurs et face à certains desseins, l’Incarnation de J+C, vrai Dieu et vrai homme s’est opérée dans l’intégralité du projet de Son Père, de telle sorte que personne ne puisse l’ignorer, que cela soit à ‘époque apostolique  ou postapostolique par les Ecritures, et cela s’est déroulé sur notre planète. Il faut que l’homme sache : constate suite à son doute comme Thomas, ou comprenne par les yeux de la vraie Foi. Cette expérience est physique, elle relève d’une prise de conscience de La Présence, car aucune excuse ne sera donnée à celui qui n’aura pas reconnu, -fut-ce à la dernière heure – que la rédemption de l’homme est accomplie par la résurrection de Jésus+Christ.

La Chute s’est-elle produite sur notre planète et seulement sur elle ? L’idée de ramener la Création à la seule planète Terre, reviendrait à réduite l’œuvre de Dieu et Son Amour.

La Chute s’est-elle produite hors de notre planète ? Le  « paradis terrestre » tel que décrit dans l’œuvre des six jours est-il sur Terre ou ailleurs ?

A supposer que la Chute soit intervenue sur différentes planètes, il n’est pas insensé de penser, -  pour rédempter ceux qui ne pouvaient le faire par leurs propres moyens –  que Dieu se soit incarné comme Il le fit pour nous, en cet autre monde simultanément ou non, le Temps de Dieu n’étant pas celui de l’homme.

1b – Si donc des êtres sont exempts de la Chute, à l’image du projet rappelé dans l’œuvre des six jours, ces êtres voient la Gloire de Dieu, l’Esprit Saint n’ayant pas quitté leur monde.


2 -  Les manifestations d’une vie extra terrestre sur notre planète, ne semblent jamais avoir été fondamentalement examinées sous l’ange de la Révélation Chrétienne.

Tous les écrits et témoignages, s’opposent à reconnaître que Jésus+Christ est Dieu et nous a sauvés de la Chute.

Un livre comme « Le livre d’Urantia », le mouvement Raëlien, sont deux exemples, il en est d’autres, et ces « lieux » d’une manière très ambigüe ou d’une façon plus explicite, disent leur négation ce de que Jésus+Christ est Dieu et qu’Il nous a sauvé.

Il échet de s’interroger sur le pourquoi de ces assertions, de cette insistance, et sans doute déduire à qui profite cette déclaration. Dès lors il conviendra d’être prudent sur l’origine de ces « manifestations », dont il convient de constater que jamais ceux qui reçurent ces « révélations » ne prônèrent le Christianisme ni ne prient comme étendard les Evangiles.

novembre 13, 2010

Abba, dis-moi une parole !


Abba, dis-moi une parole !

Un frère demanda à abba Poemen : 
« Si je vois une faute de mon frère,
est-il bien de la cacher ? »
L’ancien lui dit :
« À l’heure même où nous cachons la faute de notre frère,
Dieu cache la nôtre ;
et à l’heure où nous manifestons la faute du frère,
Dieu manifeste aussi la nôtre. »

novembre 11, 2010

L’ONU soutien de la pensée Islamique comme modèle de société pour le monde ?


L’ONU est  entièrement pervertie par les pays musulmans qui réussissent à détourner, organe après organe, des buts pour lesquelles ils sont créés. Ainsi, l’Arabie Saoudite est maintenant en charge de la défense des droits de la femme. On peut s’attendre au pire….c’est un peu si Comte Dracula obtenait les clefs de la Banque du sang.

