décembre 08, 2019
Emmanuel LEVYNE et la question du Sionisme
Voici trois documents extraits du site Union Juive Française pour la Paix
UJFP http://www.ujfp.org/. Ces documents ne sauraient remplacer les publications toujours à compte d’auteur d’Emmanuel LEVYNE que j’eus la chance de bien connaître, ses livres sont à lire et conserver, il était un très grand Spirituel.
JPB
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"Ils ont permis au profane de conquérir le sacré"
Cet article d’Emmanuel Lévyne est paru dans le numéro 5 de la revue Tsedek en mars 1957. Les "larges extraits de l’étude de Léon Tolstoï" évoqués au début de celui-ci ont été publiés sur notre site ici.
Le véritable sionisme
On aura lu, dans le dernier numéro, de larges extraits d’une étude de Léon Tolstoï, ce prophète moderne, sur le sionisme. On aura constaté que les idées exprimées par le célèbre écrivain russe n’ont pas vieilli ; c’est surtout aujourd’hui qu’elles prennent tout leur sens et qu’elles projettent une vive lumière sur le drame palestinien. Tout homme en qui souffle l’esprit divin ne peut penser et parler autrement que l’auteur de "Résurrection".
L’idée dominante du message de Tolstoï est la suivante : le sionisme, politique est un mouvement ayant sa source non pas dans la pure Tradition d’Israël, mais dans l’esprit européen du XIXème siècle, qui s’est exprimé et manifesté par des principes et des institutions diamétralement opposés aux enseignements de Moïse et des Prophètes : Athéisme, Agnosticisme, Matérialisme scientifique, Patriotisme guerrier, Colonialisme, Mercantilisme, Capitalisme, Machinisme, etc… Le sionisme politique, créé et animé par des personnalités appartenant à l’élite qui donnait le ton au siècle de Victor Hugo, fut fatalement entaché des vices du siècle qui lui donna naissance. Le sionisme politique, qui a trouvé sa pleine expression dans la création de l’Etat d’Israël, a fixé le Judaïsme, dans la mesure où celui-ci s’identifie avec lui, au niveau de l’Europe du XIXème siècle. En termes métaphysiques, c’est une régression de l’Eternel au temporel, de l’Universel au local, de l’Esprit à la matière ; c’est un nouveau retour d’Israël à l’idolâtrie, à une époque où les peuples tendent de plus en plus à se détacher de toutes les formes anciennes et modernes de paganisme, pour accéder à l’essence du monothéisme, qui est la souveraineté absolue, directe, de Dieu et de Sa loi, sans aucun intermédiaire humain.
Le sionisme politique a principalement de fortes affinités avec une des institutions les plus exécrables du siècle passé : le colonialisme.
Les colonialistes, comme le dit Tolstoï, ce sont des européens malheureux qui, pour échapper à la misère matérielle et sociale, "se sont jetés sur les pays lointains peuplés d’hommes pacifiques "non civilisés" pour les exploiter et les asservir" non seulement matériellement, mais aussi - et c’est peut-être le plus grave -moralement et spirituellement, en les détachant de leurs religions, de leurs modes de vie ancestraux par les appâts sataniques de la civilisation industrielle de l’Occident ; ce sont des hommes, élevés dans les pays chrétiens qui ont pris comme principe d’action le contraire de l’enseignement biblique, ordonnant de ne pas faire à autrui ce qu’on ne voudrait pas qu’il nous fasse ; ce sont des "visages pâles" , qui n’ont pas trouvé mieux pour se relever que d’aller humilier des hommes de couleur. Le colonialiste, c’est l’esclave qui veut jouer au maître avec des plus petits que lui.
Ne trouve-t-on pas de ces caractères dans l’œuvre sioniste ?
A la lumière de ces quelques considérations, l’hostilité des nations orientales, des Arabes en particulier, au sionisme apparaît sous un jour nouveau. L’opposition fanatique, apparemment irrationnelle et irraisonnable des Arabes au Sionisme n’est pas inspirée par la haine mortelle du Juif, comme on veut nous le faire croire -(si c’était le cas, les masses arabes n’auraient fait qu’une bouchée des minorités juives désarmées qui ont vécu dans leurs territoires pendant des siècles) ; elle n’est même pas provoquée par la présence des Juifs en Palestine - (les Juifs pieux qui venaient en Terre Sainte pour y mourir ou pour y mener une vie sainte étaient estimés par la population arabe au milieu de laquelle ils vivaient en paix ; les attaques systématiques contre les Juifs n’ont commencé qu’avec la création et le développement du sionisme politique, comme l’a fait remarquer l’écrivain israélien pacifiste, Simon Wolf).
Pour le Musulman fanatiquement religieux, et non fanatiquement sanguinaire (les fours crématoires, qui ont englouti 6.000.000 de Juifs et les bombes modernes et atomiques qui ont massacré des dizaines de millions d’enfants, de femmes, de vieillards, et qui risquent de détruire la vie sur la planète, ont-ils été inventés et utilisés par les Arabes ?) - pour le musulman fanatiquement religieux, disions-nous, le sioniste est à priori un Occidental, c’est-à-dire un athée, un impie, un matérialiste mercantile qui veut asservir, exploiter et débaucher l’Oriental. L’hostilité de l’Arabe au sionisme est un aspect particulier de la lutte de plus en plus dramatique entre l’Orient et l’Occident. L’antisionisme de l’Arabe procède du sentiment, plus ou moins conscient, que le Juif parti en Exil foncièrement oriental, c’est-à-dire religieux, revient, comme sioniste, foncièrement occidental, c’est-à-dire impie.- Le drame palestinien est le drame même du colonialisme : l’incompréhension, l’hostilité entre deux conceptions de vie, deux mentalités opposées ; entre l’oriental spiritualiste et l’occidental matérialiste [1].
Le fait qu’une minorité juive ultra-orthodoxe, les "Netouré Karté", qui rejetant la civilisation occidentale, vouent une haine aussi farouche que celle des Arabes à l’Etat d’Israël, nous confirme bien dans notre manière de voir. Très significative aussi est l’attitude des nations orientales n’ayant jamais été hostiles aux Juifs et ayant une vie spirituelle intense et raffinée, comme l’Inde, qui se montrent solidaires avec les Arabes dans leur conflit avec Israël et les puissances colonialistes. Bref, pour les Orientaux, les sionistes sont des Occidentaux qui se sont installés et imposés sur une terre orientale.
C’est pourquoi, il faut bien comprendre que jamais Israël ne trouvera grâce aux yeux des Arabes, tant qu’il apparaitra comme un représentant de l’Occident voulant créer au Moyen-Orient, région biblique, une succursale dernière modèle de la civilisation industrielle dans sa forme la plus achevée. Ce n’est certainement pas en promettant aux Arabes de contribuer à l’américaine à leur prospérité matérielle, en leur construisant des hôpitaux, des centrales électriques, des usines, des tracteurs, des routes et des ponts, etc ... qu’il s’attirera leur sympathie ; c’est au contraire, en reniant la diabolique civilisation occidentale et en optant pour une civilisation naturelle et spirituelle comme le prône la Sainte Torah, qu’il trouvera le chemin du cœur de l’Orient religieux. Le rôle prédestiné d’Israël est celui qu’assume l’Inde de nos jours ; c’était à Israël de donner naissance à des géants spirituels, à des Ramakrichnas, des Vivekanandas, des Aurobindos, des Gandhis, des Krishnamurtis, dont la lumière émanant de leur vie sainte et de leurs enseignements divins jette un peu de clarté dans les ténèbres spirituelles de l’Occident ; c’était à Israël de prendre la défense des peuples d’Afrique et d’Asie asservis et opprimés par le colonialisme européen, comme le furent jadis les Hébreux par les Egyptiens ; c’était à Israël de se proposer d’arbitrer les conflits entre les Nations, d’être le pacificateur du monde.
Cependant si la Vérité et la Justice, c’est-à-dire Dieu, dont nous voulons être le serviteur zélé, nous contraignent à dénoncer les erreurs et les injustices sionistes, nous remplirions bien incomplètement notre mission, si nous taisions les erreurs et les injustices arabes. Et l’erreur des Arabes, c’est principalement de vouloir combattre les injustices dont ils sont victimes par la violence, dont l’emploi conduit fatalement à créer d’autres injustices. Nous le proclamons bien haut ; nous condamnons sans réserve toute violence d’où qu’elle vienne, car l’utilisation de la force brutale pour défendre le droit implique l’idée impie que Dieu est impuissant à gouverner le monde seul, qu’il a besoin des mains impures de l’homme pour exercer la Justice ; ce qui est le réduire à l’image de l’homme, c’est-à-dire professer l’idolâtrie. L’homme qui fait le justicier agit comme si Dieu n’existait pas. C’est pourquoi, si nous reprochons au sionisme politique d’avoir implanté en Terre Sainte des institutions et des modes de vie païens, nous condamnons sans équivoque la violence arabe dont sont victimes, avant tout, les pauvres masses juives innocentes, dont les politiciens des Nations et d’Israël ont exploité les souffrances, et aussi les nobles sentiments nationalistes, à des fins politiques. En versant le sang innocent de l’ouvrier ou du paysan juif, l’Arabe fait le jeu des forces impures qui inspirent et animent les politiciens sionistes, qui, comme tous leurs collègues des autres nations, et malgré leurs déclarations démagogiques, ont besoin du sang des enfants d’Israël, donc d’ennemis extérieurs, de guerres, pour affermir leur Etat-idole, qui risque d’être dangereusement miné par les divisions intestines. En faisant couler le sang juif, l’Arabe qui, théoriquement, représente le spirituel, souille la Terre Sainte autant que les institutions sionistes ; par là son opposition au sionisme perd tout son sens et n’a plus sa raison d’être.
Maintenant que notre réquisitoire contre le sionisme politique n’induise pas le lecteur en erreur et lui fasse croire que, pour nous, la Terre d’Israël ne représente plus rien, et, que le drame palestinien se résoudra dans l’établissement d’un Etat arabe moderne, obtenu par la renonciation pure et simple de tout droit juif sur la Terre biblique.
Nous sommes profondément sionistes, mais notre sionisme procède des vérités éternelles et universelles d’Israël et non des erreurs temporelles et locales des nations, comme le sionisme israélien.
Qu’est-ce que la Palestine pour la Tradition prophétique et mystique dont nous nous réclamons ?
C’est la Terre Sainte, la Terre Spirituelle ; c’est l’esprit et le cœur d’où jaillit le sang cosmique, énergie vitale de l’univers. La Palestine est aux autres terres, ce qu’est Israël aux Nations ; l’âme au corps ; le sacré au profane ; elle est l’Eternel dans le temporel, l’Immortel dans le mortel, le monde futur dans le monde présent. C’est ce qu’exprimaient rituellement nos pieux parents en allant mourir en Terre Sainte ou, s’ils n’en avaient pas les moyens, en se faisant envoyer de la terre de Palestine pour qu’on la versât dans leur cercueil ; et les Juifs qui naissaient là-bas ou qui s’y rendaient pour y demeurer, menaient une vie sainte, une vie dépouillée, une vie céleste, comme s’ils vivaient déjà dans le Royaume de Dieu.
Telle était la Palestine avant la création du sionisme politique. Mais depuis, en introduisant toutes les institutions, tous les modes de vie, toutes les coutumes des nations ; en voulant coûte que coûte faire du pays de nos ancêtres un pays comme tous les autres, les sionistes- ont profané ce qui était saint. Ils ont fait, spirituellement parlant, de la Terre d’Israël, une terre des Nations ; ils ont permis au profane de conquérir le sacré.
Or, le véritable sionisme est tout le contraire : il ambitionne d’étendre la Terre Sainte jusqu’aux confins de la Planète, de faire que toute la Terre devienne Sion, la Terre d’Israël, c’est-à-dire le Royaume de Dieu.
De même que le corps doit devenir âme ; la matière, esprit ; le profane, sacré ; ainsi la sainteté de la Terre d’Israël doit s’étendre aux terres des Nations. Et les Juifs dans cette opération, dans cette extension universelle de Sion, ont le même rôle que les cellules du sang qui puisent dans les organes vitaux les éléments nécessaires à la vie pour les transporter à toutes les parties de l’organisme, même les plus basses. La place du sang est aussi bien dans le centre du corps, où logent les organes vitaux, que dans les membres les plus éloignés du cœur et des poumons. Si le sang ne circule pas dans tout le corps, c’est la congestion, c’est la mort. De même les Juifs doivent avoir un contact permanent avec la Palestine, cœur et centre vital de l’univers, pour y puiser les éléments nécessaires à la vie spirituelle du monde (la sainteté et la justice), mais ils doivent aussi circuler parmi les nations pour leur transmettre ces éléments vitaux afin qu’elles deviennent partie intégrante d’un même tout : le Royaume de Dieu.
Créer et entretenir en Palestine un puissant foyer de sainteté et de justice, dont les flammes illumineront les esprits et réchaufferont les cœurs de tous les peuples et de tous les hommes de la terre, voilà le but essentiel et exclusif du véritable sionisme, voilà ce que l’humanité attend d’Israël, voilà ce qui manque le plus au monde. Des nouveaux états on n’en a nul besoin, on en a déjà assez comme cela ; on commence à en avoir une indigestion et à les vomir, car ce sont eux, ces idoles, ces Molochs qui empoisonnent la vie spirituelle et sociale.
Durant l’Exil, Israël a tant bien que mal assuré son rôle physiologique. Mais l’Émancipation et le Sionisme politique ont gravement perturbé ses fonctions vitales, alors que ces deux mouvements auraient dû les parfaire, leur donner toute leur plénitude, pour le plus grand bonheur de toute l’humanité.
Par l’Émancipation et le Sionisme politique, le profane s’est introduit en Israël et a détruit sa sainteté et sa justice, alors que ces deux courants auraient dû, telle une rivière dans une terre aride, arroser abondamment le désert des nations de ces éléments vivifiants. En sortant du Ghetto, telles les eaux d’une source de montagne descendant vers la vallée, Israël devait purifier les terres des Gentils de toutes leurs souillures païennes (l’idolâtrie, les injustices sociales, les violences guerrières) pour permettre la culture des plantes messianiques de vérité, de justice et de paix. Sa tâche était d’autant plus facile que les philosophes français, véritables disciples des prophètes bibliques, en prêchant la Liberté, l’Egalité et la Fraternité, avaient préparé le terrain. Mais hélàs ! c’est le contraire qui s’est produit ; c’est le monde qui a contaminé les Juifs de ses vices, dont il est en train de périr, entraînant le peuple de l’Eternel dans sa descente aux abîmes, où gisent toutes les civilisations qui ont combattu la Nation Sainte.
C’est l’antisémitisme, c’est-à-dire la haine, qui a été cause de la création du sionisme politique de Herzl. Un mouvement dont l’essence créatrice est la haine ne peut que produire la haine, qui le nourrit. Et effectivement nous constatons que si le sionisme politique n’a pu réussir à déraciner l’antisémitisme en Ocoident -c’était là le but qu’il se proposait - il a par contre fait naître l’hostilité des nations orientales pour Israël, préparant ainsi le terrain à une tempête antisémite mondiale encore plus terrible que le Nazisme, dont souffriront tous les Juifs, même les non-sionistes, et dont les armées israéliennes seront bien impuissantes à arrêter le déferlement. Gandhi nous avait bien prévenus : "La violence ne vous conduira nulle part". En vérité, c’est à un suicide héroïque et militaire de la nation juive, dans la plus pure tradition païenne, que mène le sionisme politique.
Au contraire, le sionisme mystique et universaliste a son essence dans le plus profond de l’âme d’Israël, dans l’Éternel, dont le saint nom est lié aux sphères de la Justice et de la Miséricorde. Il est conditionné non par la haine de l’antisémite, mais par l’amour d’Israël pour tous les peuples et tous les hommes, auxquels il veut consacrer toutes ses forces spirituelles et matérielles, pour les aider à s’affranchir de toutes les oppressions et de tous les esclavages du corps et de l’esprit.
Le sionisme mystique et universaliste, dont l’essence est l’amour ne pourra que provoquer l’amour. Il éteindra toute haine antisémite ; il aboutira finalement à l’hyménée messianique d’Israël et des Nations.
Immanouel HALEVI
[1] Lors de l’agression contre l’Egypte, au début du mois de novembre 1956 , la collusion de la France et de l’Angleterre - les puissances les plus obstinément colonialistes - avec Israël, confirme définitivement et spectaculairement l’existence d’un lien affectif, naturel entre le colonialisme européen et le sionisme, lien que seuls quelques hommes clairvoyants avaient aperçu dès la création du mouvement de Théodore Herzl, qui apparaissait aux yeux du monde comme un mouvement philanthropique et spiritualiste .
Les blindés israéliens attaquant et fonçant dans le désert du Sinaï, pour permettre aux armées franco-britanniques, à la solde des actionnaires de Suez, de perpétrer un acte de piraterie coloniale condamnée par la conscience universelle ; les avions à réaction français, qui mitraillent et bombardent les populations algériennes aspirant à la liberté, soutenant fraternellement l’action militaire israélienne, c’est là une image lourde de signification, qu’un véritable Juif ne peut regarder sans indignation, sans serrement de cœur. Comment les sionistes ont-ils pu se solidariser avec les colonialistes européens qui infligent aux peuples arabes les traitements dont le peuple juif a tellement souffert pendant des siècles ? Comment les sionistes ont-ils pu aider les Anglais à commettre une action qui a provoqué dans le monde la même émotion que l’affaire de "l’Exodus" ? Comment les sionistes ont-ils pu se sacrifier pour réaliser les plus chers désirs des fascistes français, qui ont envoyé tant de juifs à Auschwitz ? Est-ce parce qu’ils crient et écrivent dans les rues de Paris "Les Juifs en Israël" ?
Si vraiment l’Israël sioniste était l’Israël, de Dieu - et en admettant que l’Israël de Dieu fût autorisé à se servir de la force armée - il n’aurait pu, sous aucun prétexte, même en cas de légitime défense, et à bien plus forte raison pour une agression, s’associer avec les pays qui assument de nos jours le rôle de l’Egypte du temps de Moïse, c’est-à-dire qui exploitent et asservissent les peuples plus faibles qu’eux. Quel choc positif aurait produit sur les cœurs des masses arabes l’Israël sioniste, s’il eût pris position contre l’agression impérialiste franco-britannique, au lieu de l’avoir rendue possible ! C’est par une telle prise de position, que les Juifs marocains ont certainement empêché le déclenchement de violentes manifestations antijuives en Afrique du Nord. C’est ainsi, en se désolidarisant de la politique sioniste opportuniste et athée, qui se moque éperdument de leur sécurité et de leurs intérêts, (les troubles antijuifs sont la propagande sioniste la plus efficace) que les Juifs de la Diaspora détourneront l’ouragan antisémite qui est en train de se former du côté de la Palestine, et que le vent israélien risque de pousser dans les cieux des communautés juives du monde, auxquelles les gouvernants israéliens ne demandent pas leur avis pour mener leur politique de suicide héroïque
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Un dialogue entre Emmanuel Lévyne et Abraham Serfaty (1970)
L’antisionisme est sans doute la tradition politique émancipatrice la plus caricaturée et la plus stigmatisée de nos jours, y compris sous un langage prétendument révolutionnaire. Dans ce texte extrêmement dense paru en janvier 1970 dans la revue Tsedek n°101 pages 7 à 12, Abraham Serfaty engageait un dialogue avec Emmanuel Lévyne, kabbaliste antisioniste de renom. Contrairement aux idées reçues, Serfaty montre que la perspective d’une Palestine démocratique et laïque, sur les frontières de 1948, n’implique en rien le reniement des traditions culturelles et religieuses, qu’elles soient juives ou musulmanes. Au contraire, fier de son héritage judéo-arabe, Serfaty souligne combien la révolution socialiste au Moyen-Orient nécessite une réappropriation des héritages messianiques, cultuels et éthiques communs aux « peuples du Livre ». Aux antipodes d’un marxisme-léninisme étriqué, Serfaty voit dans la lutte palestinienne un épanouissement possible de valeurs communautaires et religieuses, qui pourraient réenchanter un mouvement ouvrier occidental embourbé dans « les eaux glacées du calcul égoïste ». Cette contribution inestimable est un témoignage saisissant des tentatives communistes arabes de penser une théologie de la libération, qui combine résistance à l’impérialisme et hégémonie multiconfessionnelle.
NDLR : l’introduction et les notes sont d’Emmanuel Lévyne directeur de publication de la revue Tsedek
LETTRE D’INTRODUCTION A UN DOSSIER
Issy les Moulineaux le 26.5.69
M. Abraham SERFATY RABAT Maroc
Cher Frère et Ami,
Je regrette de ne pas vous avoir rencontré, mais votre lettre m’a fait bien plaisir. Cela faisait longtemps que je voulais entrer en contact avec des coreligionnaires des pays arabes. Pourquoi ne répondaient-ils pas à mon action qui allait tout à fait dans le sens de leurs intérêts immédiats, contrairement à l’action des sionistes qui veulent leur perte et cherchent à détruire leurs communautés qui ont été florissantes ? Il faut avoir beaucoup, de patience et tout ce que l’on espère finit par arriver, surtout quand on croit encore au Messie- c’est en cela que consiste la foi juive.
Toute la documentation que vous pourrez m’envoyer m’intéressera, et je la ferai circuler parmi nos amis.
Votre conception d’une Palestine arabe unifiée et démocratique m’intéresse beaucoup. Je pense également que les Juifs et les Arabes sont destinés à s’associer pour élaborer une conception plus humaine et plus spirituelle du socialisme. Israël n’a nul besoin d’avoir un Etat à lui, il doit féconder ceux des autres ne serait-ce que par sa simple présence. Mais tant qu’il existera un Etat juif en Palestine, il nous sera difficile de gagner la confiance des Arabes, qui nous tiendront pour suspects. C’est pourquoi il nous faut d’abord diriger notre lutte contre l’idéologie sioniste, et si elle est victorieuse, elle épargnera beaucoup de sang arabe et juif. L’Etat sioniste est une bombe qui risque de tous nous faire sauter, il faut la désamorcer en montrant aux masses juives que le sionisme va contre leurs intérêts et qu’il les utilise comme chair à canon pour servir les intérêts du capitalisme. Si nous réussissons nous-mêmes à abolir notre Etat, quel exemple pour le monde, nous apparaîtrons comme un peuple révolutionnaire modèle. Notre mission est de prouver qu’il est possible à une nation de s’émanciper de l’Etat et du Territoire et de se mondialiser ...
E. LEVYNE
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LETTRE D’UN FRERE JUIF DU MAROC
Rabat, le 25 Juin 1969
M.Emmanuel Lévyne
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Cher Frère,
Même si nous ne sommes pas d’accord sur tout, nous sommes frères, frères dans la lutte antisioniste, dans l’angoisse profonde que juin 67 a fait éclater en nous de voir le judaïsme auquel, croyants ou incroyants, nous ne pouvons pas dénier les valeurs qu’il a apportées à l’humanité, les valeurs dont nous avons été nourris, de voir le judaïsme sombrer dans cette monstrueuse entreprise qu’est le sionisme, j’ajouterai que le cri et l’angoisse de ce juif algérien (Roger Benhaim) déraciné me sont d’autant plus sensibles que j’ai fait ma vie de ce même rêve de fraternité humaine, ici, dans ce monde arabe qui reste le sien, malgré son exil.
Nous tous, juifs antisionistes dans le monde, nous devons effectivement contribuer à l’œuvre révolutionnaire contre l’Etat sioniste, contribuer ainsi à l’effort des révolutionnaires arabes pour ne pas tomber dans le piège du racisme, contribuer ainsi à ce que cette œuvre soit vraiment révolutionnaire, et pour le monde arabe, et comme apport à la lutte de toute l’humanité pour déraciner les formes d’oppression millénaire qui trouvent leur apogée dans l’agonie impérialiste.
Comme vous le dites, la vérité antisioniste se clarifiera, pour les juifs qui ont été mystifiés et trompés par le sionisme, de la libre confrontation, s’appuyant sur l’action pratique, de tous ceux qui, par des chemins divers, accèdent à la prise de conscience du crime contre le judaïsme et contre toute l’humanité qu’est le sionisme.
C’est pourquoi, je me dois de reprendre certaines de vos critiques concernant le socialisme et développer, comme vous m’y invitez, le concept de Palestine laïque, unifiée et démocratique, partie du monde arabe.
1/ Peut-on, concernant le socialisme, placer sur le même plan la réalisation concrète du socialisme dans le monde depuis cinquante ans avec ses imperfections humaines, et le monde pourri de l’impérialisme ? Faire cela serait rejoindre les sionistes qui actuellement organisent en grand une campagne antisoviétique sur les "juifs du silence" et convoquent à Londres une conférence à cette fin.
Alors que, tout de même, c’est bien le socialisme qui a mis fin aux pogromes en Russie, et les sacrifices des peuples d’Union Soviétique qui ont été le principal facteur d’écrasement du nazisme. Si le racisme ne s’efface que lentement des structures culturelles où il a été enraciné, les observateurs objectifs rapportent les changements radicaux connus sur ce plan en Union Soviétique, tel le reportage publié en mai par le journal "Le Monde", qui pourtant ne manque pas une occasion d’antisoviétisme, reportage sur les Républiques Musulmanes d’Asie Centrale, leur développement économique et culturel, la disparition de toute discrimination raciale ou religieuse, et la fraternité entre juifs et musulmans .
Bien sûr, le dépérissement même de l’Etat, lié aux changements profonds des structures culturelles enracinées par des siècles d’injustice, changements entrepris par la Révolution Soviétique et auxquels la Révolution chinoise, le combat des Vietnamiens, l’effort des Cubains, font de nouveaux apports, cet objectif est une œuvre qui demandera des générations. Il demande le déracinement des structures économiques d’exploitation de’ l’homme par l’homme, et, comme préalable, la liquidation, à l’échelle mondiale, de l’impérialisme, facteur permanent d’agression et de corruption.
En ce qui nous concerne, nous ne pouvons pas plus, dans cette lutte contre le sionisme, ignorer les liens de celui-ci avec l’impérialisme, que l’unité de la lutte antisioniste et anti-impérialiste avec les forces du socialisme dans le monde.
Dans cette unité, nous devons garder notre autonomie de jugement et de conduite, Et effectivement, l’œuvre révolutionnaire qui peut être accomplie dans le monde arabe avec la participation de juifs antisionistes pourra être un exemple pour le monde dans le déracinement du racisme et un apport spécifique important dans la construction d’une société juste assurant l’épanouissement humain.
Pour cela nous devons approfondir le sens de cette contribution en tant que juifs antisionistes.
2/ Je pense, pour ma part, que cette contribution à la révolution dans le monde, à la révolution arabe plus spécifiquement, n’est pas en tant que "peuple juif". Elle est dans notre propre dépassement, pas seulement de "l’Etat juif", mais aussi de la conception d’une communauté culturelle au-dessus et au-delà des communautés nationales. Une telle conception, qui mène au concept de "peuple juif" et au sentiment de "supériorité juive", nourrit le sionisme. Elle est contraire au développement historique de l’humanité.
L’apport, sans doute spécifique, de la "question juive" dans le monde européen, et aujourd’hui, de façon aiguë, dans le monde arabe, est de ne pouvoir être dépassée et résolue que dans le dépassement et la révolution de l’ensemble des contradictions sociales qui aliènent l’homme.
L’étape historique que nous vivons n’est pas, comme le prétendent certains, d’effacement des spécificités nationales, mais celle de leur épanouissement au sein des ensembles nationaux qui font sauter les chaînes du capitalisme et de l’impérialisme et préparent ainsi un monde fraternel, par un dialogue sur un pied d’égalité entre les diverses cultures.
Notre contribution spécifique, en tant que juifs, à la construction de ces ensembles nationaux sur des bases révolutionnaires n’est pas en tant que "peuple juif" extérieur à ces communautés et s’y plaquant, mais en assumant notre double qualité de national et de juif par l’intégration de celle-ci à celle-là dans la participation active à cette construction. Cette intégration ne signifie pas l’effacement, mais effectivement, comme vous l’écrivez, "le renouvellement de nos valeurs traditionnelles essentielles, leur réexpression moderne."
Ce qui permettra l’unité de ce monde humain à construire, et dont les prémisses émergent des luttes révolutionnaires, sera l’épanouissement des hommes dans leurs diversités nationales. Le judaïsme doit, pour rester fidèle à ses valeurs essentielles, en assurer la réexpression dans ces diversités nationales.
L’une des spécificités de la révolution arabe est justement de demander, par sa nature même, cette réexpression. La fausse solution de la "question juive" est dans ce que Marx dénonçait sous le terme de " Etat politique " dans l’étude qu’il y a consacrée. Cet Etat est celui de la démocratie bourgeoise, où l’homme est désintégré. Les valeurs essentielles du judaïsme, comme de l’islam, expriment l’aspiration des sociétés communautaires rurales à l’épanouissement de l’Homme total.
La société européenne qui a subi -le plus profondément, dans ce que l’on appelle la "Culture Occidentale", l’emprise du capitalisme, a désincarné cette essence
C’est ce que Marx justement dénonce sous le terme de " juif réel " dans la société capitaliste européenne par opposition au " juif du sabbat ", dans la deuxième partie de sa "Question Juive" que certains auteurs, de mauvaise foi présentent comme un pamphlet antisémite (1). S’il faut critiquer ces déformations .de la religion, par les exploiteurs de l’humanité, une fausse conception du socialisme est de croire qu’il faut lutter contre ce que Marx appelait "l’esprit des temps sans esprit" (la religion) pour assurer cet épanouissement humain, alors que celui-ci précise, dans cette même étude : "l’esprit religieux ne saurait être réellement séculaire. En effet qu’est-il sinon la forme nullement séculaire d’un développement de l’esprit humain ? L’esprit religieux ne peut être réalisé que si le degré de développement de l’esprit humain, dont il est l’expression, se manifeste et se constitue dans sa forme séculaire."
En quoi ceci diffère-t-il de l’idéal judaïque et islamique de la réalisation sur cette terre du Royaume de Dieu.
La société arabe contemporaine, dans sa restructuration révolutionnaire, incluant celle d’une culture nouvelle émergeant de l’acquis culturel antérieur, pourra assurer la "réexpression moderne" de cet épanouissement humain que des structures communautaires qui ont marqué cet acquis culturel permettent, au contraire ..de la Société et de la culture bourgeoises .
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S. Goiten a écrit ceci du passé commun judéo-musulman dans le monde arabe " L’islam est fait de la chair et des os du judaïsme. Il est pour ainsi dire une refon¬te et un élargissement de celui-ci, exactement comme la langue arabe est très étroitement apparentée à la langue hébraïque. Le judaïsme a pu par conséquent puiser dans cette civilisation ambiante, et en même temps préserver son indépendance et son intégrité beaucoup plus facilement que dans la société hellénistique d’Alexandrie ou dans le monde moderne ... jamais le judaïsme ne s’est trouvé dans des relations si étroites et dans un état de symbiose si fécond que dans la civilisation médiévale de l’islam arabe." (2)
Ce passé était encore vivant dans la vie quotidienne des communautés juives dans le monde arabe jusqu’à l’éclatement de ces communautés, sous l’emprise sioniste. Quel meilleur symbole que celui de la fête de Mimouna qui est traditionnellement, au Maroc, une fête d’amitié et de fraternité judéo-musulmane. Les premiers pains marquant la fin de Pessah étaient et sont encore offerts par les musulmans à leurs frères juifs, ce geste populaire marquant mieux que toute étude, la réexpression concrète du contenu de fraternité humaine biblique du pays de Canaan et le rejet de ses origines tribalistes et racistes. .
Voilà ce que signifie pour moi, et j’en suis convaincu, pour les révolutionnai¬res arabes conscients, quelle que soit leur origine religieuse, l’objectif d’un "Etat Palestinien Indépendant et démocratique" dont tous les citoyens, quelle que soit leur confession, jouiront de droits égaux, cet "Etat", partie de la Patrie arabe "devant contribuer activement à l’édification d’une société arabe progressiste et unifiée"’ (Programme de El-Fath)
Je montre, dans la deuxième partie de mon étude sur "Culture et Progrès scientifique" qu’une telle conception, redonnant vie au contenu humain et progressiste de la culture arabe pour la projeter dans la construction de l’avenir, est en même temps autrement plus porteuse de progrès, y compris scientifique, que celle du monde capitaliste et de sa "Culture Occidentale" décadente.
Cher frère, j’ai déjà été trop long. Je joins à la présente lettre quelques documents sur la lutte .antisioniste au Maroc. Vous remarquerez que jusqu’à la période récente, elle était restée sporadique et sans suite, j’en analyse quelques raisons dans une étude qui paraîtra dans quelques mois (3). Il est sûr que maintenant, nous appuyant sur un objectif déjà clarifié pour le monde arabe, cette lutte ne doit plus s’arrêter mais se développer.
Cher frère, ce n’est que l’amorce d’un combat commun. Nous devons ici organiser l’information antisioniste dans une communauté juive de plus en plus dépersonnalisée sous des influences conjuguées de la colonisation et du sionisme. La connaissance d’efforts comme les vôtres, comme ceux de tous les juifs antisionistes dans le monde, est un élément essentiel pour notre effort.
Je vous salue fraternellement
Abraham SERFATY
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(1) Dans une autre lettre, Abraham SERFATY nous écrit au sujet de ce passage :
"Vous en comprendrez l’importance puisque c’est bien par opposition à l’essence du judaïsme, celle du sabbat, que Marx a critiqué le "juif réel ", de même qu’il a critiqué la réalité prise par la religion en général, par opposition à son essence.