L’Arabie Saoudite a obtenu l’un des 41 sièges au conseil exécutif de “l’Onu-femmes”. Cette toute nouvelle agence de l’ONU dédiée à la défense des droits des femmes et à la promotion de l’égalité des sexes, débutera ses travaux en janvier 2011.   
L’Arabie Saoudite était assurée d’obtenir l’un des deux sièges réservés aux nouveaux États donateurs de cet organe consacré à la défense du droit des femmes dans le monde.  ”L’Arabie saoudite a carrément acheté son siège à l’ONU-Femmes”, résume Marianne Mollmann, responsable des droits des femmes à Human Rights Watch. Et il n’y avait rien à faire pour l’en empêcher.
Rappelons qu’en Arabie Saoudite, sans la présence d’un tuteur  mâle (ou gardien), la femme ne peut étudier, accéder à des services de santé, se marier, voyager, avoir une entreprise, pratiquer de nombreux métiers ou simplement accéder à une ambulance dans une situation d’urgence, les victimes de viol sont souvent condamnées par la justice à la prison et à des coups de fouet, la polygamie est autorisée, les petites filles sont mariées à des hommes mûrs, les hommes reçoivent le double des femmes lors du partage d’un héritage, un mari a le droit de battre ou violer sa femme …
Le Pakistan siègera aussi au conseil, en revanche, l’Iran a été éliminé. Onze pays asiatiques étaient candidats pour dix sièges au conseil, avec la candidature de dernière minute du Timor-Oriental aidé par les Etats-Unis et le Canada pour barrer la route à l’Iran.
L’Iran est donc le seul pays à avoir été écarté pour ce groupe Asie. 
“Il est moralement pervers de récompenser un pays qui fouette les victimes de viol, et qui subjugue systématiquement les femmes dans tous les domaines de la vie, en lui donnant le pouvoir d’influer négativement sur la protection globale des droits des femmes”, a déclaré Hillel Neuer, directeur de l’Organisation UN-Watch qui a organisé une campagne sur internet à travers le monde pour tenter de mobiliser l’opinion publique contre la candidature de l’Iran et l’Arabie saoudite.

Appel à des évêques d'Irak «à nos frères de France»


Appel à des évêques d'Irak «à nos frères de France»

 
Notre Calvaire est lourd et il nous paraît long. Le carnage qui a eu lieu à la cathédrale Notre-Dame du Perpétuel-Secours de Bagdad, avec 58 morts, parmi lesquels deux jeunes prêtres et 67 blessés dont un prêtre, nous a profondément secoués. Nous perdons la patience, mais nous ne perdons pas la foi et l'espérance. Cet événement d'une telle ampleur qui se produit juste après la tenue du Synode nous choque encore plus. Ce dont nous avons besoin c'est de votre prière et de votre soutien fraternel et moral. Votre amitié nous encourage à rester sur notre terre, à persévérer et à espérer.

Sans cela nous nous sentons seuls et isolés.

Nous avons besoin de votre compassion face à tout ce qui vient toucher la vie des innocents, chrétiens et musulmans. Restez avec nous, restez avec nous jusqu'à ce que soit passé le fléau.

Que le Seigneur nous protège tous.

Le 2 novembre 2010

Mgr Athanase Matti MATOKA, archevêque de Bagdad des syriens
Mgr Louis SAKO, archevêque de Kirkouk des chaldéens
Mgr Emil NONA, archevêque de Mossoul des chaldéens
Mgr Basile Geoges CASMOUSSA, archevêque de Mossoul des syriens
Mgr Bashar WARDA, archevêque d'Erbil des chaldéens

novembre 10, 2010

Comment pouvons-nous aider nos Frères dans la Foi résidant en Irak ?


Comment pouvons-nous aider nos Frères dans la Foi résidant en Irak ?







L’AMERIQUE PORTERA LA RESPONSABILITE DE LA MORT DES CHRETIENS IRAKIENS

Il ne s’agit pas de faire de la politique, mais de procéder à un constat. L’ingérence sous de mauvais prétextes des USA en Irak sera-t-elle un jour jugée ? Les conséquences de cette guerre voulue pour des motifs bien autres à savoir la captation des richesses d’un autre pays, amenant tel Pilate, cet ancien Président et son peuple à se laver les mains du sort des chrétiens et de ce qui fut par eux généré, doit nous interpeller.

Si «la bonne foi » n’est pas à rechercher présentement dans ces années d’ingérence, de guerre et les conséquences qi en résultent, si en revanche la bonne foi avait été une explication à l’origine de ce qui serait qualifié alors d’erreur, il est évident que ce pays aurait cherché à réparer, mais l’adage est là plus que jamais criant de vérité : errare humanum est, perseverare diabolicum : Le diable est bien dans la cité.