En ce temps où le courant révolutionnaire court le risque, du fait du sionisme, d’être influencé par le racisme anti-juif, il est important de ne pas laisser subsister de telles ambiguïtés. Ici, j’ai vu de jeunes étudiants prendre référence d’un ouvrage destiné aux lycéens de philosophie et écrit par un monsieur qui se prétend marxiste, Henri Lefebvre, ouvrage intitulé "Pour connaître la pensée de Marx", où ce monsieur entretient, dans un passage consacré à ce texte de Marx, de telles insanités."
Ce fameux texte de Marx sur "La Question Juive" et aussi et surtout le texte moins connu de Bruno Bauer auquel il répondait, nous aurons l’occasion d’en reparler. Car ils constituent une critique impitoyablement objective et difficilement réfutable de la société juive : l’essence du judaïsme étant la séparation du peuple juif du reste de l’humanité - l’existence privilégiée, égoïste, la même que celle de la bourgeoisie - comment ce peuple juif peut-il se plaindre d’être traité différemment ? Le juif et le bourgeois ont des affinités essentielles : ils sont des êtres élus, favorisés, privilégiés, supérieurs : le juif est un bourgeois spirituel comme le bourgeois est un juif social, et finalement le juif et le bourgeois devaient finir par se fondre en un même être et à s’identifier comme cela se produit de nos jours : "le juif, écrit Marx, qui se trouve placé comme un membre particulier dans la société bourgeoise, ne fait que figurer de façon spéciale le judaïsme de la société bourgeoise".
"Le Juif s’est émancipé d’une manière juive, non seulement en se rendant maitre du marché financier, mais parce que, grâce à lui et par lui, l’argent est devenu une puissance mondiale, et l’esprit pratique juif l’esprit pratique des peuples chrétiens. Les Juifs se sont émancipés dans la mesure même où les chrétiens sont devenus juifs."
"Le besoin pratique, l’égoïsme est le principe de la société bourgeoise". C’est aussi "la base de la religion juive". ("La question Juive", pages 50-52)
C’est pourquoi, de ce point de vue, on ne voit pas comment on peut détruire la société bourgeoise sans se heurter à la société juive, autrement dit comment on peut être révolutionnaire sans paraître "antisémite" ?
Mais Dieu, Moïse et les Prophètes, la Tora apparaissaient eux-mêmes comme des "antisémites" quand ils fulminaient contre le peuple juif qui adorait le veau d’or et le menaçaient d’extermination.
On peut aussi défendre le point de vue que la différenciation est un principe de vie et de création que le peuple juif est chargé d’incarner, de personnifier et de sauvegarder, et que son assimilation et sa disparition signifieraient la destruction de l’élément qualitatif de la vie, le règne de la quantité et de l’homme unidimensionnel.
Mais comme le fait remarquer Abraham Serfaty, Marx lui-même faisait une distinction entre le juif essentiel, le juif du sabbat, et le juif réel. Il est évident que les juifs représentatifs, les juifs auxquels le monde a affaire, ce ne sont pas les juifs essentiels, les juifs du sabbat, les juifs mystiques, les juifs aux psaumes, dont l’existence détachée de toute préoccupation contingente ne pose pas de problèmes sociaux et politiques, mais les juifs réels ce sont les Rothschild, les Dassault, les Bleunstein-Blanchet, les Lévitan, les commerçants de la rue du Caire ou du faubourg Saint-Antoine, et encore plus Ben-Gourion, Moché Dayan, Golda Mèïr et tout ce qui est israélien. Le judaïsme et les juifs réels ce sont bien eux. Ces juifs bourgeois, par l’effet de leur nature religieuse, sont infiniment plus bourgeois que les bourgeois non juifs : les défauts et les vices bourgeois se manifestent en eux avec une force mystique qui les rend absolus : c’est ce que nous voyons plus particulièrement avec l’Etat d’Israël créé par la bourgeoisie internationale enjuivée : tout Etat est un instrument d’exploitation et de domination mais infiniment plus l’Etat d’Israël - Etat absolu - Etat Dieu - : tout lui est permis et on n’ose rien lui refuser, le monde entier doit se plier à ses exigences, mais par là même il provoque infiniment plus la révolte et la haine de ses victimes, autrement dit l’antisémitisme ... qu’il se proposait d’éliminer !
La tradition mystique juive, la Kabbale, établit également la distinction entre les juifs essentiels - le véritable Israël, peuple de pauvres, doux et pacifiques, sans aucune ambition terrestre, tout occupés à l’étude et à la pratique de la Tora, comme les Netourei Karta - et les juifs apparents - le faux Israël, le ’’Erev Rav" , société de riches et de repus, méchants et violents, conquérants et dominateurs, maîtres et dirigeants de la Communauté juive, appelés à disparaître à la fin des temps .
Comme le dit le Zohar, la Bible de la Kabbale, il y a Israël et il y a Israël.
(2) S. Goiten, "Juifs et Arabes", Editions de Minuit.
Etude remarquable sur le passé commun des Juifs et des Arabes malgré une conclusion marquée d’aliénation à l’Occident. .
(3) Cette étude vient de paraître dans le dernier numéro spécial de la revue "Souffles" (4 avenue Pasteur, Rabat, Maroc) "Pour la Révolution Palestinienne" sous le titre "Le Judaïsme Marocain et le Sionisme". Dans ce même numéro, il y a une autre étude de ce même auteur "L’Etat d’Israël est-il une nation ?". Dans une note biographique, il est indiqué qu’Abraham Serfaty est "né en 1926 à. Casablanca. Ingénieur des Mines. Professeur à l’Ecole Mohammedia- d’ingénieurs, de Rabat. Milite dans le mouvement national depuis 1944."
Voir en ligne : l’article sur le site de la revue Période
Abraham Serfaty
Emmanuel Lévyne
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Souvenir de 1963 : quand l’idéologie sioniste se faisait allumer
A l’occasion de Hanoukka, la "fête des Lumières" , nous publions ici un chapitre du livre d’Emmanuel Lévyne "Judaïsme contre Sionisme" ( page 100-114) Editions Cujas 1969.
Décembre 1963
LE JUDAISME ET LA RÉSISTANCE
Un quatre est toujours un quatre
La lutte héroïque du prêtre Matthatias et de ses fils avait eu pour cause initiale leur volonté de libérer la nation juive de l’oppression spirituelle ; ils désiraient pratiquer leur religion sans aucune restriction et ne pas être assujettis à une culture étrangère : l’Hellénisme. Mais leur révolte légitime une fois victorieuse, ils devinrent pareils à leurs ennemis, ils adoptèrent leurs méthodes : expansion territoriale, expulsion des populations non juives de leurs terres, conversions forcées et massives, répression cruelle et brutale des mouvements populaires juifs. L’opprimé était devenu oppresseur. N’est-ce pas exactement ce qui se passe à nouveau en Palestine et dans le monde ? N’est-ce pas l’essence même du drame algérien ? Le mouvement sioniste est né de l’antisémitisme, c’est-à-dire de l’intolérance religieuse et politique ; il se proposait de mettre fin aux persécutions dont était victime le peuple juif, et pour atteindre ce but, il s’est constitué en force politique et militaire, puis en État souverain. Il portait donc dès sa genèse le signe de la malédiction du 4 de Canaan, et dès lors, il fut contraint d’obéir à la loi du 4, de la souveraineté et du pouvoir humains, qui conduisent inexorablement à l’asservissement et à l’oppression de l’homme par l’homme : d’abord de l’étranger, puis de son propre frère. Les 900 000 réfugiés arabes, Déïr-yacin, Kybia, Kfar-Kassem, Suez, la discrimination raciale envers les Juifs d’origine nord-africaine, les persécutions contre les Juifs orthodoxes et les opérations policières de style nazi dans les ghettos de Jérusalem, la collaboration avec l’armée allemande, tous ces événements tragiques étaient prévisibles dès la création du sionisme, ils étaient inscrits dans son destin à sa naissance, alors que ce mouvement était représenté par une poignée d’intellectuels idéalistes, disciples de Tolstoï qui auraient été bien incapables de tuer une mouche ; mais leur esprit, en concevant l’État juif, était en train de concevoir un monstre, qui ne pourrait se conduire autrement que comme un monstre et un moloch.
La révolte des Macchabées pouvait être considérée comme inspirée par l’idéal prophétique : révolte contre un pouvoir oppressif. Mais en utilisant la violence. Les Macchabées finirent eux aussi par former un pouvoir oppressif et par violer les principes les plus essentiels de la tradition juive pour la défense desquels ils avaient déclenché la révolte.
S’il est une institution que l’on peut considérer comme essentielle au Judaïsme, c’est bien le Sabbat. Comme le disent les Sages, l’observation du Sabbat équivaut à l’observation de toute la loi ; et il suffirait que tous les Juifs observent scrupuleusement deux Sabbats consécutifs pour que le Messie vienne. Le Sabbat est le fondement et le sommet de tout l’édifice mosaïque. il en est le couronnement. Et cette conception était tellement enracinée dans le peuple, que les Juifs préféraient mourir plutôt que de profaner le Sabbat. Ainsi des garnisons juives se laissaient massacrer plutôt que de profaner le Sabbat en portant des armes et en se battant. Or c’est à profaner le Sabbat et les autres lois religieuses que les Héllénistes poussaient et contraignaient les Juifs. C’est pourquoi, le prêtre Matthatias et ses fils appelèrent le peuple à se soulever à la suite de l’événement que l’on sait :
« L’occasion de la rébellion fut l’érection à Modin, village du prêtre Matthatias, d’un autel païen devant lequel la populace assemblée devait accomplir des sacrifices. Comme l’un des notables locaux se levait pour donner l’exemple, Matthatias, l’égorgea. Puis avec ses cinq fils, il se retourna contre le commissaire du roi qui partagea le même sort. Après avoir détruit l’autel, ils s’enfuirent dans les collines, suivis par les éléments les plus intransigeants de la population et levèrent l’étendard de la révolte. » (Cécil Roth, Histoire du Peuple Juif, p. 85) [1].
La Résistance commençait. Qui donc oserait condamner le geste du prêtre ? Dieu et la Justice étaient de son côté. C’était pour défendre la religion du Dieu d’Israël. Mais la contradiction inhérente à toute défense du droit et de la justice par la force brutale n’allait pas tarder à se manifester.
« Les grecs étaient passés maîtres dans l’utilisation d’une stratégie très simple contre les Juifs : ils se battaient contre eux le jour où les Juifs refusaient de se défendre. Un jour de sabbat, l’une des bandes d’insurgés se trouva encerclée, et se laissa égorger jusqu’au dernier homme, plutôt que de lever le plus petit doigt pour se défendre. Il devenait évident que si ce fait précédent se reproduisait l’écrasement de la révolte ne serait plus qu’une affaire de temps. Matthatias était assez puissant pour s’élever au-dessus des règles religieuses admises et il donna à ses compagnons des instructions pour que la lutte en cas de légitime défense fût considérée comme permise même le jour où Dieu avait commandé le repos. » (Ibid. p. 86).
Ainsi la Violence, par laquelle Matthatias voulait défendre la Loi, le contraignait à profaner et à violer cette Loi. N’est-ce pas là une preuve éclatante que cette Loi et cette Violence sont incompatibles ? Qui veut utiliser la Violence doit violer la Loi : et qui veut respecter la Loi doit s’interdire l’utilisation de la Violence. Ainsi se révèle le mensonge de ceux qui appellent à la violence pour défendre Dieu et la Justice. En réalité ce sont d’autres motifs, qui n’ont rien à voir avec Dieu et la Justice qui les inspirent et les animent et cela qu’ils en aient conscience ou non. Quels sont ces motifs ? Ils ne tarderont pas à se révéler. Pour le moment, soulignons bien la contradiction. Matthatias appelle à la violence pour défendre la Loi de Dieu, et lui, la violence le fait violer la Loi de Dieu. Matthatias s’hellénise en luttant contre les Hellénistes par la force brutale.
D’autre part admirons cette Loi de Moïse et la subtilité de son esprit pédagogique. Elle obligeait les Juifs à être objecteurs de conscience 1 jour sur 7 ; elle leur permettait théoriquement d’utiliser la violence, les autres jours, mais pratiquement elle le leur interdisait : engager une bataille dans la semaine, c’était se condamner à être mis hors de combat le Sabbat. Permettre théoriquement et interdire pratiquement ce qui est contraire à son esprit, par l’établissement de difficultés techniques presque insurmontables, telle est la méthode psychopédagogique de la tradition juive, qui explique et résout ses contradictions et ses incohérences formelles ; elle réalise l’esprit par l’antinomie et l’absurdité juridiques. Moïse n’était pas un législateur rigoureux, mais un pédagogue génial [2].
Après de nombreuses péripéties, des alternances de batailles gagnées et de batailles perdues, la révolte macchabéenne triompha ; et alors qu’elle s’était assigné comme but de rétablir la liberté religieuse, elle poussa jusqu’à la libération politique et nationale. Ce fut le dernier survivant des cinq fils de Matthatias, Siméon, qui eut l’honneur de faire disparaître les derniers vestiges de la domination étrangère. Et alors le motif profond de la révolte macchabéenne se révéla au grand jour : la conquête du pouvoir spirituel et temporel : Siméon se fit conférer les titres de grand prêtre et de prince de la nation juive, qui s’était de nouveau constituée en État indépendant et souverain. Le 4, le Nombre des trônes, de Juda, quatrième fils de Jacob, sortait grand vainqueur. Les Juifs n’allaient pas tarder à faire l’expérience qu’un 4 juif est toujours un 4, et qu’il n’a rien à envier au 4 grec, romain ou autre en ce qui concerne son caractère propre, existentiel ; un 4 est toujours un 4, c’est-à-dire une oppression et une exploitation de l’homme par l’homme.
Après la mort de Siméon, ce fut son troisième fils, Jean Hyrcan qui lui succéda. Sous son règne les caractères du 4 contenus en germe dans la révolte maccabéenne allaient se développer et se manifester avec éclat. Si encore du vivant de Juda, la révolte conserva son masque religieux et spirituel, après sa mort il tomba : ses frères découvrirent leurs intentions véritables, qui n’avaient rien à voir avec la défense de la religion juive et les principes essentiels de la Thora.
« Plus agressifs et plus ambitieux, relate Cécil Roth, ils se mirent délibérément à étendre les territoires sous leur loi. Ils obéissaient à l’âpre morale du combat qui était universellement dominante à cette époque. Les peuples conquis ne pouvaient guère s’attendre à être pris en considération par eux. Dans bien des cas ils étaient expulsés, dans les autres ils étaient convertis de force au Judaïsme... A ces acquisitions, Siméon ajouta l’important port maritime de Jaffa, dont il expulsa les habitants Gentils »(Ibid. p. 93).
L’histoire est un éternel recommencement, dit-on. On voit que l’histoire israélienne n’est que la répétition de l’histoire juive ancienne. L’histoire de l’Etat d’Israël était déjà terminée lorsqu’elle a commencé. La leçon de l’Histoire juive, celle des Macchabées en particulier, nous apprend avec précision et certitude le destin de l’Etat d’Israël.
L’impérialisme devint le contenu principal de la politique de Jean Hyrcan.
« Sous Jean Hyrcan, l’expansion devint le mot d’ordre de la politique nationale. Il repoussa les frontières de l’Etat de tous les côtés. Et toutes les populations des territoires conquis étaient obligées d’embrasser la religion juive »(Ibid.p.93).
Après la mort de Jean Hyrcan en 104, ce fut son fils aîné Juda ou Aristobule qui lui succéda. Il continua la politique d’expansion de son père. Un siècle après la révolte des Macchabées, la superficie de l’Etat juif avait décuplé. Cependant, si la politique extérieure était triomphale, la politique intérieure, elle, marchait moins bien : Matthatias et ses fils avaient réussi à soulever le peuple juif, parce qu’ils avaient donné comme but à la lutte la libération religieuse. Mais la Violence devait les entraîner sur les chemins du 4, qui tous mènent à « Rome », c’est-à-dire au Pouvoir, à la Possession, à la Souveraineté. Or la souveraineté humaine est contraire à l’essence de la Thora. Toute personne ou tout groupe d’hommes qui veut accéder à la souveraineté se condamne à rencontrer sur la voie royale l’opposition catégorique de Dieu et de la Thora en la personne de leurs serviteurs fidèles, donc à les combattre et à réprimer et à mâter leur opposition. Ainsi les Asmonéens qui avaient engagé la lutte contre le Pouvoir helléniste avaient maintenant pris sa place. Par rapport au peuple, ils occupaient exactement la même position que l’oppresseur étranger.
« Au cours de cette période, raconte Cécile Roth, le fossé s’agrandit entre la maison régnante et certains de ses sujets. Les frères Asmonéens avaient pris le pouvoir en tant que chefs de la révolte populaire. Le caractère héréditaire avait été conféré à leur maison par la grande assemblée des prêtres et du peuple et des chefs de la nation et des anciens du pays. Les éléments au moins d’une théocratie démocratique étaient saufs.
« Après le retour de l’exil, la plus haute autorité de l’Etat juif avait été le grand prêtre, dont l’influence s’exerçait uniquement en vertu de son office spirituel. Que Juda Aristobule et ses successeurs aient pris le titre de Roi, introduisait un élément tout à fait neuf dans la constitution.