Irak: nouveaux attentats meurtriers contre les chrétiens à Bagdad
BAGDAD — Une nouvelle série d'attaques meurtrières a visé ces dernières 24 heures la communauté chrétienne à Bagdad, suscitant la panique des fidèles dont la majorité ne pense plus qu'à fuir le pays.
Dix jours seulement après le carnage dans une église de Bagdad, l'archevêque syriaque catholique Athanase Matti Shaba Matoka, jugeant "tragique" la situation des chrétiens en Irak, a estimé mercredi qu'il "serait criminel de la part de la communauté internationale de ne pas s'occuper de leur sécurité".
Le Conseil de sécurité de l'ONU a condamné les violences antichrétiennes "dans les termes les plus fermes", selon son président en exercice, l'ambassadeur britannique à l'ONU Mark Lyall Grant, qui a renouvelé "son engagement pour la sécurité en Irak".
A Rome, le numéro deux du Vatican, le cardinal Tarcisio Bertone, a demandé à Bagdad de "prendre en sérieuse considération" le problème de la défense des chrétiens.
"Depuis mardi soir, il y a eu 13 bombes et deux obus de mortier contre des maisons et des magasins appartenant à des chrétiens, qui ont fait au total six tués et 33 blessés", a indiqué une source au ministère de la Défense, en faisant également état d'une église endommagée.
Mardi soir, trois maisons appartenant à des chrétiens dans le quartier de Mansour, dans l'ouest de la capitale irakienne, ont été la cible d'attentats, qui ont fait trois blessés, dont un enfant de quatre mois.
Le 31 octobre, 44 fidèles et deux prêtres ont péri dans le raid commis en pleine messe par un commando d'Al-Qaïda dans la cathédrale Notre-Dame du Perpétuel secours dans le quartier de Karrada dans le centre de Bagdad.
C'est vers ce même édifice, qui porte toujours les stigmates du carnage, qu'ont convergé des familles paniquées.
"Cela fait deux ans que ma femme tente de me persuader de quitter le pays mais je n'étais pas d'accord. Aujourd'hui, je suis convaincu qu'elle a raison car je ne veux pas me sentir coupable s'il arrivait malheur à un de mes enfants", a affirmé Raëd Wissam, un ouvrier de 42 ans.
Il dormait à son domicile du quartier de Dora (sud) quand une puissante explosion l'a tiré de son sommeil tôt le matin. "J'ai couru sur le toit voir ce qui se passait et j'ai entendu trois autres explosions. Trois maisons de chrétiens venaient d'être visées. Mes deux enfants criaient".
Emmanuel Karim, un informaticien de 27 ans, se préparait lui à partir au travail à Bagdad quand une bombe a explosé visant la voiture de son oncle, tué pourtant le 31 octobre dans l'attaque de l'église.
"Un quart d'heure plus tard, une seconde bombe a explosé, tuant un voisin qui essayait d'éteindre l'incendie de la voiture. Il était musulman, il était mon ami", a ajouté le jeune homme, décidé à quitter l'Irak.
"On ne sait pas quel but poursuivent ces criminels mais ce qui est certain c'est que cela va pousser encore plus de chrétiens à émigrer", a déclaré le vicaire épiscopal syriaque catholique Mgr Pios Kasha.
Selon le père Saad Sirap Hanna, prêtre de l'Eglise chaldéenne Saint-Joseph, à Karrada, de nombreux fidèles viennent le voir pour lui demander conseil.
Le 3 novembre, la branche irakienne d'Al-Qaïda avait annoncé que d'autres attaques viseraient les chrétiens, après l'expiration de son ultimatum à l'église copte d'Egypte pour libérer deux chrétiennes présentées comme "emprisonnées dans des monastères" pour s'être converties à l'islam.
La communauté chrétienne de Bagdad, qui comptait 450.000 fidèles en 2003 n'en dénombre plus que 150.000, en raison d'un exode massif vers les pays voisins, l'Europe, l'Amérique du nord et l'Australie.