« D’après une tradition immémoriale, la royauté était réservée à la maison de David. Mais cette conception n’était peut-être pas encore si généralement répandue qu’elle le sera plus tard. Néanmoins le cumul du rang de roi et de l’office de Grand Prêtre investissait la nouvelle dynastie d’un pouvoir que n’avaient pas connu même les souverains des jours héroïques du royaume israélite.
« Une puissante fraction du peuple trouvait à redire à cette concentration écrasante du pouvoir dans les mains d’une seule personne. Ils avaient bien voulu combattre pour leur religion. L’indépendance politique était, d’ autre part, un souvenir si lointain, qu’ils n’y attachaient pas grande importance... Quand la monarchie fut rétablie, et que les abus inhérents à l’institution se montrèrent d’eux-mêmes, quelques uns de ceux-là commencèrent à se rappeler presque avec regret les conditions antérieures, et le rétablissement de l’hégémonie des Gentils dans le domaine politique.
Cette « puissante fraction du peuple » qui s’opposait aux princes de l’Etat juif, à l’existence même de l’Etat juif, donna naissance au parti des Pharisiens. Comment se forma le parti des Pharisiens, quelles étaient ses tendances, dans quelles classes de la nation recrutait-il, voici ce que nous dit Cécil Roth :
« Au temps du premier Temple, et même après le retour de l’Exil, les prêtres avaient été considérés comme les dépositaires officiels de l’enseignement et de la tradition. Leur devoir était d’interpréter la « Thora » et de formuler des décisions sur les points difficiles de la loi et de la pratique. Mais, depuis les jours d’Esdras, la « Thora » était devenue la propriété du peuple tout entier. On la lisait et on la commentait fréquemment dans toutes les villes et les villages, et la déférence qui entourait les Prêtres, se trouva reportée sur tous ceux qui se montraient habiles à expliquer les Ecritures Saintes (leurs disciples les appelaient respectueusement « Rabbi », c’est-à-dire « Mon Maître »).
« La tradition s’était élargie par jurisprudence ; les décisions ou les pratiques d’un Rabbi servaient de guide aux générations suivantes ; une somme considérable de traditions orales se développa, renforçant et éclaircissant le texte biblique ; des idées neuves étaient assimilées et recevaient une teinture juive.
« C’est ainsi qu’était né un corps d’enseignement plus moderne, plus souple, plus vivant que les prêtres du Temple. L’interprétation de la Bible, telle que la concevaient les rabbis, était moins stéréotypée ; leurs décisions en matière légale tendaient à plus de douceur, et ils n’avaient pas de scrupules à tourner au besoin la lettre stricte de la « Thora » par des fictions légales transparentes. Ils consolaient des vicissitudes de ce monde par la doctrine de l’immortalité des âmes et de la résurrection des morts, que les prêtres niaient ardemment (ne pouvant s’autoriser d’aucun passage biblique sur ce point).« Pour la pratique, les décisions respectives en matière légale reflétaient des intérêts divergents des deux classes -aristocratie foncière d’une part, les artisans et les petits propriétaires de l’autre.
« C’est ainsi que se développèrent deux partis dans l’Etat :
l’un considérant le Temple comme le centre de l’instruction et d’un culte sacrificiel, tandis que l’autre cherchait la lumière où il pouvait la trouver. L’un était essentiellement conservateur, l’autre éclectique, tant pour la doctrine que pour la pratique. L’un était recruté principalement parmi les prêtres, épaulés par l’aristocratie et les propriétaires fonciers, l’autre parmi la basse et la moyenne classe. Le premier soutenait la monarchie absolue, dévolue aux Grands-Prêtres héréditaires, le second penchait pour la démocratie.
Graduellement, le premier parti prit le nom de la famille sacerdotale de Zadok, ancêtre des Asmonéens,« Tsedoukim », ou Sadducéens, tandis que les autres recevaient l’appellation de « Perouchim » (Pharisiens) ou dissidents » (Ibid. p. 96).
Dans les cours d’instruction religieuse des pays de langue française on se sert, pour l’Histoire Sainte, d’un manuel rédigé par Arthur Weil, rabbin de la communauté israélite de Bâle, qui présente ainsi aux enfants les événements :
« La fin du principat de Hyrcan fut troublée par des querelles religieuses auxquelles ce prince fut entraîné à prendre part. De son temps, en effet, une scission se produisit parmi les habitants de la Judée. La masse du peuple et ses guides religieux n’avaient d’autre ambition que de vivre tranquillement. La splendeur extérieure de l’Etat comptait peu à leurs yeux ; aussi avaient-ils la guerre en horreur et plaçaient-ils la béatitude du monde futur au-dessus de tout bien-être terrestre. Ils s’abstenaient scrupuleusement de toutes les choses prohibées par la Loi écrite ou par la loi orale et évitaient le contact avec les païens, qui avaient été cause de tant de malheurs. En raison de cette double abstention, leurs adversaires les qualifiaient du nom de Perouchim (Pharisiens) qui signifie : « séparés » (des autres).
« Les Sadducéens (Tsadoukim, probablement du nom de Tsadok, fondateur de cette secte) se recrutaient, au contraire, pour la plupart dans les familles riches, qui avaient des relations avec les païens et les peuples voisins de la Judée. Se sentant trop à l’étroit dans l’observance scrupuleuse de la Loi et des traditions juives, ils cherchèrent à se débarrasser des commandements qui n’étaient pas expressément formulés dans la Thora. Ils niaient toute tradition et rejetaient la doctrine des récompenses et des peines futures. L’éclat extérieur de l’Etat leur paraissait plus désirable qu’un fidèle attachement à la Thora. Ce parti était moins nombreux que celui des Pharisiens, mais il était plus puissant et cherchait à imposer ses conceptions par la force »(p. 190-191).
Ainsi le Pharisaïsme loin d’être le parti des dévots hypocrites, le parti des clercs au service de la classe dirigeante et bourgeoise, le Pharisaïsme était un parti révolutionnaire et libéral au service du peuple. Le parti de la classe bourgeoise et des dirigeants, des propriétaires fonciers, des riches, des généraux, des militaires, des prêtres était le parti des Sadducéens, c’est-à-dire des descendants de Zadok, ancêtre des Asmonéens. Les positions étaient maintenant bien nettes, sans aucune équivoque : la révolte macchabéenne avait été une révolte bourgeoise contre le peuple. Ce ne devait pas être la dernière fois que la bourgeoisie juive, sous le prétexte de le libérer et de l’émanciper, a entraîné le peuple dans des aventures sanglantes ce qui nécessitait préalablement et corrélativement de détruire l’autorité et l’influence de la Thora et des rabbis sur le peuple, lesquels ne pouvaient manquer de s’opposer aux entreprises criminelles de cette bourgeoisie. La liberté et l’émancipation du peuple sont dans la soumission et la consécration à la Thora et à Dieu ; quiconque veut libérer le peuple du joug de la Royauté du Ciel vise en réalité à le lier au joug des Rois de la Terre, au joug des banquiers, des politiciens, des militaires. Le parti du peuple libre, c’est le parti de la Thora et le parti de la Thora c’est le parti du peuple libre. Le parti qui est contre la Thora c’est le parti qui est pour l’Etat, c’est le parti qui livre le peuple aux puissances politiques, financières et militaires.
Ainsi, quel bon chrétien, fidèle lecteur de l’Evangile, l’aurait soupçonné, et même quel Juif, même religieux en a conscience : le Pharisien, à son origine, ne désigne pas un dévot hypocrite ou même sincère, mais un anarchiste ; il a une signification essentiellement politique [3] : adversaire de l’Etat et de ses représentants -de ses princes et de ses valets. Mais sa conviction politique, son anarchisme n’est pas la conséquence d’une recherche frénétique d’une liberté anarchique, individualiste et égocentrique ; au contraire, elle résulte de sa libre soumission, de son esclavage volontaire à la Loi et à Dieu. Comme Tolstoï, le Pharisien pensait « que pour avoir la force de refuser d’obéir à l’autorité humaine, il faut obéir à Dieu, car il est impossible de dire tout à coup je ne veux plus obéir aux hommes ». On ne peut le faire qu’en se soumettant à la loi divine suprême commune à tous. On ne peut être libre en violant la loi suprême. On ne peut être libre que dans la mesure où l’on observe la loi suprême. Et plus les hommes vivront ainsi, plus ils seront en mesure de ne plus se courber devant la puissance de l’homme et de s’en affranchir ». C’est pourquoi les Pharisiens étaient si attachés à la Thora, qu’ils la répandaient et la diffusaient dans le peuple, qu’ils la rendaient populaire. Le Pharisien était un profond et ardent humaniste, la personne humaine était sacrée à ses yeux, mais il avait conscience, comme le dit Berdiaev, que tout humanisme sans Dieu dégénère en inhumanisme.
« Dieu est humain, mais l’homme est inhumain ».
« L’humanisme se métamorphose en anti-Humanisme. L’affirmation que l’homme se suffit à lui-même, se transforme en négation de l’homme, aboutit à la décomposition du principe proprement humain en un principe prétendant dépasser l’humain, le « surhomme », et en un autre incontestablement inférieur à l’humain ; c’est l’animalo-divinité, au lieu de l’humano-divinité qui est ainsi affirmée ».
Le Pharisaïsme n’est pas une doctrine religieuse qui ne s’intéresse pas à la politique. Le Pharisaïsme, en son essence, est l’Anarchisme, qui est la doctrine politique de la Bible et de l’Hébraïsme, comme cela ressort avec éclat dans le chapitre VIII de Samuel. Mais c’est un anarchisme d’essence religieuse et mystique. Les anarchismes socialistes et athées en sont de pâles reflets, ils en représentent des formes dégradées.
Les véritables rabbins se reconnaissent non pas tant à leur érudition et à leur piété, mais à leur position envers l’Etat, ses princes et ses généraux. Les grands rabbis d’Israël, ceux qui ont fait du peuple juif un peuple de l’Eternel, un peuple indestructible, ont toujours adopté la même attitude, quelle que soit leur situation dans le temps ou dans l’espace, sur le plan politique : hostilité déclarée envers tout Etat juif et ses dirigeants, auxquels ils préfèrent la domination politique étrangère, à la condition que leur soit laissée une entière liberté et autonomie religieuse. Telle était la position des premiers pharisiens au temps de la Maison Asmonéenne, telle sera la position de Rabbi Yohanan Ben Zakaï au temps des Romains, telle est encore aujourd’hui la position des rabbis orthodoxes de Jérusalem -les « Netourei Karta ». Les rabbins et les religieux qui soutiennent un Etat juif sont de faux pharisiens. D’aucuns s’étonnent du climat hostile à la religion orthodoxe à l’intérieur de l’Etat d’Israël, et pensent qu’avec le temps les choses s’arrangeront. Ceux-là ne comprennent rien à la doctrine pharisienne : la Thora et l’Etat sont deux ennemis irréductibles : la force de l’un cause la faiblesse de l’autre. Les dirigeants de l’Etat d’Israël savent bien ce qu’ils font en désacralisant le peuple juif et ses institutions spécifiques ou en s’attachant des rabbins perfides pour bénir et sanctifier leur Etat. Les rabbins qui collaborent avec l’Etat d’Israël sont des néo-sadducéens.
Cécil Rhot dit que : « Tant que le danger extérieur fut menaçant l’unité nationale continua à se maintenir ». Le refrain n’a pas changé jusqu’aujourd’hui. Il n’y a pas d’exploitation et d’oppression à l’intérieur s’il n’y a pas d’ennemis à l’extérieur. L’Etat est une institution dont la fonction est d’exploiter et d’opprimer le peuple, de le faire suer sang et eau, au bénéfice de la classe dirigeante. L’ennemi extérieur lui permet, en jouant sur le sentiment national et patriotique, de lui faire avaler son sort malheureux. « Quiconque se révolte et fomente des troubles à l’intérieur, fait le jeu de l’ennemi, c’est un traître ». D’autre part, l’ennemi justifie la création et le développement d’une armée dont la puissance est souvent illusoire contre l’extérieur, mais qui est toujours assez forte pour maintenir l’ordre bourgeois à l’intérieur et réprimer toute tentative de soulèvement.
Mais tout système étatiste, surtout en Israël, porte les germes de sa propre destruction, et il est condamné, dès sa naissance, à dégénérer et à se disloquer tôt ou tard. C’est ce qui ne tarda pas à se produire avec l’Etat asmonéen.
« Vers la fin du règne de Jean Hyrcan, le caractère de la maison régnante commença à dégénérer. Son successeur, le roi Aristobule, singea les coutumes grecques, et se plongea dans une querelle de palais féroce, qui le conduisit à empoisonner sa nièce et à tuer son frère. Alexandre Jannée lui-même agit à la manière d’un despote oriental, sans scrupule, assoiffé de sang et passionné, et il maintint son autorité par l’épée de mercenaires étrangers » (Cecil Roth Histoire du Peuple Juif p. 97).
La révolte du peuple juif, des pharisiens, contre l’Etat éclata au cours d’une manifestation religieuse à l’occasion de la Fête des Cabanes :
« A un banquet donné en l’honneur du retour du roi d’une expédition militaire triomphale, un chef pharisien lui demanda ouvertement de dissocier les fonctions civile et religieuse qu’il remplissait, et de choisir l’une ou l’autre ; et une justification légale, de nature peu flatteuse, fut trouvée pour mettre en question son droit à la prêtrise. Sitôt après, à la fête des Tabernacles, alors qu’il officiait dans le Temple, le Roi prêtre pour se venger exprima publiquement son mépris de l’enseignement pharisaïque en versant la libation d’eau à ses pieds et non sur l’autel : point peu important mais qui indiquait son attitude envers le nouveau cérémonial non prescrit par le Pentateuque.
« Le peuple, irrité, lui jeta à la tête des cédrats apportés en l’honneur de la fête, et l’ordre ne fut rétabli qu’après bien des effusions de sang. Plusieurs chefs pharisiens s’enfuirent hors du pays.
« Le mécontentement continua de couver, jusqu’à ce qu’en 94, Alexandre revint, discrédité, d’une campagne malheureuse. Les sentiments du peuple s’exaspérèrent à nouveau. Jérusalem entra en rébellion. Pendant six ans la guerre civile fit rage férocement. Les insurgés pharisiens ne pouvaient s’égaler aux mercenaires endurcis du roi. Cependant ils refusaient de transiger, et préférant une loi étrangère à l’oppression arbitraire d’un fils de leur propre peuple, ils appelèrent à l’aide Demetrius II, maître de la Syrie à cette époque. Alexandre subit une défaite écrasante (Ibid, p. 97).
Tout cela se termina, ou plutôt commença à se terminer en 63 avant J.C. par la prise de Jérusalem par Pompée, dont l’intervention avait été souhaitée par tous les partis juifs. La fin de la fin fut la destruction du Temple en 70 et la grande dispersion.
Quand on considère la révolte macchabéenne, comment elle débuta et comment elle se termina, on ne peut s’empêcher de s’étonner qu’elle ait donné lieu à une fête, petite fête il est vrai, mais fête quand même. Peut-être faut-il voir dans la fête une leçon qui contredit et désavoue les événements qu’elle commémore. Elle se déroule en plein hiver à une époque où la lumière solaire est la plus réduite. Un midrach raconte que si les Juifs n’allumaient pas les bougies de ’Hanoukka, la lumière du soleil continuerait à décroître jusqu’à s’éteindre complètement. Et les lumières de Hanoukka ont elles-mêmes une origine miraculeuse ; une fiole d’huile qui ne pouvait alimenter les chandeliers du Temple que pendant une journée a suffi pour 8 jours. Lorsqu’lsraël est opprimé, lorsqu’Israël traverse l’hiver historique, qu’il plonge dans l’obscurité et que d’après les lois de la nature il devrait s’éteindre et disparaître, alors Israël doit survivre en s’appuyant uniquement sur le miracle, il doit attendre patiemment que l’hiver et l’ombre passent et que la lumière reprenne le dessus et réduise les ténèbres, grâce à sa foi en Dieu et à la pratique de ses commandements. C’est ce que n’ont pas compris les Macchabées, qui ont voulu précipiter la délivrance en agissant par leurs forces humaines. En fait de délivrance, ce sont les catastrophes, les deuils, les esclavages, les servitudes et les oppressions qu’ils ont précipités et multipliés. Il est remarquable et très significatif que les rabbins ont ordonné de lire le Sabbat de ’Hanoukka les chapitres du livre du prophète Zaccharie où se trouve la condamnation catégorique de la violence : « NON PAR L’ARMEE, NON PAR LA VIOLENCE, MAIS SEULEMENT PAR MON ESPRIT ».
Emmanuel Lévyne "Judaïsme contre Sionisme" (p 100-114) Editions Cujas 1969
[1] Nous avons choisi, pour nos citations, une histoire juive publiée par les sionistes (éditions de la Terre Retrouvée). Car « c’est de la forêt elle-même que sort le manche de la hache du bûcheron » (Talmud Sanhédrin 39b).
[2] Sur le caractère personnaliste et anarchiste de Moïse, lire le remarquable article du rabbin M. Sal : « Quelques réflexions sur l’évolution biologique selon le premier chapitre de la Genèse » dans la « Revue d’Histoire de la Médecine Hébraïque n° 45, Octobre 1959.2
[3] A propos de l’étymologie de nom des pharisiens « perouchim », Cécil Roth note : « Que la différence entre les sectes ait été d’une essence bien plus politique que théologique, quoique ayant trait à la méthode d’interprétation de la Loi semble probable à cause de l’amertume des sentiments réciproques et du rôle qu’ils jouèrent dans les affaires d’Etat ».
Emmanuel Lévyne
décembre 07, 2019
St Thomas d’Aquin évoque le prédicateur Mahomet
« Les fondateurs de sectes ont procédé de manière inverse. C'est le cas évidemment de Mahomet qui a séduit les peuples par des promesses de voluptés charnelles au désir desquelles pousse la concupiscence de la chair. Lâchant la bride à la volupté, il a donné des commandements conformes à ses promesses, auxquels les hommes charnels peuvent obéir facilement. En fait de vérités, il n'en a avancé que de faciles à saisir par n'importe quel esprit médiocrement ouvert. Par contre, il a entremêlé les vérités de son enseignement de beaucoup de fables et de doctrines des plus fausses. Il n'a pas apporté de preuves surnaturelles, les seules à témoigner comme il convient en faveur de l'inspiration divine, quand une _uvre visible qui ne peut être que l'_uvre de Dieu prouve que le docteur de vérité est invisiblement inspiré. Il a prétendu au contraire qu'il était envoyé dans la puissance des armes, preuves qui ne font point défaut aux brigands et aux tyrans. D'ailleurs, ceux qui dès le début crurent en lui ne furent point des sages instruits des sciences divines et humaines, mais des hommes sauvages, habitants des déserts, complètement ignorants de toute science de Dieu, dont le grand nombre l'aida, par la violence des armes, à imposer sa loi à d'autres peuples. Aucune prophétie divine ne témoigne en sa faveur ; bien au contraire il déforme les enseignements de l'Ancien et du Nouveau Testament par des récits légendaires, comme c'est évident pour qui étudie sa loi. Aussi bien, par une mesure pleine d'astuces, il interdit à ses disciples de lire les livres de l'Ancien et du Nouveau Testament qui pourraient le convaincre de fausseté. C'est donc chose évidente que ceux qui ajoutent foi à sa parole, croient à la légère. »
Source : Somme contre les gentils Livre 1, chapitre 6
http://docteurangelique.free.fr/bibliotheque/sommes/contragentiles.htm
8 DÉCEMBRE IMMACULÉE CONCEPTION DE LA BIENHEUREUSE VIERGE MARIE
IMMACULÉE CONCEPTION
DE LA BIENHEUREUSE VIERGE MARIE
Références :
Gen 3,9-15.20 : http://www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/9an4elc.htm
http://www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/9a421ec.htm
Eph 1,3-6.11-12: http://www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/9aeu4va.htm
Lc 1,26-38: http://www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/9bih1oa.htm
« Je vous salue Marie, pleine de grâce ». Depuis des siècles, des milliers, des millions de fois par jour, la Vierge Marie est saluée par les fidèles avec la salutation de l'Archange, que nous entendons résonner de nouveau dans l'Évangile d'aujourd'hui. Les enfants de l'Eglise apprennent des paroles de l'Archange Gabriel qu’en Marie Très sainte se réalise avec plénitude le mystère de la grâce de Dieu. L'Apôtre saint Paul enseigne que le Père fit demeurer toute plénitude en son Fils incarné (cf. Col 1,12-20), mais cette plénitude déborde du Christ, et de la Tête elle se répand sur le corps Mystique, qui est l'Eglise. Avant de descendre sur le corps, la plénitude du Christ se répand d’une façon unique, qu’on ne peut répéter, sur Marie, prédestinée dès l'éternité à être la Mère de Dieu.
Significativement, la liturgie rappelle dans la première lecture la figure d'Eve, la mère de tous les vivants. Les Pères ont vu en Marie la Nouvelle Eve, qui dénoua le noeud lié par la première femme. Le noeud de la désobéissance embrouillé par Eve, est dénoué par l'obéissance de Marie. Et comme Eve fut créée dans la pureté et dans l'intégrité, ainsi la Nouvelle Eve fut miraculeusement préservée de la contagion de la faute originelle, parce qu'elle devait donner l'humanité au Verbe, qui s'incarnait pour notre rachat. Saint Irénée compare la virginité de la terre pure dont fut tiré Adam à la virginité de l'humanité immaculée de Marie, dont fut tiré le second Adam : « Comme l'homme qui fut modelé le premier, Adam, reçut sa substance d'une terre inculte et encore vierge - Dieu, en effet, n'avait pas encore fait pleuvoir et l'homme n'avait pas travaillé la terre (cf. Gen 2,5) - […] ainsi, en récapitulant Adam en lui-même, Lui qui est le Verbe, il prit justement de Marie, qui était encore vierge, la génération qui est la récapitulation d'Adam » (Adversus haereses, III, 21, 10 http://www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/cpq.htm).
Le bienheureux Pontife Pie IX a défini, le 8 décembre 1854, que c’est un dogme de foi révélé par Dieu que « la très heureuse Vierge Marie au premier instant de sa conception, par grâce singulière et privilège de Dieu tout-puissant, en vue des mérites de Jésus-Christ, Sauveur du genre humain, a été préservée exempte de toute tache de péché original » (Denz. - Schönm., 2803 http://www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/e1o.htm#d4l). Si la proclamation officielle du dogme est relativement récente, la profession de foi des chrétiens et de la liturgie elle-même, sur ce sujet, est très ancienne. En outre, quatre années plus tard, la Vierge Marie en personne, en apparaissant à Lourdes à sainte Bernadette, confirma de nouveau la vérité de la doctrine en se présentant par ces mots : « Je suis l'Immaculée Conception ».
La prédestination de Marie à cette grâce singulière - consistant dans la suspension du décret universel en vertu duquel chaque homme, dès l'instant de sa conception, est contaminé par le péché d'origine - nous mène dans les méandres les plus écartés du mystère du plan salvifique de la Très sainte Trinité. Dieu un et Trine a prévu depuis toujours l’incarnation future du Verbe, qui a pour fin la rédemption du genre humain tombé dans le péché, et il a donc prédestiné la Mère très pure de qui il aurait tiré l'humanité incontaminée, que le Fils aurait assumée pour rétablir en Lui la pureté originaire de la créature et la réorienter vers la gloire éternelle.
C’est pour ce motif que la liturgie, dans la deuxième lecture, nous rappelle, avec saint Paul, que le dessein de Dieu sur nous consiste à vouloir nous contempler, à la fin, saints et immaculés face à Lui. La pureté des origines a été perdue, apparemment de façon irrémédiable. Mais Dieu trouva la solution adaptée pour retourner le désastre causé par le mauvais usage de notre liberté. En Marie Immaculée, l'humanité brille de nouveau de cette pureté originaire qui semblait irrémédiablement perdue
.
L'Immaculée Conception de Marie est la conséquence directe de sa Maternité divine. Saint Anselme d'Aoste l’écrit : « Il était juste que soit ornée d'une pureté supérieure, à laquelle on ne puisse rien concevoir de plus grand si ce n’est la pureté de Dieu même, cette Vierge à qui Dieu le Père devait donner son Fils de façon si spéciale, puisque ce Fils serait devenu le Fils commun et unique de Dieu et de la Vierge » (De conceptu virginali et originali peccato, XVIII). Ce lien entre le privilège de la Maternité divine et celui de l'Immaculée Conception de Marie, marque aussi sa supériorité à notre égard. Elle est certainement l’image parfaite de l'Eglise du Ciel, de la Jérusalem nouvelle et triomphante, qui n'a plus ni tache ni ride, au-delà de la douleur et de la mort. C’est pourquoi la Préface d'aujourd'hui déclare : « En Elle tu as marqué le début de l'Eglise, Épouse du Christ sans tache et sans ride, resplendissante de beauté ». Mais même au Ciel, Marie n'est pas et ne sera jamais une simple disciple, serait-ce la plus sublime, de son Fils. Elle est et sera toujours la Mère de Dieu, la Mère de l'Eglise, la Reine des anges et des saints. C’est pourquoi la Préface ajoute : « Et toi [Père saint], tu la prédestinais sur chaque autre créature pour être pour ton peuple avocate de grâce et modèle de sainteté ». Marie fut Immaculée parce qu'elle devait être la Mère de Dieu. Elle n’a pas seulement reproduit en elle la grâce originelle de la pureté, ni cet état final de vie bienheureuse, que nous aussi, en collaborant avec la grâce divine, nous pouvons espérer rejoindre un jour : Marie Immaculée est la Pleine de grâce. Pas seulement une disciple du Christ, qui a dépassé avec le secours de la grâce les liens du péché, mais plutôt le totius Trinitatis nobile triclinium, le noble lieu de repos de la Trinité (saint Thomas d'Aquin, Expositio salutationis angelicae, I). Cette partie élue de l'Eglise dont nous espérons nous aussi faire partie, qui pourra un jour chanter joyeusement devant le trône du Très haut, aura toujours pour Mère et Reine l'Immaculée Pleine de grâce.
CONGREGATIO PRO CLERICIS
décembre 02, 2019
A propos de l'Appel e ngagé par Mgr BARBARIN
Si ce prélat connaissait les bases du Droit Canon et de la Théologie Morale, il saurait qu’il ne peut en aucun cas se retrancher derrière le secret de la confession, pour n’avoir pas signalé les agissement de ce ou de ces ecclésiastiques.
Le secret de la confession suppose une confession qui n’existe au sens canonique et théologique, que si notamment ces deux conditions sont remplies : le ferme propos de ne pas recommencer d’une part, de faire pénitence d’autre part.
Outre ces points, le principe de conseils ou d’orientations donnés par l’évêque – souventes fois -, à l’ecclésiastique, ne constitue pas non plus une confession et de ce fait le secret lié à ce sacrement est inexistant.
La réitération du délit, annule toutes les conséquences du sacrement et même, sans aller plus outre, suffit à ne donner aucun motif à la conservation d’un secret.
JPB
https://www.nouvelobs.com/justice/20191128.OBS21661/pedophilie-dans-l-eglise-le-silence-de-barbarin-au-c-ur-de-son-proces-en-appel.html?fbclid=IwAR3fV9dOGFMQGCNwGvoB0dML5RCeXoL3DRVAtbTghyoz63nZkn6ubjbu6UU
novembre 17, 2019
novembre 11, 2019
Libérer les âmes du purgatoire - Terres de Mission n°147 - TVL
Est presque parfaire la prestation par ce prêtre quant à ce
qu’il déclare relativement aux désincarnés et surtout quant à nos devoirs
envers eux. Certes la Sainte Messe est
un moyen conséquent d’aide, encore faut-il que le Mystère et la Science Liturgique ne soient pas
perdus, cat ce n’est certainement ni avec Paul VI ni avec Pie V, que la Prière
des visibles parvient aux Gisants. Un autre petit regret l’évocation - fut-ce
une seconde - de l’idée de l’enfer, domaine
que l’Orient Chrétien se garde bien de traiter, comme en ce qui touche la
notion tardive et Latine du purgatoire, ce que l’on nomme dans l’Eglise d’Occident « les fins
dernières ». Cet « au-delà » est à la fois plus complexe et plus
simple que les présentations légalistes et morales présentées, cette incompréhension
participe, avec la perte de la connaissance Liturgique et l’oubli des enseignements
de l’Evangile, à ce que la prière des « visibles » ne parvient pratiquent
pas, peu ou prou, aux désincarnés : ici réside l’un des grands drames de notre
temps.
JPB
novembre 09, 2019
Le prêtre qui a brûlé les Pachamama parle : elles « parodient » Notre Dame de Guadalupe
Les « Pachamama » vénérées de manière idolâtre au Vatican et dans la ville de Rome au moment du synode sur l’Amazonie étaient une « parodie » de la Vierge de Guadalupe, selon un exorciste mexicain cité par le prêtre qui a brûlé des effigies de la statuette il y a quelques jours au cours d’un rite de réparation que l'on peut voir ici sur le blog d'Yves Daoudal.
Ce prêtre catholique de l'archidiocèse de Mexico, le P. Hugo Valdemar Romero, a expliqué dans un entretien avec LifeSiteNews pourquoi il a décidé de brûler des statues païennes de la « Pachamama ». Son geste, visant à expier le péché public d'idolâtrie au synode sur l’Amazonie, se justifiait par la « loi de Dieu », a-t-il déclaré.
La vidéo de la cérémonie qui a eu lieu en fin de semaine dernière est vite devenue virale sur les réseaux sociaux.
Le P. Hugo Valdemar Romero, ancien porte-parole de l'Archidiocèse de Mexico, actuellement grand pénitencier, a déclaré à LifeSiteNews qu’il avait invité les fidèles à participer à cette cérémonie en raison du « scandale et de la douleur causés par les graves actes d'idolâtrie, réalisés au Vatican avec les idoles amazoniennes pendant le synode sur l’Amazonie ».
Voici ma traduction intégrale de l’interview du P. Hugo Valdemar Romero avec Bree A. Dail de LifeSiteNews.*
Qu'est-ce qui a inspiré votre geste, c’est-à-dire la décision de prendre la tête des fidèles pour prononcer des prières de réparation, puis brûler les effigies de la Pachamama ?
Ce sont le scandale et la douleur causés par les graves actes d'idolâtrie, perpétrés au Vatican avec des idoles amazoniennes pendant le synode sur l'Amazonie. De nom nombreux fidèles, très blessés et en colère, se sont tournés vers moi ; ils nous demandaient (au clergé) de faire quelque chose pour montrer que nous rejetons l'idolâtrie et pour demander pardon à Dieu pour tant de sacrilèges et de profanations. J'ai donc décidé de faire ces actes de réparation.
Avez-vous parlé à des exorcistes d'Amérique latine et croyez-vous que ces rituels relevaient d’une influence démoniaque ?
Oui, j'ai parlé à un exorciste de Mexico qui m'a affirmé que la figure de la Pachamama était une parodie de la Vierge de Guadalupe. La Sainte Vierge, Notre Dame de Guadalupe apparaît dans sa sainte image comme une femme enceinte. Elle est venue pour donner naissance à Jésus, Lumière du Monde et seul Vrai Dieu, le seul but de notre vie. Elle est venue comme la Femme de l'Apocalypse, revêtue de soleil, et la lune à ses pieds. Cette Pachamama, en revanche, est sur le point de donner naissance à une créature rouge, de couleur démoniaque, et cette créature n'est rien de moins qu'une « nouvelle église ». Cette « église » est née du synode qui vient de s'achever – cette soi-disant « église à visage amazonien » qui prétend célébrer des rites orthodoxes, mais qui promeut (la notion de) diacres féminins et de prêtres mariés, l’exact contraire de la doctrine catholique et de la tradition de l'Église (romaine).
Dans votre vidéo, nous vous voyons parler de Notre-Dame de Guadalupe. A S. Maria in Traspontina, l'image de Notre-Dame de Guadalupe pouvait se voir, poussée sur le côté d’un des autels latéraux – où les Pachamamas ont été placées. Estimez-vous que c'est important ?
Bien sûr, c'est la grande imposture de la déesse satanique Pachamama. Elle cherche à usurper la place de Notre Dame de Guadalupe, à ôter de la foi catholique Celle qui est la Mère du Vrai Dieu, et à mettre à la place de Notre Dame la Terre-Mère, qui en réalité est idolâtrie, panthéisme et superstition.
En quoi l'apparition de Notre Dame à Guadalupe fut-elle significative pour contrer le paganisme en Amérique latine ?
Ce fut fondamental, parce que, comme le disait saint Jean Paul II, elle était le modèle parfait de l'inculturation. Cela veut dire que Notre Dame a pris des éléments de la culture du monde indigène, non pas pour créer un syncrétisme avec le paganisme, mais pour purifier certains symboles et leur donner un sens chrétien. En attendant, avec la Pachamama, l'intention n'est pas l'inculturation authentique mais une usurpation diabolique pour restaurer l'idolâtrie.
Il semble y avoir eu une montée de l'occultisme au Mexique, y compris la « Santería ». Croyez-vous que les rituels au Vatican relevaient du même synchronisme, et pourquoi ?
Malheureusement, là où la foi est affaiblie, le paganisme et la superstition reviennent. C'est ce que nous voyons, non seulement au Mexique, mais dans tout le monde occidental, qui a abandonné le christianisme, et qui le compense par des superstitions, le Nouvel Age et le Satanisme.
Vos détracteurs ont affirmé que vous avez manqué de respect envers la culture indigène en brûlant les effigies de la Pachamama. Pouvez-vous nous expliquer comment l'histoire de l'Amérique latine, y compris au Mexique, vient au secours de vos actes de réparation et de prière ?