 

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novembre 08, 2010

Dieu qui est Amour n’est pas celui de l’Islam


Dieu qui est Amour n’est pas celui de l’Islam

I
Il convient de garder en mémoire ces propos de Mgr Christodoulos en 2007, au cours d'un séminaire du clergé orthodoxe consacré à la "connaissance de l'islam » :
"Ceux qui suivent les ordres de l'Evangile ne maltraitent pas leurs semblables, alors que les musulmans oppriment et exterminent en invoquant le Coran, en invoquant la charia".
"Cela arrive car dans l'islam il n'y a pas de distinction entre le royaume de César et le royaume de Dieu, entre l'Etat et la religion".
Mgr Christodoulos a également déploré que le dialogue entre les deux religions n'empêche pas la poursuite des "persécutions" de chrétiens dans les pays islamiques, alors qu'il a conduit "à une sérieuse amélioration des conditions de vie des musulmans en Europe". Il a toutefois plaidé pour la poursuite de ce dialogue au nom de la "recherche de la paix et de la solidarité envers des millions de victimes innocentes de la guerre, de l'esclavage, de la pauvreté et des maladies".
II
La prédication de Mahomet constitue-t-elle l’expression d’une religion, de plus fort d’une religion révélée par Dieu ?
Il convient préalablement de contester et sourire de la prétendue annonce de la venue de Mahomet dans le Nouveau Testament à et de plus fort dans les Evangiles : quel orgueil de considérer un homme comme étant ou représentant l’Esprit Saint ! Le Prince de ce monde lui-même n’a pas cherché cette confusion, lorsqu’il convient de souligner en revanche, l’apparente humilité commune et au Prince de ce monde qui ne décline pas son titre lors des tentatives de tentation au Désert mais que lui reconnaît Jésus+Christ en ne contestant pas que tous les royaumes de ce monde (provisoirement) sont sous sa domination [Mat ; IV, 8-11] et à Mahomet qui se présente comme un prophète  qui aurait été annoncé les Ecritures après la venue de Jésus+Christ, lorsqu’il est annoncé par le Sauveur : « Lorsque viendra le Paraclet que je vous enverrai d'auprès du Père, l'Esprit de vérité qui procède du Père, il rendra lui-même témoignage de moi” [Jean XV, 27].
De première part, Mahomet n’est pas l’Esprit Saint, de seconde part Mahomet n’a pas rendu témoignage de la Résurrection, et pour cause…
III
Ce rappel des prétentions du Prince de ce monde et de ses serviteurs, n’est pas sans importance, tenter de retarder par tous moyens le Jour de Dieu constitue une satisfaction provisoire, et dans ce sens ne revient-il pas aux besogneux de ce lui qui s’oppose au Salut obtenu par la Résurrection, par tous moyens de tenter de détruire les témoins de la Grâce, de la victoire sur la mort conséquence du péché adamique, aussi le refus de reconnaître le salut opéré par Jésus+Christ s’accomplit sous la forme d’une prédication qui ne peut exprimer un Dieu d’Amour sauvant tous les hommes [Jean XVII, 9], mais un dieu  humain, trop humain, national et politique, comme le montrent ces vidéos.
Guerre contre les Chrétiens, contre Rome, mais la malignité de ces serviteurs d’un mauvais combat, engage ses responsables à ne pas conduire aux martyre leurs propres fils (1)
Deux vidéos et un article :
(1) MEMRI : 8 octobre 2002, N°  426 :


Le père de l'auteur d'un attentat suicide: Que les chefs du Hamas et du Djihad islamique envoient donc leurs propres fils!
Dans une lettre au directeur du quotidien arabe Al-Hayat, édité à Londres, [1] Abou Saber, père d'un jeune Palestinien responsable d'un attentat-suicide dans une ville israélienne, écrit :
" Je ne peux trouver de meilleurs termes pour commencer ma lettre que ceux d'Allah, dans son précieux livre [le Coran] : 'Agissez pour Allah, et que vos propres mains ne vous projettent pas dans la destruction'. [2] Je rédige cette lettre avec un cœur qui dépérit et des yeux qui ne cessent de verser des larmes. Nous devons, aujourd'hui plus que jamais, obéir à ce verset coranique, agir pour Allah et éviter de commettre des actes qui nous poussent à la destruction. "
Des amis ont persuadé mon fils de se faire sauter, et maintenant ils s'en prennent à son frère
" Il y a quatre mois, j'ai perdu mon fis aîné, après que ses amis l'eurent tenté de suivre le chemin de la mort. Ils l'ont persuadé de se faire sauter dans une ville israélienne. Quand le corps pur de mon fils s'est éparpillé en morceaux, les derniers signes de vie se sont aussi éteints en moi, en même temps que tout espoir et toute volonté d'exister. Depuis ce jour, je suis comme un spectre déambulant, et je ne parle même pas du déplacement que moi, ma femme, mes autres fils et filles avons subi après que notre domicile eut été rasé.

Mais le comble a été d'apprendre que les amis de mon fils aîné, le martyr, ont entrepris de se draper comme des serpents pour entourer mon autre fils, qui n'a pas 17 ans, et l'inciter à suivre le même chemin que son frère, à exploser pour venger ce dernier, lui expliquant qu'il n'a 'rien a perdre'.
Du sang de mon cœur blessé de père qui a perdu ce qu'il avait de plus cher au monde, j'interpelle les dirigeants des factions palestiniennes, et à leur tête les chefs du Hamas, du Djihad islamique et leurs cheiks, qui se servent des préceptes religieux pour pousser un nombre toujours croissant de fils de la Palestine à la mort - tout en sachant pertinemment qu'envoyer des jeunes gens se faire sauter en plein cœur d'Israël ne décourage pas l'ennemi, ni ne libère la terre. Au contraire, cela intensifie l'agression ; après chaque opération de ce style, des civils sont tués, des habitations rasées, des villes et des villages palestiniens réoccupés. "
Qui leur a permis d'envoyer nos enfants à la mort ?
" Après quoi, les chefs et les porte-parole font des apparitions médiatiques pour menacer l'ennemi d'une vengeance plus terrible encore... Et ils exhortent d'autres jeunes gens à mourir.

Je demande, en mon nom et au nom de tous les pères et mères qui ont appris que leurs fils s'étaient fait sauter : de quel droit ces chefs envoient-ils les jeunes, y compris des garçons dans leur prime jeunesse, à la mort ? Qui leur a accordé une quelconque légitimité, religieuse ou autre, leur permettant d'inciter nos enfants à mourir ? "
La mort, non le martyr
" Oui, j'appelle cela 'la mort', et non 'le martyr'. Modifier et embellir le terme, ou accorder quelques milliers de dollars à la famille du jeune homme qui s'en est allé pour ne jamais revenir, n'atténue pas la force du coup, ni n'altère une fin irrévocable. L'argent accordé aux familles fait plus de mal que de bien : il leur donne le sentiment qu'on les récompense [d'avoir perdu] leurs enfants.

La vie des enfants a-t-elle un prix ? La mort est-elle devenue l'unique moyen de recouvrer ses droits et libérer la terre ? Si la réponse est 'oui', pourquoi pas un seul de tous ces cheiks, qui rivalisent en décrets religieux enflammés, n'envoie-t-il son fils ? Pourquoi aucun de ces chefs, lesquels ne peuvent s'empêcher de manifester leur euphorie et d'entrer en extase sur les chaînes satellite à chaque fois qu'un jeune Palestinien, homme ou femme, part se faire sauter, n'envoie-t-il pas son propre fils ? Pourquoi, jusqu'à ce jour, pas un seul de leurs fils ou filles… ne s'est-il ceinturé d'explosifs pour aller mettre en pratique… l'enseignement que leurs pères prêchent du matin au soir ?
Le Djihad, le martyre, la mort inutile sont-ils le domaine réservé d'un seul secteur [de population] ? Est-ce que ce qui s'applique aux fils et aux filles du commun des mortels ne s'applique pas aussi aux fils et filles [des leaders] ? Encore combien de temps ce peuple résistant devra-t-il payer le prix de cette politique stupide qui s'est avérée être un échec colossal en ce qu'elle n'a pas même permis de retrouver une infime partie des droits palestiniens usurpés ? "
Sitôt l'Intifada déclarée, les chefs ont envoyé leurs fils à l'étranger
" Mais ce qui, plus que tout, déchire l'âme, blesse le cœur et embue les yeux de larmes, c'est la vue de ces cheiks et chefs qui font ce qu'il faut pour épargner leurs fils - comme Mahmoud Al-Zahar, Ismaïl Abou Shanab, et Zabd El-Aziz Al-Rantisi. Sitôt l'Intifada déclarée, Al-Zahar a envoyé son fils Khaled en Amérique ; Abou Shanab a envoyé le sien en Grande-Bretagne, et [comme elle le révèle dans la presse], la femme de Rantisi n'a pas voulu encourager son fils Mohammed à aller se faire sauter. Au lieu de quoi, elle l'a envoyé terminer ses études en Irak. "