Ceux qui exigent le respect doivent aussi respecter. Personne n'aurait rien dit si les idoles amazoniennes avaient été exposées dans les musées du Vatican ou dans une salle d'exposition, mais ce qu’ils ont fait est une véritable abomination et un sacrilège. Nous avons regardé, stupéfaits, comment les idoles étaient vénérées devant le Pape lui-même, dans les jardins du Vatican, et nous avons été témoins des rituels de culte quotidiens dans l'église de Santa Maria in Traspontina. Outre que c’était un crime contre la loi divine, c'était une offense pour les catholiques qui rejettent l'idolâtrie et qui ne veulent pas être témoins de la profanation de nos églises.
Nous avons vu, ces derniers mois, un évêque colombien exorciser son diocèse (à cause du niveau élevé de drogue, de violence et d'occultisme que l’on y trouve), ainsi que de violentes féministes pro-avortement essayer de brûler la cathédrale de Mexico City. Des nouvelles de l'escalade de la violence des cartels sont rapportées du Mexique. Penses-vous que tout cela est lié ? Quel est le remède ?
Derrière tout ce qui détruit la vie humaine, comme l'avortement et les crimes liés aux stupéfiants, se cache Satan. Il est « menteur et assassin dès le commencement », comme l'appelle Jésus, et nous pouvons dire que ces deux attributs désignent les pratiques préférées du démon. Nous trouverons toujours son influence quand nous en serons témoins.
Après avoir vu votre vidéo, de nombreuses personnes ont appelé leurs prêtres et leurs évêques à se lever et à organiser à leur tour des actes de réparation. D'autres, plus nombreuses encore, craignent que vous ne fassiez l’objet de représailles de la part de certains membres de la hiérarchie, et que cela n’effraie leur clergé. Qu’en dites-vous ?
Malheureusement, la tolérance, le dialogue et la miséricorde si souvent mis en avant par ce pontificat ne semblent s'adresser qu'à ceux de l'extérieur (de l'Eglise), alors que pour ceux de l'intérieur il y a censure, silence et représailles. Oui, il y a beaucoup de peur, et surtout la peur qu’il n’en résulte un schisme. Mais il y a malheureusement déjà un schisme de facto. En ce qui me concerne, cependant, je n'ai pas encore été censuré et, bien sûr, je suis prêt à répondre de mes actes. Ces actions, cependant, ne sont pas en dehors de la loi de Dieu ou du droit canonique. Je n'ai pas peur parce que je me sens protégé par Dieu et surtout par Notre Dame de Guadalupe – je défendrai toujours son honneur.
Quel message souhaiteriez-vous nous adresser ?
Seulement que nous ne devons pas perdre la foi ! La foi est ce qui vainc le monde. Ne manquez pas d'aimer Christ de toute votre âme. Ne manquez pas d'aimer Sa Sainte Mère et l'Eglise, qui traverse une grande tribulation dans laquelle, à la fin, le Christ triomphera, n'en doutez pas.
***
Prières récitées par le P. Hugo Valdemar Romero
pendant la destruction des effigies de la Pachamama par la feu
Prières de réparation
Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, recevez des mains de l'Immaculée, Mère de Dieu, Vierge Marie de Guadalupe, de notre cœur contrit, un acte sincère de réparation pour les actes d'adoration des idoles et des fétiches sataniques qui ont eu lieu à Rome, Ville éternelle et cœur du monde catholique, au cours du synode sur l'Amazonie.
Versez dans le cœur des cardinaux, des évêques, des prêtres et des religieux et religieuses votre Esprit, qui expulsera les ténèbres des esprits, afin qu'ils reconnaissent l'impiété de tels actes, qui ont offensé Votre Divine Majesté, et qu’ils offrent des actes de réparation et de consolation.
Accordez à tous les membres de l'Église la lumière de la plénitude et de la beauté de la foi catholique. Enflammez chacun du zèle ardent d'apporter le salut de Jésus-Christ, Vrai Dieu et vrai homme à tous les hommes, en particulier ceux de la région amazonienne, qui sont encore esclaves des idoles et de la superstition, afin que tous les gens de cette région atteignent la liberté des enfants de Dieu, et aient le bonheur indescriptible de connaître Jésus Christ, et par Lui entrent dans la vie de votre Nature Divine.
Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, toi, le seul vrai Dieu, en dehors duquel il n'y a pas d'autre dieu ni salut, ayez pitié de votre Église. Regardez surtout les larmes, les soupirs contrits et humbles de vos fidèles et bénissez et protégez les vrais héros chrétiens qui, dans leur zèle pour votre gloire et dans leur amour pour l'Église Mère, ont jeté prophétiquement dans l'eau les idoles des abominations.
Ayez pitié de nous : pardonnez-nous, Seigneur ! Ayez pitié de nous : Kyrie eleison !
Prières déprécatives
1. Pardonnez-nous, Seigneur, l'acte sacrilège d'adoration de la Pachamama et des idoles amazoniennes dans les jardins du Vatican.
Seigneur, ayez pitié, Christ, ayez pitié.
2. Pardonnez-nous, Seigneur, pour la profanation de la basilique et du tombeau de l'apôtre saint Pierre, où ils ont prié et chanté aux idoles amazoniennes.
Seigneur, ayez pitié, Christ, ayez pitié.
3. Pardonne-nous, Seigneur, pour la procession du canot maudit avec les fétiches amazoniens portés par les évêques, religieux et laïcs dans la salle synodale.
Seigneur, ayez pitié, Christ, ayez pitié.
4. Pardonnez-nous, Seigneur, pour la profanation de l'église dédiée à votre Sainte Mère, sous l’invocation de Santa María in Traspontina, à Rome, où des ont abrité les idoles diaboliques de la Pachamama et l'ont adorée, offensant la mémoire de notre Sainte Mère et la sainteté de ta Maison.
Seigneur, ayez pitié, Christ, ayez pitié.
5. Pardonnez-nous, Seigneur, pour la profanation de votre sainte Via Crucis, sur la Via de la Conciliazione à Rome, où l’on a offensé votre glorieuse Passion.
Seigneur, ayez pitié, Christ, ayez pitié.
6. Pardonne-nous, Seigneur, pour la prières adressées à l'abominable idole de la Pachamama, composée par l'Agence pastorale de la Conférence épiscopale italienne et récitée dans plusieurs églises en Italie.
Seigneur, ayez pitié, Christ, ayez pitié.
7. Pardonnez-nous, Seigneur, pour la profanation de la cathédrale de Lima au Pérou, où ils ont loué l'idole Pachamama, engendrée par Satan et par sa tromperie.
Seigneur, ayez pitié, Christ, ayez pitié.
8. Pardonnez-nous, Seigneur, pour tous les évêques, prêtres, religieux et religieuses qui ont offensé votre sainteté, vous le Dieu unique, en commettant le crime d'idolâtrie et défendant, répandant et adorant Satan à travers la tromperie de l'idole de la Pachamama.
Seigneur, ayez pitié, Christ, ayez pitié.
9. Pardonne-nous, Seigneur, pour les catholiques qui voient sans voir, qui entendent sans entendre, et qui prennent la défense de ces actes démoniaques et abominables d'adoration des idoles amazoniennes, tromperie du démon. Ne laissez pas leurs âmes se perdre, donnez-leur Votre Lumière Divine pour ne faire qu'un avec Vous, le seul Vrai Dieu.
Seigneur, ayez pitié, Christ, ayez pitié.
10. Pardonnez-nous, Seigneur, pour le cautionnement de l'« écologie intégrale », le mépris de l'être humain, le manque de courage pour défendre l'enfant à naître, les avortements et les crimes sans fin de tes enfants.
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Seigneur, ayez pitié, Christ, ayez pitié.
© leblogdejeannesmits pour la traduction.
novembre 08, 2019
Dieu qui est Amour n’est pas celui de l’Islam
I
Il convient de garder en mémoire ces propos de Mgr Christodoulos en 2007, au cours d'un séminaire du clergé orthodoxe consacré à la "connaissance de l'islam » :
"Ceux qui suivent les ordres de l'Evangile ne maltraitent pas leurs semblables, alors que les musulmans oppriment et exterminent en invoquant le Coran, en invoquant la charia".
"Cela arrive car dans l'islam il n'y a pas de distinction entre le royaume de César et le royaume de Dieu, entre l'Etat et la religion".
Mgr Christodoulos a également déploré que le dialogue entre les deux religions n'empêche pas la poursuite des "persécutions" de chrétiens dans les pays islamiques, alors qu'il a conduit "à une sérieuse amélioration des conditions de vie des musulmans en Europe". Il a toutefois plaidé pour la poursuite de ce dialogue au nom de la "recherche de la paix et de la solidarité envers des millions de victimes innocentes de la guerre, de l'esclavage, de la pauvreté et des maladies".
II
La prédication de Mahomet constitue-t-elle l’expression d’une religion, de plus fort d’une religion révélée par Dieu ?
Il convient préalablement de contester et sourire de la prétendue annonce de la venue de Mahomet dans le Nouveau Testament à et de plus fort dans les Evangiles : quel orgueil de considérer un homme comme étant ou représentant l’Esprit Saint ! Le Prince de ce monde lui-même n’a pas cherché cette confusion, lorsqu’il convient de souligner en revanche, l’apparente humilité commune et au Prince de ce monde qui ne décline pas son titre lors des tentatives de tentation au Désert mais que lui reconnaît Jésus+Christ en ne contestant pas que tous les royaumes de ce monde (provisoirement) sont sous sa domination [Mat ; IV, 8-11] et à Mahomet qui se présente comme un prophète qui aurait été annoncé les Ecritures après la venue de Jésus+Christ, lorsqu’il est annoncé par le Sauveur : « Lorsque viendra le Paraclet que je vous enverrai d'auprès du Père, l'Esprit de vérité qui procède du Père, il rendra lui-même témoignage de moi” [Jean XV, 27].
De première part, Mahomet n’est pas l’Esprit Saint, de seconde part Mahomet n’a pas rendu témoignage de la Résurrection, et pour cause…
III
Ce rappel des prétentions du Prince de ce monde et de ses serviteurs, n’est pas sans importance, tenter de retarder par tous moyens le Jour de Dieu constitue une satisfaction provisoire, et dans ce sens ne revient-il pas aux besogneux de ce lui qui s’oppose au Salut obtenu par la Résurrection, par tous moyens de tenter de détruire les témoins de la Grâce, de la victoire sur la mort conséquence du péché adamique, aussi le refus de reconnaître le salut opéré par Jésus+Christ s’accomplit sous la forme d’une prédication qui ne peut exprimer un Dieu d’Amour sauvant tous les hommes [Jean XVII, 9], mais un dieu humain, trop humain, national et politique, comme le montrent ces vidéos.
Guerre contre les Chrétiens, contre Rome, mais la malignité de ces serviteurs d’un mauvais combat, engage ses responsables à ne pas conduire aux martyre leurs propres fils (1)Deux vidéos et un article :
Iraniens http://www.youtube.com/v/XHoVuFlrcjA?fs=1&hl=en_US
Palestiniens http://www.youtube.com/v/QWxQS81gXeI?fs=1&hl=en_US
(1) MEMRI : 8 octobre 2002, N° 426 :
Le père de l'auteur d'un attentat suicide: Que les chefs du Hamas et du Djihad islamique envoient donc leurs propres fils!
Dans une lettre au directeur du quotidien arabe Al-Hayat, édité à Londres, [1] Abou Saber, père d'un jeune Palestinien responsable d'un attentat-suicide dans une ville israélienne, écrit :
" Je ne peux trouver de meilleurs termes pour commencer ma lettre que ceux d'Allah, dans son précieux livre [le Coran] : 'Agissez pour Allah, et que vos propres mains ne vous projettent pas dans la destruction'. [2] Je rédige cette lettre avec un cœur qui dépérit et des yeux qui ne cessent de verser des larmes. Nous devons, aujourd'hui plus que jamais, obéir à ce verset coranique, agir pour Allah et éviter de commettre des actes qui nous poussent à la destruction. "
Des amis ont persuadé mon fils de se faire sauter, et maintenant ils s'en prennent à son frère " Il y a quatre mois, j'ai perdu mon fis aîné, après que ses amis l'eurent tenté de suivre le chemin de la mort. Ils l'ont persuadé de se faire sauter dans une ville israélienne. Quand le corps pur de mon fils s'est éparpillé en morceaux, les derniers signes de vie se sont aussi éteints en moi, en même temps que tout espoir et toute volonté d'exister. Depuis ce jour, je suis comme un spectre déambulant, et je ne parle même pas du déplacement que moi, ma femme, mes autres fils et filles avons subi après que notre domicile eut été rasé.
Mais le comble a été d'apprendre que les amis de mon fils aîné, le martyr, ont entrepris de se draper comme des serpents pour entourer mon autre fils, qui n'a pas 17 ans, et l'inciter à suivre le même chemin que son frère, à exploser pour venger ce dernier, lui expliquant qu'il n'a 'rien a perdre'.
Du sang de mon cœur blessé de père qui a perdu ce qu'il avait de plus cher au monde, j'interpelle les dirigeants des factions palestiniennes, et à leur tête les chefs du Hamas, du Djihad islamique et leurs cheiks, qui se servent des préceptes religieux pour pousser un nombre toujours croissant de fils de la Palestine à la mort - tout en sachant pertinemment qu'envoyer des jeunes gens se faire sauter en plein cœur d'Israël ne décourage pas l'ennemi, ni ne libère la terre. Au contraire, cela intensifie l'agression ; après chaque opération de ce style, des civils sont tués, des habitations rasées, des villes et des villages palestiniens réoccupés. "
Qui leur a permis d'envoyer nos enfants à la mort ? " Après quoi, les chefs et les porte-parole font des apparitions médiatiques pour menacer l'ennemi d'une vengeance plus terrible encore... Et ils exhortent d'autres jeunes gens à mourir.
Je demande, en mon nom et au nom de tous les pères et mères qui ont appris que leurs fils s'étaient fait sauter : de quel droit ces chefs envoient-ils les jeunes, y compris des garçons dans leur prime jeunesse, à la mort ? Qui leur a accordé une quelconque légitimité, religieuse ou autre, leur permettant d'inciter nos enfants à mourir ? "
La mort, non le martyr " Oui, j'appelle cela 'la mort', et non 'le martyr'. Modifier et embellir le terme, ou accorder quelques milliers de dollars à la famille du jeune homme qui s'en est allé pour ne jamais revenir, n'atténue pas la force du coup, ni n'altère une fin irrévocable. L'argent accordé aux familles fait plus de mal que de bien : il leur donne le sentiment qu'on les récompense [d'avoir perdu] leurs enfants.
La vie des enfants a-t-elle un prix ? La mort est-elle devenue l'unique moyen de recouvrer ses droits et libérer la terre ? Si la réponse est 'oui', pourquoi pas un seul de tous ces cheiks, qui rivalisent en décrets religieux enflammés, n'envoie-t-il son fils ? Pourquoi aucun de ces chefs, lesquels ne peuvent s'empêcher de manifester leur euphorie et d'entrer en extase sur les chaînes satellite à chaque fois qu'un jeune Palestinien, homme ou femme, part se faire sauter, n'envoie-t-il pas son propre fils ? Pourquoi, jusqu'à ce jour, pas un seul de leurs fils ou filles… ne s'est-il ceinturé d'explosifs pour aller mettre en pratique… l'enseignement que leurs pères prêchent du matin au soir ?
Le Djihad, le martyre, la mort inutile sont-ils le domaine réservé d'un seul secteur [de population] ? Est-ce que ce qui s'applique aux fils et aux filles du commun des mortels ne s'applique pas aussi aux fils et filles [des leaders] ? Encore combien de temps ce peuple résistant devra-t-il payer le prix de cette politique stupide qui s'est avérée être un échec colossal en ce qu'elle n'a pas même permis de retrouver une infime partie des droits palestiniens usurpés ? "
Sitôt l'Intifada déclarée, les chefs ont envoyé leurs fils à l'étranger " Mais ce qui, plus que tout, déchire l'âme, blesse le cœur et embue les yeux de larmes, c'est la vue de ces cheiks et chefs qui font ce qu'il faut pour épargner leurs fils - comme Mahmoud Al-Zahar, Ismaïl Abou Shanab, et Zabd El-Aziz Al-Rantisi. Sitôt l'Intifada déclarée, Al-Zahar a envoyé son fils Khaled en Amérique ; Abou Shanab a envoyé le sien en Grande-Bretagne, et [comme elle le révèle dans la presse], la femme de Rantisi n'a pas voulu encourager son fils Mohammed à aller se faire sauter. Au lieu de quoi, elle l'a envoyé terminer ses études en Irak. "
[1] Al-Hayat (Londres), le 1er octobre 2002
[2] Le Coran, 2 : 195
Il convient de garder en mémoire ces propos de Mgr Christodoulos en 2007, au cours d'un séminaire du clergé orthodoxe consacré à la "connaissance de l'islam » :
"Ceux qui suivent les ordres de l'Evangile ne maltraitent pas leurs semblables, alors que les musulmans oppriment et exterminent en invoquant le Coran, en invoquant la charia".
"Cela arrive car dans l'islam il n'y a pas de distinction entre le royaume de César et le royaume de Dieu, entre l'Etat et la religion".
Mgr Christodoulos a également déploré que le dialogue entre les deux religions n'empêche pas la poursuite des "persécutions" de chrétiens dans les pays islamiques, alors qu'il a conduit "à une sérieuse amélioration des conditions de vie des musulmans en Europe". Il a toutefois plaidé pour la poursuite de ce dialogue au nom de la "recherche de la paix et de la solidarité envers des millions de victimes innocentes de la guerre, de l'esclavage, de la pauvreté et des maladies".
II
La prédication de Mahomet constitue-t-elle l’expression d’une religion, de plus fort d’une religion révélée par Dieu ?
Il convient préalablement de contester et sourire de la prétendue annonce de la venue de Mahomet dans le Nouveau Testament à et de plus fort dans les Evangiles : quel orgueil de considérer un homme comme étant ou représentant l’Esprit Saint ! Le Prince de ce monde lui-même n’a pas cherché cette confusion, lorsqu’il convient de souligner en revanche, l’apparente humilité commune et au Prince de ce monde qui ne décline pas son titre lors des tentatives de tentation au Désert mais que lui reconnaît Jésus+Christ en ne contestant pas que tous les royaumes de ce monde (provisoirement) sont sous sa domination [Mat ; IV, 8-11] et à Mahomet qui se présente comme un prophète qui aurait été annoncé les Ecritures après la venue de Jésus+Christ, lorsqu’il est annoncé par le Sauveur : « Lorsque viendra le Paraclet que je vous enverrai d'auprès du Père, l'Esprit de vérité qui procède du Père, il rendra lui-même témoignage de moi” [Jean XV, 27].
De première part, Mahomet n’est pas l’Esprit Saint, de seconde part Mahomet n’a pas rendu témoignage de la Résurrection, et pour cause…
III
Ce rappel des prétentions du Prince de ce monde et de ses serviteurs, n’est pas sans importance, tenter de retarder par tous moyens le Jour de Dieu constitue une satisfaction provisoire, et dans ce sens ne revient-il pas aux besogneux de ce lui qui s’oppose au Salut obtenu par la Résurrection, par tous moyens de tenter de détruire les témoins de la Grâce, de la victoire sur la mort conséquence du péché adamique, aussi le refus de reconnaître le salut opéré par Jésus+Christ s’accomplit sous la forme d’une prédication qui ne peut exprimer un Dieu d’Amour sauvant tous les hommes [Jean XVII, 9], mais un dieu humain, trop humain, national et politique, comme le montrent ces vidéos.
Guerre contre les Chrétiens, contre Rome, mais la malignité de ces serviteurs d’un mauvais combat, engage ses responsables à ne pas conduire aux martyre leurs propres fils (1)Deux vidéos et un article :
Iraniens http://www.youtube.com/v/XHoVuFlrcjA?fs=1&hl=en_US
Palestiniens http://www.youtube.com/v/QWxQS81gXeI?fs=1&hl=en_US
(1) MEMRI : 8 octobre 2002, N° 426 :
Le père de l'auteur d'un attentat suicide: Que les chefs du Hamas et du Djihad islamique envoient donc leurs propres fils!
Dans une lettre au directeur du quotidien arabe Al-Hayat, édité à Londres, [1] Abou Saber, père d'un jeune Palestinien responsable d'un attentat-suicide dans une ville israélienne, écrit :
" Je ne peux trouver de meilleurs termes pour commencer ma lettre que ceux d'Allah, dans son précieux livre [le Coran] : 'Agissez pour Allah, et que vos propres mains ne vous projettent pas dans la destruction'. [2] Je rédige cette lettre avec un cœur qui dépérit et des yeux qui ne cessent de verser des larmes. Nous devons, aujourd'hui plus que jamais, obéir à ce verset coranique, agir pour Allah et éviter de commettre des actes qui nous poussent à la destruction. "
Des amis ont persuadé mon fils de se faire sauter, et maintenant ils s'en prennent à son frère " Il y a quatre mois, j'ai perdu mon fis aîné, après que ses amis l'eurent tenté de suivre le chemin de la mort. Ils l'ont persuadé de se faire sauter dans une ville israélienne. Quand le corps pur de mon fils s'est éparpillé en morceaux, les derniers signes de vie se sont aussi éteints en moi, en même temps que tout espoir et toute volonté d'exister. Depuis ce jour, je suis comme un spectre déambulant, et je ne parle même pas du déplacement que moi, ma femme, mes autres fils et filles avons subi après que notre domicile eut été rasé.
Mais le comble a été d'apprendre que les amis de mon fils aîné, le martyr, ont entrepris de se draper comme des serpents pour entourer mon autre fils, qui n'a pas 17 ans, et l'inciter à suivre le même chemin que son frère, à exploser pour venger ce dernier, lui expliquant qu'il n'a 'rien a perdre'.
Du sang de mon cœur blessé de père qui a perdu ce qu'il avait de plus cher au monde, j'interpelle les dirigeants des factions palestiniennes, et à leur tête les chefs du Hamas, du Djihad islamique et leurs cheiks, qui se servent des préceptes religieux pour pousser un nombre toujours croissant de fils de la Palestine à la mort - tout en sachant pertinemment qu'envoyer des jeunes gens se faire sauter en plein cœur d'Israël ne décourage pas l'ennemi, ni ne libère la terre. Au contraire, cela intensifie l'agression ; après chaque opération de ce style, des civils sont tués, des habitations rasées, des villes et des villages palestiniens réoccupés. "
Qui leur a permis d'envoyer nos enfants à la mort ? " Après quoi, les chefs et les porte-parole font des apparitions médiatiques pour menacer l'ennemi d'une vengeance plus terrible encore... Et ils exhortent d'autres jeunes gens à mourir.
Je demande, en mon nom et au nom de tous les pères et mères qui ont appris que leurs fils s'étaient fait sauter : de quel droit ces chefs envoient-ils les jeunes, y compris des garçons dans leur prime jeunesse, à la mort ? Qui leur a accordé une quelconque légitimité, religieuse ou autre, leur permettant d'inciter nos enfants à mourir ? "
La mort, non le martyr " Oui, j'appelle cela 'la mort', et non 'le martyr'. Modifier et embellir le terme, ou accorder quelques milliers de dollars à la famille du jeune homme qui s'en est allé pour ne jamais revenir, n'atténue pas la force du coup, ni n'altère une fin irrévocable. L'argent accordé aux familles fait plus de mal que de bien : il leur donne le sentiment qu'on les récompense [d'avoir perdu] leurs enfants.
La vie des enfants a-t-elle un prix ? La mort est-elle devenue l'unique moyen de recouvrer ses droits et libérer la terre ? Si la réponse est 'oui', pourquoi pas un seul de tous ces cheiks, qui rivalisent en décrets religieux enflammés, n'envoie-t-il son fils ? Pourquoi aucun de ces chefs, lesquels ne peuvent s'empêcher de manifester leur euphorie et d'entrer en extase sur les chaînes satellite à chaque fois qu'un jeune Palestinien, homme ou femme, part se faire sauter, n'envoie-t-il pas son propre fils ? Pourquoi, jusqu'à ce jour, pas un seul de leurs fils ou filles… ne s'est-il ceinturé d'explosifs pour aller mettre en pratique… l'enseignement que leurs pères prêchent du matin au soir ?
Le Djihad, le martyre, la mort inutile sont-ils le domaine réservé d'un seul secteur [de population] ? Est-ce que ce qui s'applique aux fils et aux filles du commun des mortels ne s'applique pas aussi aux fils et filles [des leaders] ? Encore combien de temps ce peuple résistant devra-t-il payer le prix de cette politique stupide qui s'est avérée être un échec colossal en ce qu'elle n'a pas même permis de retrouver une infime partie des droits palestiniens usurpés ? "
Sitôt l'Intifada déclarée, les chefs ont envoyé leurs fils à l'étranger " Mais ce qui, plus que tout, déchire l'âme, blesse le cœur et embue les yeux de larmes, c'est la vue de ces cheiks et chefs qui font ce qu'il faut pour épargner leurs fils - comme Mahmoud Al-Zahar, Ismaïl Abou Shanab, et Zabd El-Aziz Al-Rantisi. Sitôt l'Intifada déclarée, Al-Zahar a envoyé son fils Khaled en Amérique ; Abou Shanab a envoyé le sien en Grande-Bretagne, et [comme elle le révèle dans la presse], la femme de Rantisi n'a pas voulu encourager son fils Mohammed à aller se faire sauter. Au lieu de quoi, elle l'a envoyé terminer ses études en Irak. "
[1] Al-Hayat (Londres), le 1er octobre 2002
[2] Le Coran, 2 : 195
novembre 01, 2019
Liste des saints dont le corps est visible à Paris
Cinq corps de saints sont visibles à Paris :
• sainte Madeleine-Sophie Barat ;
• saint Pierre-Julien Eymard;
• sainte Catherine Labouré ;
• sainte Louise de Marillac ;
• saint Vincent de Paul.
Les corps sont placés dans des châsses qui sont des reliquaires.
Sommaire
Madeleine-Sophie Barat
La châsse, installée le 19 juin 2009, dans la chapelle du Sacré-Cœur de l'église Saint-François-Xavier à Paris.
Le corps de Madeleine-Sophie Barat (1779-1865), fondatrice en 1800 de la Société du Sacré-Cœur de Jésus (Congrégation des Sœurs du Sacré-Cœur) a été exhumé en 1893, 28 ans après sa mort. Le corps était incorrompu, malgré l'humidité et le pourrissement du cercueil[1].
La châsse contenant le corps de sainte Madeleine-Sophie Barat, qui était en Belgique depuis 1904, a été transférée le vendredi 19 juin 2009, fête du Sacré-Cœur, en l'église Saint-François-Xavier, place du Président-Mithouard dans le 7e arrondissement.
Ce jour-là a eu lieu une très importante cérémonie, présidée par le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, entouré de Mgr Georges Gilson, archevêque émérite de Sens-Auxerre, Mgr Yves Patenôtre, archevêque titulaire de Sens-Auxerre, Mgr Antoine Hérouard, secrétaire général de la Conférence des évêques de France, Mgr Patrick Chauvet, curé de Saint-François-Xavier, d'une quarantaine de prêtres, de quelques centaines de religieuses de la Société du Sacré-Cœur de Jésus, et de plus de 1 000 fidèles[2]. La direction de la congrégation avait en effet décidé d'installer la châsse dans cette église qui se trouve à côté des bâtiments où Madeleine-Sophie a vécu : le siège de la congrégation (aujourd'hui musée Rodin) et l'établissement d'enseignement pour les jeunes filles (aujourd'hui lycée Victor-Duruy).
Pierre Julien Eymard
Le corps de Pierre-Julien Eymard (4 février 1811 à La Mure en France - 1er août 1868 à La Mure) repose dans la chapelle des Pères du Saint Sacrement, 23
avenue de Friedland à Paris 16e. Il est considéré comme l'apôtre de l'Eucharistie.
Catherine Labouré
Châsse de sainte Catherine Labouré.
Le corps de Catherine Labouré (1806-1876) a été exhumé en 1933, 56 ans après sa mort. Le corps était incorrompu, parfaitement intact et souple[3].
Le corps a été placé dans une châsse dans la chapelle de la Médaille miraculeuse, 140, rue du Bac dans le 7e arrondissement.
Louise de Marillac
Châsse de sainte Louise de Marillac.
Le corps de sainte Louise de Marillac (1591-1660), tout d’abord inhumé en l’église Saint-Laurent de Paris, repose aujourd’hui dans une châsse en la chapelle de l’actuelle maison-mère des filles de la Charité, au 140, rue du Bac, à Paris.
Vincent de Paul
Châsse de saint Vincent de Paul.
Le corps de Vincent de Paul (1581-1660) a été exhumé en 1712, 52 ans après sa mort. Le corps était incorrompu, sauf les yeux et le nez[1].
La châsse de saint Vincent de Paul a été installée en 1830 dans la chapelle des Lazaristes, 95, rue de Sèvres dans le 6e arrondissement.
Pour approfondir
BibliographieInventaire de Chrétiens dont les corps ont été incorruptibles, annexe de l'ouvrage du docteur Patrick Mahéo et de l’abbé René Laurentin, L'amour plus fort que la souffrance - Histoire médicale d'Yvonne-Aimée de Malestroit, éditions F.X. de Guibert, [lire en ligne]
Articles connexesLiens externes
Notes et références
• Herbert Thurston, Les phénomènes physiques du mysticisme, 1938, traduction française aux Éditions du Rocher, 1986, p. 281-325 : 55 cas de saints ou réputés tels dont les corps n'ont pas été corrompus, cité dans l'ouvrage du Dr P. Mahéo et de René Laurentin, L'amour plus fort que la souffrance - Histoire médicale d'Yvonne-Aimée de Malestroit, éditions F.X. de Guibert, [lire en ligne].
• • « Bienvenue à Paris, Sainte Madeleine-Sophie ! », sur www.rscjinternational.org (consulté le 29 juin 2009).
3. • René Laurentin, Travaux sur Catherine Labouré et Bernadette Soubirous, 3 cas de saints ou réputés tels dont les corps n'ont pas été corrompus, cité dans l'ouvrage du Dr P. Mahéo et de René Laurentin, L'amour plus fort que la souffrance - Histoire médicale d'Yvonne-Aimée de Malestroit, éditions F.X. de Guibert, [lire en ligne].
Pages associées
• Madeleine-Sophie Barat
sainte catholique
• Yvonne-Aimée de Malestroit
• Patrick Mahéo
octobre 30, 2019
Vers où l’évêque de Rome dirige-t-il son Eglise ? Une Eglise en route vers le paganisme !
https://leblogdejeannesmits.blogspot.com/2019/10/la-priere-pachamama-de-la-fondation-des.html?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed:+blogspot/jeannesmits+(Le+blog+de+Jeanne+Smits)
octobre 28, 2019
Mgr Athanasius Schneider condamne le culte rendu à Rome au veau d'or, la Pachamama, et appelle à la prière
Mgr Athanasius Schneider, êvêque auxiliaire de Sainte-Marie in Astana, a lancé un vibrant appel à une chaîne de prière mondiale, proposant une invocation à la Sainte Trinité afin de réparer et contrer le culte idolâtre rendu à Rome à des statuettes de la « Terre Mère », la Pachamama, avec la complicité des plus hautes autorités vaticanes.
Il n'hésite pas à qualifier de « veau d'or » les statuettes de femmes nues enceintes, symboles de la fertilité, et rappelle que tout évêque, de par sa charge de successeur des apôtres, a le devoir de dire la vérité à leur propos.
Je vous propose ici ma traduction rapide de la Lettre ouverte que Mgr Schneider a publiée à cette occasion. La prière à la Sainte Trinité se trouve à la fin. – J.S.
1. « Vous n’aurez pas d’autres dieux devant moi », dit le Seigneur Dieu, et c’est le premier des commandements (Ex 20:3). Donné à l’origine à Moïse et au peuple hébreu, ce commandement reste valable pour tous les peuples et pour tous les temps, ainsi que Dieu nous le dit : « Tu ne te feras point d’idoles en forme de quoi que ce soit dans le ciel, en haut, sur la terre, en bas, ou dans les eaux sous la terre ; tu ne te prosterneras point devant eux et tu ne les adoreras point " (Ex 20:4-5). Notre Seigneur Jésus-Christ a parfaitement observé ce commandement. Lorsque le démon lui promit tous les royaumes du monde, à condition qu’il se prosternât devant devant lui, Jésus répondit : « Retire-toi, Satan ; car il est écrit : Tu adoreras le Seigneur ton Dieu, et tu Le serviras Lui seul. » (Mt 4,10 ; Dt 6,13-14). L’exemple du Christ est donc de la plus haute importance pour tous ceux qui désirent « le vrai Dieu et la vie éternelle », comme nous y exhorte l’apôtre saint Jean : « Mes petits enfants, gardez-vous des idoles » (1 Jn 5, 20-21).
De nos jours, ce message revêt une importance particulière, car le syncrétisme et le paganisme sont comme des poisons qui coulent dans les veines du Corps mystique du Christ, l’Église. En tant que successeur des Apôtres, chargé de veiller sur le troupeau de Dieu, je ne peux rester silencieux face à la violation flagrante de la sainte volonté de Dieu et aux conséquences désastreuses qu’elle aura sur les âmes individuelles, l’Église dans son ensemble, et même sur le genre humain tout entier. C’est donc avec beaucoup d’amour pour l’âme de mes frères et sœurs que j’écris ce message.
2. Le 4 octobre 2019, à la veille du Synode de l’Amazonie, une cérémonie religieuse a eu lieu dans les Jardins du Vatican, en présence du Pape François et de plusieurs évêques et cardinaux, en partie dirigée par des chamans et dans laquelle des objets symboliques ont été utilisés, notamment une sculpture en bois représentant une femme enceinte déshabillée. Ces représentations sont connues et appartiennent aux rituels indigènes des tribus amazoniennes, et plus particulièrement au culte de la Pachamama, la Terre Mère ; au cours des jours suivants, les statuettes de femmes nues en bois étaient également vénérées dans la Basilique Saint-Pierre, devant la Tombe de Saint-Pierre. Le Pape François a également salué deux évêques portant en procession la « chose » Pachamama sur leurs épaules à l’intérieur de la salle du Synode où elle a été mise à une place d’honneur. Des statues de Pachamama ont également été exposées dans l’église de Santa Maria in Traspontina.