[1] Al-Hayat (Londres), le 1er octobre 2002
[2] Le Coran, 2 : 195

novembre 06, 2010

Les musulmans sont-ils ou ne sont-ils pas des ennemis pour les Chrétiens ?


Les musulmans sont-ils ou ne sont-ils pas des ennemis pour les Chrétiens ?

 I
Il ne s’agit pas de polémiquer sur la compréhension que pourrait avoir l’évêque de Paris, - à l’inverses de SS Benoît XVI qui me semble l’un des plus grands Pape de Rome -, j’ai toujours été déçu par les approches et les propos des prélats occupant le siège de la capitale française.

L’Islam existe, n’en déplaise à Mgr Vingt-Trois, dès lors que des êtres croient à la réalité de la prédication de Mahomet,  et cette prédication est très claire face à ceux qui sont alors considérés comme des infidèles face à cette prédication que résume le Coran.

Hors de l’habile construction de ce livre prévoyant des dires et leurs contraires, la considération qu’il est des versets abrogeants et des versets abrogés, il n’en demeure pas mois que pour le vrai croyant en cette prédication, tout ce qui est écrit dans le Coran est à recevoir sans rien en retrancher. De la sorte, aucun élément du Coran n’est de fait abrogé et tout devient « parole d’Evangile » sans faire de mauvais jeux de mot.

II
Ainsi, nombreux sont les versets qui prônent le massacre des infidèles à savoir des Chrétiens, et par exemple :

« [2:191] Et tuez-les, où que vous les rencontriez; et chassez-les d’où ils vous on chassés : l’association est plus grave que le meurtre. Mais ne les combattez pas près de la mosquée sacrée avant qu’ils ne vous y aient combattus. S’ils vous y combattent, tuez-les donc. Telle est la rétribution des mécréants.

[4:89] Ils aimeraient vous voir mécréants comme ils ont mécru : alors vous seriez tous égaux ! Ne prenez donc pas d’alliés parmi eux, jusqu’à ce qu’ils émigrent dans le sentier d’Allah. Mais s’ils tournent le dos, saisissez-les alors, et tuez-les où que vous les trouviez ; et ne prenez parmi eux ni allié ni secoureur.

[4:91] Vous en trouverez d’autres qui cherchent à avoir votre confiance, et en même temps la confiance de leur propre tribu. Toutes les fois qu’on les pousse vers l’association (l’idolâtrie) ils y retombent en masse. (Par conséquent,) s’ils ne restent pas neutres à votre égard, ne vous offrent pas la paix et ne retiennent pas leurs mains (de vous combattre), alors, saisissez-les et tuez-les où que vous les trouviez. Contre ceux-ci, Nous vous avons donné une autorité manifeste.

[5:33] La récompense de ceux qui font la guerre contre Allah et Son messager, et qui s’efforcent de semer la corruption sur la terre, c’est qu’ils soient tués, ou crucifiés, ou que soient coupées leur main et leur jambe opposées, ou qu’ils soient expulsés du pays. Ce sera pour eux l’ignominie ici-bas ; et dans l’au-delà, il y aura pour eux un énorme châtiment.