En réponse aux protestations des fidèles catholiques concernant ces rites et l’utilisation de ces statues, les porte-parole du Vatican et les membres des comités du Synode amazonien ont minimisé ou nié le caractère syncrétiste religieux évident de ces statues, mais leurs réponses étaient évasives et contradictoires ; elles n’étaient que des acrobaties intellectuelles et des négations de preuves manifestes.
L’entreprise américaine de visuels de presse « Getty Images » a réalisé une photo de presse officielle de ce rituel en y ajoutant cette description : « Le pape François et le cardinal Cardinal Claudio Hummes, archevêque émérite de São Paulo, président du Réseau Ecclésial Pan-Amazonien (REPAM), se tiennent devant une statue représentant la Pachamama (Terre Mère). Le Père Paulo Suess, participant au Synode sur l’Amazonie, n’a laissé subsister aucun doute sur le caractère païen des cérémonies autour des images en bois dans les jardins du Vatican, et il a même osé saluer ces rites païens, affirmant : "Même s’il s’agissait d’un rite païen, c’est néanmoins un culte païen rendu à Dieu. On ne peut pas rejeter le paganisme comme n’étant rien » (interview du 17 octobre, Vatican News). Dans un communiqué officiel, le 21 octobre, le Réseau ecclésial panamazonien (REPAM) a condamné l’acte héroïque de ces Messieurs qui avaient jeté les images en bois dans le Tibre en le qualifiant d’acte « d’intolérance religieuse ». Ils ont ainsi dévoilé les mensonges et les astuces dont ils se sont servis pour nier le caractère religieux des images en bois vénérées. Les volontaires de l’église carmélite Santa Maria in Traspontina, où les statues en bois étaient exposées, ont corroboré cette affirmation en affirmant : « La mère[sculptée] que j’ai ramenée du Brésil… qui était dans la procession, eh bien, nous l’avons ramenée du Brésil. Elle a été réalisée par un artiste indigène, et nous lui avons demandé une œuvre d’art qui symboliserait toute cette connexion de la Terre Mère, des femmes, l’aspect féminin de Dieu, le fait que Dieu est le protecteur de la vie et celui qui la nourrit. » Elle l’a qualifiée à la fois de symbole de la "« Terre-Mère »et de « Pachamama ».
Des sources objectives notent que la Pachamama est un objet de vénération, une déesse à laquelle certains Boliviens sacrifient des lamas, une divinité terrestre vénérée par certains Péruviens, enracinée dans les croyances et pratiques païennes inca.
3. Les catholiques ne peuvent accepter aucun culte païen, ni aucun syncrétisme entre les croyances et pratiques païennes et celles de l’Église catholique. Les actes d’adoration consistant à allumer une flamme, à s’incliner, à se prosterner ou à s’incliner profondément devant le sol et à danser devant une statue féminine nue, qui ne représente ni la Vierge ni un saint canonisé de l’Église, violent le premier commandement de Dieu : « Tu n’auras pas d’autres dieux devant Moi » ainsi que l’interdiction explicite de Dieu, qui commande : « … de peur qu’élevant tes yeux au ciel, et y voyant le soleil, la lune et tous les astres, tu ne tombes dans l’illusion et dans l’erreur, et que tu ne rendes un culte d’adoration à des créatures que le Seigneur ton Dieu a faites pour le service de toutes les nations qui sont sous le ciel. » (Dt 4,19), et : « Vous ne vous ferez point d’idoles ni d’image taillée, vous ne dresserez point de colonnes ni de monuments, et vous n’érigerez point dans votre terre de pierre remarquable par quelque superstition, pour l’adorer. Car je suis le Seigneur votre Dieu. » (Lev 26:1).
Les Apôtres allaient même jusqu’à interdire la moindre allusion ou ambiguïté à l’égard des actes de vénération des idoles : « Quel rapport entre le temple de Dieu et les idoles ? » (2 Co 6, 15-16), et "Fuyez l’idolâtrie. Ce que les païens immolent, ils l’immolent aux démons, et non à Dieu. Or je ne veux pas que vous soyez en société avec les démons. Vous ne pouvez pas boire le calice du Seigneur, et le calice des démons. Vous ne pouvez pas participer à la table du Seigneur, et à la table des démons. Voulons-nous provoquer la jalousie du Seigneur ? Est-ce que nous sommes plus forts que lui ? » (1 Co 10, 14, 21-22).
Saint Paul, sans aucun doute, dirait ces mots à tous ceux qui ont participé activement aux actes de vénération des statues de Pachamama, qui symbolisent des choses matérielles ou créées : « Mais maintenant que vous connaissez Dieu, bien mieux, que vous êtes connus de Dieu, comment retournez-vous vers ces pauvres et faibles éléments, auxquels vous voulez de nouveau vous asservir ? » (Gal 4:9). Les païens, en effet, adoraient les éléments comme si c’étaient des êtres vivants. Et en observant les actes religieux syncrétistes ou du moins très ambigus dans les Jardins du Vatican, dans la Basilique Saint-Pierre et dans l’église de Santa Maria in Traspontina, saint Paul dirait : « (eux) qui ont adoré et servi la créature au lieu du Créateur, qui est béni dans tous les siècles. »(Rom 1:25).
Tous les vrais catholiques qui ont encore l’esprit des Apôtres et des martyrs chrétiens, devraient pleurer et dire à propos des cérémonies païennes qui ont eu lieu dans la Ville éternelle, en paraphrasant les paroles du Psaume 79:1 : « O Dieu, les nations sont entrées dans ton héritage, ta ville sainte de Rome ; elles ont souillé Rome, elles l’ont réduite à des ruines. »
4. La tradition ininterrompue de l’Église a évité la moindre ambiguïté ou collaboration avec des actes idolâtres. Les explications données par les porte-parole du Vatican et par des personnes liées au Synode sur l’Amazonie pour justifier la vénération religieuse de la figure en bois d’une femme nue enceinte, étaient très semblables aux arguments donnés par les païens à l’époque des Pères de l’Église, comme le rapporte saint Athanase. Athanase a réfuté les pseudo-arguments des païens, et ses réfutations s’appliquent pleinement aux justifications invoquées par les autorités du Vatican. Saint Athanase a dit : « Ils se vanteront d’adorer et de servir, non seulement le bois et la pierre et des formes humaines, des oiseaux irrationnels, des reptiles et des bêtes, mais le soleil, la lune et tout l’univers céleste, et la terre, déifiant ainsi la création » (Contre-Gentiles, 21, 1-3) et : « Ils réuniront tout ensemble, comme constituant un seul corps, et diront que le tout est Dieu » (Contra Gentiles, 28, 2). « Au lieu du vrai, du véritable Dieu, ils ont déifié des choses qui n’étaient pas Dieu, servant la créature plutôt que le Créateur (voir Rom. 1:25), participant ainsi à la folie et à l’impiété » (Contra Gentiles, 47, 2).
L’apologiste du deuxième siècle Athenagoras a parlé de la vénération des éléments matériels par les païens : « Ils déifient les éléments et leurs différentes parties, en leur appliquant des noms différents à des moments différents. On dit que Kronos est le temps, et Rhéa la terre, et qu’elle devient enceinte de Kronos, et qu’elle engendre, d’où elle est considérée comme la mère de tous. Manquant de découvrir la grandeur de Dieu, et ne pouvant s’élever en haut avec leur raison (car ils n’ont aucune affinité pour le lieu céleste), ils se languissent parmi les formes de la matière, et enracinés sur la terre, déifient les changements des éléments » (Apol. 22).
Les paroles suivantes du Deuxième Concile de Nicée s’appliquent pleinement à tous les hommes d’Eglise qui ont soutenu les actes religieux syncrétistes mentionnés ci-dessus à Rome : « De nombreux pasteurs ont détruit ma vigne, ils ont souillé ma part. Car ils ont suivi des hommes impurs et, faisant confiance à leurs propres frénésies, ils ont calomnié la sainte Église, que le Christ notre Dieu s’est donnée à lui-même, et ils n’ont pas su distinguer le saint du profane, affirmant que les icônes de notre Seigneur et de ses saints ne sont pas différentes des images en bois des idoles sataniques. »
Comme l’a établi le deuxième Concile de Nicée, l’Église ne permet pas la vénération par des gestes extérieurs de culte tels que s’incliner, embrasser et bénir, d’autres symboles, images ou statues que « les icônes de notre Seigneur Dieu et Sauveur Jésus Christ, celles de Notre Dame la Théotokos, celles des anges vénérables et celles de tout le peuple saint. Chaque fois que ces représentations sont contemplées, elles amèneront ceux qui les regardent à commémorer et à aimer leur prototype. »
5. Ceux qui croient au Dieu Unique et Véritable ont toujours travaillé à l’élimination de l’adoration des faux dieux, en enlevant leurs images du milieu du peuple saint de Dieu. Quand les Hébreux se prosternèrent devant la statue du Veau d’Or – avec les encouragements et la complicité du haut clergé – Dieu condamna de tels actes. Son serviteur Moïse condamna également ces actes d’« accueil et de tolérance » envers les divinités indigènes locales de l’époque, et il réduisit la statue en poudre et la dispersa dans l’eau (voir Ex 32,20). De même, les Lévites furent félicités pour avoir arrêté tous ceux qui adoraient le veau d’or (Ex 32:20,29). A travers les âges, les vrais catholiques ont aussi œuvré pour renverser les « les dominateurs de ce monde de ténèbres » (Ep 6, 12), et la vénération des images qui les représentent.
Au milieu de la consternation et du choc face à l’abomination perpétrée par les actes religieux syncrétistes au Vatican, l’Église entière et le monde entier ont été témoins d’un acte hautement méritoire, courageux et louable de la part de quelques courageux hommes chrétiens qui, le 21 octobre, ont chassé et jeté dans le Tibre les statues en bois idolâtres de l’église de Santa Maria in Traspontina, à Rome. Tels de nouveaux Maccabées, ils ont agi dans l’esprit de la sainte colère de Notre Seigneur expulsant les marchands du temple de Jérusalem avec un fouet. Les gestes de ces hommes chrétiens seront inscrits dans les annales de l’histoire de l’Église comme un acte héroïque qui a rendu gloire au nom chrétien, tandis qu’au contraire, les actes des ecclésiastiques de haut rang qui ont souillé le nom chrétien à Rome, resteront dans l’histoire comme des actes d’ambiguïté et de syncrétisme lâches et perfides.
Le pape saint Grégoire le Grand, dans une lettre à saint Æthelbert, le premier roi chrétien d’Angleterre, l’exhorte à détruire les images idolâtres : « Supprimez le culte des idoles, renversez leurs édifices et leurs sanctuaires » (Bède, Histoire ecclésiastique, Livre I).
Saint Boniface, l’apôtre de l’Allemagne, a abattu de sa propre main un chêne dédié à l’idole Thor ou Donar, qui était non seulement un symbole religieux, mais aussi un symbole de la protection des soldats, de la végétation et même de la fertilité dans la culture autochtone des tribus germaniques.
Vladimir, le premier prince chrétien de Kiev, a fait abattre, démolir et tailler en pièces les idoles en bois qu’il avait lui-même érigées. Quant à la statue en bois du dieu païen en chef, Peroun, il l’a jetée dans le Dniepr. Cet acte de saint Vladimir rappelle l’acte héroïque de ces Messieurs chrétiens qui, le 21 octobre 2019, jetèrent les statues en bois de la culture indigène païenne des tribus amazoniennes dans le Tibre.
Si les actes de Moïse, de Notre Seigneur Jésus-Christ expulsant violemment les marchands du Temple, de saint Boniface et de saint Vladimir avaient eu lieu à notre époque, les porte-parole du Vatican les auraient sûrement condamnés comme des actes d’intolérance religieuse et culturelle, et comme des vols.
6. La phrase du document d’Abou Dhabi, qui se lit comme suit : « Le pluralisme et les diversités de religion, de couleur, de sexe, de race et de langue sont une sage volonté divine, par laquelle Dieu a créé les êtres humains » a trouvé sa réalisation pratique dans les cérémonies du Vatican de vénération des statues en bois, qui représentent des divinités païennes ou des symboles culturels indigènes de fertilité. C’était la conséquence pratique logique de la déclaration d’Abou Dhabi.
7. Compte tenu de ce qu’exige le culte authentique et l’adoration du Dieu unique, la Très Sainte Trinité, et du Christ Notre Sauveur, en vertu de l’ordination qui a fait de moi un évêque catholique et un successeur des Apôtres, et dans une fidélité et un amour véritables envers le Pontife romain, le Successeur de Pierre, et envers sa tâche qui est de présider à la « Cathédrale de la vérité » (cathedra veritatis), je condamne le culte du symbole païen du Pachamama dans les jardins du Vatican in Saint Paul, dans la basilique Saint-Pierre, et dans l’église romaine de Santa Maria in Traspontina.
Il serait bon que tous les vrais catholiques, et d’abord et avant tout les évêques, et aussi prêtres et les fidèles laïcs, forment une chaîne mondiale de prières et d’actes de réparation pour l’abomination de la vénération des idoles en bois perpétrée à Rome pendant le synode sur l’Amazonie. Face à un scandale aussi évident, il est impossible qu’un évêque catholique se taise, cela serait indigne d’un successeur des Apôtres. Le premier dans l’Église qui devrait condamner de tels actes et faire réparation est le Pape François.
La réaction honnête et chrétienne à la danse autour de la Pachamama, le nouveau Veau d’Or, au Vatican, doit consister en une protestation digne, une correction de cette erreur, et surtout en des actes de réparation.
Les larmes aux yeux et avec une douleur sincère au cœur, il faut offrir à Dieu des prières d’intercession et de réparation pour le salut éternel de l’âme du pape François, Vicaire du Christ sur terre, et le salut des prêtres et fidèles catholiques qui ont commis de tels actes de culte interdits par la Révélation divine. On pourrait proposer à cet effet la prière suivante :
« Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, recevez de notre cœur contrit, par les mains de Marie, Mère Immaculée et toujours vierge de Dieu, un acte sincère de réparation pour les actes d’adoration d’idoles et de symboles en bois qui ont eu lieu à Rome, Ville éternelle et cœur du monde catholique, pendant le synode sur l’Amazonie. Répands dans le cœur de Notre Saint-Père le Pape François, des cardinaux, des évêques, des prêtres et des fidèles laïcs, ton Esprit, afin qu’il expulse les ténèbres de leurs esprits, afin qu’ils reconnaissent l’impiété de ces actes qui ont offensé ta Divine Majesté, et qu’ils t’offrent des réparations publiques et privées.
« Répandez dans tous les membres de l’Église la lumière de la plénitude et de la beauté de la foi catholique. Rallumez en eux le zèle ardent à apporter le salut de Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme, à tous les hommes, en particulier aux peuples de la région amazonienne, qui sont encore esclaves des choses faibles et périssables que sont les symboles et idoles sourds et muets de la “Terre Mère terre”, à tous les peuples et surtout aux peuples des tribus amazoniennes, qui n’ont pas la liberté des enfants de Dieu, et qui n’ont pas le bonheur indicible de connaître Jésus Christ et de participer en Lui à la vie de votre nature divine.
« Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, qui êtes le seul vrai Dieu, en dehors duquel il n’y a pas d’autre dieu et aucun salut, ayez pitié de votre Église. Regardez surtout les larmes et les soupirs contrits et humbles des petits dans l’Église, regardez les larmes et les prières des petits enfants, des adolescents, des jeunes hommes et des jeunes femmes, des pères et des mères de famille et aussi des vrais héros chrétiens, qui dans leur zèle pour votre gloire et dans leur amour pour la Mère Église ont jeté à l’eau les symboles d’abomination qui la souillent. Ayez pitié de nous : épargne-nous, Seigneur, parce Domine, parce Domine, parce Domine ! Ayez pitié de nous : Kyrie eleison ! »
Mgr Athanasius Schneider
Evêque auxiliaire de Sainte Marie in Astana
© leblogdejeannesmits pour la traduction.
© photo : Olivier Figueras
Source : https://leblogdejeannesmits.blogspot.com/2019/10/mgr-athanasius-schneider-condamne-le.html
octobre 24, 2019
Rome rejette la Nouvelle Alliance
Parmi les conséquences de l’ignorance par Rome, des bases de la Doctrine de l’Eglise Indivise et son infidélité à la Foi de Pierre, cette Eglise avec la complicité de l’actuel évêque de Rome s’oriente vers le syncrétisme et le panthéisme, en conclusion elle rejette la Nouvelle Alliance, au profit du paganisme ..., l'opposition entre immanence et transcendance, Dieu et la Création...
JPB
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octobre 21, 2019
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