[8:12] Et ton Seigneur révéla aux anges: « Je suis avec vous : affermissez donc les Croyants. Je vais jeter l’effroi dans les coeurs des mécréants. Frappez donc au-dessus des cous (décapitation) et frappez-les sur tous les bouts des doigts.

[8:17] Ce n’est pas vous qui les avez tués : mais c’est Allah qui les a tués. Et lorsque tu lançais (une poignée de terre), ce n’est pas toi qui lançais : mais c’est Allah qui lançait, et ce pour éprouver les croyants d’une belle épreuve de Sa part ! Allah est Audient et Omniscient. Autrement dit c’est l’absolution par avance pour un meurtrier pour peu qu’il tue un infidèle au nom d’Allah.

[9:5] Après que les mois sacrés expirent, tuez les associateurs où que vous les trouviez. Capturez-les, assiégez-les et guettez-les dans toute embuscade. Si ensuite ils se repentent, accomplissent la Salât et acquittent la Zakát, alors laissez-leur la voie libre, car Allah est Pardonneur et Miséricordieux.

[17:33] Et, sauf en droit, ne tuez point la vie qu’Allah a rendu sacrée.
Quiconque est tué injustement, alors Nous avons donné pouvoir à son proche [parent]. Que celui-ci ne commette pas d’excès dans le meurtre, car il est déjà assisté (par la loi). Donc selon le Coran il existe des raisons tout à fait valables, conformes au droit, de tuer.

[33:61] Ce sont des maudits. Où qu’on les trouve, ils seront pris et tués impitoyablement.

[47:4] Lorsque vous rencontrez (au combat) ceux qui ont mécru, frappez-en les cous (décapitation). Puis, quand vous les avez dominés, enchaînez-les solidement. Ensuite, c’est soit la libération gratuite, soit la rançon, jusqu’à ce que la guerre dépose ses fardeaux. Il en est ainsi, car si Allah voulait, Il se vengerait Lui-même contre eux, mais c’est pour vous éprouver les uns par les autres. Et ceux qui seront tués dans le chemin d’Allah, Il ne rendra jamais vaines leurs actions.

b) Haine contre les Juifs, les Chrétiens et les infidèles (dans le coran) :

[5:51] Ô les croyants! Ne prenez pas pour alliés les Juifs et les Chrétiens ; ils sont alliés les uns des autres. Et celui d’entre vous qui les prend pour alliés, devient un des leurs. Allah ne guide certes pas les gens injustes.

[9:30] Les Juifs disent : « Uzayr est fils d’Allah » et les Chrétiens disent : « Le Christ est fils d’Allah ». Telle est leur parole provenant de leurs bouches. Ils imitent le dire des mécréants avant eux. Qu’Allah les anéantisse ! Comment s’écartent-ils (de la vérité) ?

5:14] Et de ceux qui disent: « Nous sommes Chrétiens », Nous avons pris leur engagement. Mais ils ont oublié une partie de ce qui leur a été rappelé. Nous avons donc suscité entre eux l’inimitié et la haine jusqu’au Jour de la Résurrection. Et Allah les informera de ce qu’ils faisaient. »

III
Fort de ces rappels du texte coranique à l’encontre des Chrétiens, comment peut-on dire, – si l’on ne cherche pas à pactiser  par ignorance ou croire à des relations diplomatiques illusoires (lorsque l’Eglise n’a pas à s’occuper  des domaines de l’Etat, frontières bien décrites par les Papes de Rome à travers tout l’histoire, sauf récemment peut-être) -, qu’un musulman n’a pas le « devoir » de persécuter les Chrétiens ? S’il est fidèle à ce à qu’il croit vrai, il agit alors au nom d’un ordre qu’il pense venir de Dieu.

Le problème posé à la suite des dires de Mgr Vingt-Trois, est de savoir,  non pas si les musulmans sont nos ennemis, formulation trop imprécise et donc irrecevable, mais de définir si les Chrétiens se doivent de reconnaître les musulmans comme des prochains et donc ne n’être pas des ennemis des disciples de Mahomet de première part, et/ou déduire si les chrétiens pour les musulmans sont des ennemis.

Joséphin PELADAN dans son roman « Un cœur en peine » faisait dire (de mémoire) l’encontre des démons : «Il serait temps non pas de les prier, la Droite de Dieu les a marqué, mais de prier pour eux, la Droite de Dieu ne s’étend jamais pour barrer la Charité. »

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Mgr Vingt-Trois: les musulmans ne sont pas nos ennemis

En marge du synode à Rome, le cardinal-archevêque de Paris a évoqué devant les journalistes francophones les relations avec l'islam, la foi fidèle des chrétiens d'Orient, le cas des prêtres mariés orientaux,... Morceaux choisis.

Une mosquée dans le sillage d'une eglise, à Beyrouth, au Liban / © DR
Sur l'Islam
"Les difficultés dans un certain nombre de pays ne sont pas dues à un complot islamiste, mais sont liées à la façon dont laquelle le gouvernement fait respecter la Déclaration Universelle des Droits de l'homme qu'il a signé jadis. C'est la faiblesse du pouvoir politique qui est en cause. Je suis très réservé et méfiant sur tout ce qu'on raconte sur l'islam. L'islam n'existe pas, il n'y a que des musulmans1: cette ligne postule que les musulmans ne sont pas un ennemi ou un danger, mais des personnes avec qui l'on veut vivre. Un membre libanais du Synode a cité les initiatives du roi d'Arabie Saoudite dans le cadre du dialogue avec les chrétiens. Mais ce roi ne prend pas de décision politique pour que les chrétiens puissent avoir des lieux de culte. C'est très bien, les colloques internationaux, mais concrètement, comment est célébrée l'eucharistie en Arabie Saoudite ?"
Sur les prêtres mariés d'Orient
(Dans son intervention au Synode, le cardinal Vingt-Trois a évoqué la contrainte posée par le Saint Siège que seuls des prêtres célibataires des Eglises orientales peuvent venir officier pour les communautés en diaspora)
"C'est un fait que les prêtres mariés ne doivent pas exercer leur ministère en territoire latin. Pour les communautés, nous devons faire appel aux patriarches pour qu'ils nous envoient des prêtres célibataires. Il y a des exceptions rarissimes, ce fut le cas lorsque tout un village chaldéen est venu avec ses prêtres. La question qui se pose est la suivante : est-ce que les prêtres mariés pourront être envoyés en Europe ? Il y a déjà cette possibilité en Hongrie. Je pense qu'il faut poser la question en termes de nécessité des communautés. S'il n'y a pas de prêtres célibataires à envoyer, et si les communautés sont prêtes à assumer les difficultés liées à un prêtre marié, alors je ne vois aucun risque particulier. Je crois franchement qu'on gagnerait plutôt à avoir une expérience directe de cela, à se rendre compte des difficultés concrètes : de quoi de vont vivre ces prêtres avec une famille, où ils vont vivre., etc..."
La fidélité des chrétiens d'Orient
"La fidélité n'est pas donnée, elle est construite. Quand on voit les conditions d'adversité actuelles, quand on regarde l'histoire de l'Empire ottoman, puis ce qui est arrivé depuis sa chute, on mesure la capacité de nos frères orientaux de faire face à des transformations très profondes et des situations très complexes, et on comprend que les gens ne sont pas fidèles au Christ par hasard. Quand les chrétiens d'Orient parlent du martyre, ils pensent à quelqu'un. Il n'y a pas là-bas le côté routinier et moutonnier de la foi que nous avons en Occident. Ils ont traversé des difficultés, ils se sont développés, ils n'ont pas désespéré. Ils ont une manière d'exprimer le prix de la foi. A quel prix évalue-t-on chez nous la fidélité au Christ ?"
Le rapport avec l'islam en France
"En France, l'islam est perçu comme une autre culture. Ce n'est pas le cas au Moyen Orient, les chrétiens sont partie prenante de la culture. Nous sommes appelés à vivre ensemble. Je demande à pouvoir dire ce que je crois et à être respecté dans ce que je crois. Le problème est plutôt qu'un certain nombre de chrétiens ne souhaitent pas dire ce qu'ils croient."