janvier 12, 2012

A propos de la parfois mauvaise critique que l’on fait à SS Benoît XVI en lui reprochant de dire que le peuple Juif ne serait pas déicide.


Il est des blogs bien construits dont c’est un réel plaisir de par la mise en page, le choix des illustrations, de les lire régulièrement, c’est le cas du site traditionaliste LA QUESTION : http://lebloglaquestion.wordpress.com/orientations-doctrinales/

Ce site pose en son dernier article que le peuple Juif est déicide et reproche au Pape de Rome de « proclamer » en le volume deux de son  livre : Jésus de Nazareth » : l’innocence du peuple juif dans la condamnation de Jésus+ Christ. »

Avant d’aller plus outre dans l’examen d ce reproche et le sens des termes choisis par Benoît XVI, je me permets pour le curieux de livrer les liens de ce site relatifs au judaïsme notamment :









Il sera aisé de constater que la positon choisie est particulièrement extrémiste, et permet au plan théologique notamment d’en contester les conclusions.

Les racines d’un certain anti- judaïsme s’inscrivent dans l’histoire de l’Eglise, déjà au II° siècle, Justin déclare : « Oui, votre main est encore étendue pour faire le mal. Vous avez mis à mort le Christ; loin d'en faire pénitence, vous nous poursuivez de votre haine, ainsi que je l'ai déjà dit, nous qui, par le Christ, croyons maintenant au Dieu créateur et père de toutes choses; et toutes les fois que vous le pouvez, vous ne manquez pas de nous mettre à mort.  Avez- vous jamais cessé de charger de malédictions et le Christ, et tous ceux qui sortis de lui portent son nom? Quant à nous autres, nous ne savons que prier pour vous et pour tous les hommes : ainsi nous l'a recommandé le Christ, notre divin maître; il nous a fait une loi de prier pour nos ennemis, d'aimer ceux qui nous détestent, de bénir aux qui nous maudissent. »  (Dial. Avec Typhon, 133)

Méliton de Sardes en traité Sur la Pâque s’écrie : O Israël criminel, pourquoi donc as-tu commis cette injustice inouïe de précipiter ton Seigneur dans des souffrances sans nom, ton Maître, celui qui te forma, qui te créa, qui te nomma Israël ? Mais toi tu n’as pas été trouvé « Israël », car tu n’as pas vu Dieu, tu n ‘as pas reconnu le Seigneur, tu n’as pas su ô Israël, que c’’est lui, le Premier-né de Dieu, … » (§§ 81,82)

Méliton a posé le vrai problème : Israël n’a pas vu Dieu,  Israël  ne pouvait dès lors reconnaître Le Seigneur…

D’autres Pères tels Augustin,  Jean Chrysostome, Pierre Chrysologue  notamment évoqueront ce que l’on pourrait dénommer la condamnation d’Israël, mais peut-on condamner celui qui n’a pas conscience de l’acte qui lui est reproché ?

Israël se trouve toujours sous la condamnation du péché du Veau d’or : « Ces deux Yod correspondent également aux deux yeux séphirotiques, d'où coulèrent deux larmes 2 qui tombèrent dans le grand océan a. Et pourquoi sont-elles tombées dans l'océan? En raison des tables de la loi que Moïse fit descendre du ciel, et dont Israël n'a pas été jugé digne de profiter. C'est pourquoi elles furent brisées et jetées. C'est ce qui occasionna la destruction du premier et du second temple. Et pourquoi les premières tables furent-elles jetées, alors que Moise pouvait s'en servir pour les rendre aux Israélites? C'est parce que le Vav 3 s'en est envolé 4. C'est ce même symbole qui est indiqué par le Vav du mot « vayyitser » (et il créa). C'est pourquoi Moïse donna à Israël d'autres tables de la loi, qui étaient du côté de l'arbre du Bien et du Mal. C'est pour cette raison que la Loi est formée (les préceptes négatifs et de commandements : « Ceci est permis, cela est défendu » ; c'est parce que la Loi émane de l'arbre du Bien et du Mal » (Zohar, I, 26b)


L’Alliance Ancienne est rompue par la destruction des premières Tables, quelle conscience le Judaïsme peut-il dès lors avoir de Dieu, s’il est sous la dépendance de l’arbre du bien et du mal, alors qu’il lui incombe selon le Zohar (III, 124b) de se ranger sous la dépendance de l’arbre de vie.


La non reconnaissance de l’Incarnation de Dieu par le Judaïsme demeurant sous la dépendance de la Loi rabbinique née du péché du Veau d’or – selon la pensée des kabbalistes :  http://www.kabbale.eu/lettre-d-un-kabbaliste-a-un-rabbin/ - relève d’une situation d’inconnaissance, situation qui empêche de qualifier les Juifs comme déicides, de première part parce qu’ils ne savaient pas et ne savent pas que Jésus+ Christ est Dieu, de seconde part, parce que quand bien même ils l’eussent su, pouvaient-ils tuer Dieu ? Non, et la preuve que je qualifierai de naturelle à ne pouvoir tuer Dieu, c’est qu’au matin de Pâques, les femmes myrrophores, venant au tombeau sont les premières à constater la résurrection, pour l’annoncer aux disciples http://www.orthodoxie.com/2010/04/l%C3%A9mission-l%C3%A9glise-orthodoxe-aujourdhui-du-18-avril-2010-les-femmes-myrrophores-elisabeth-behrsigel-.html et, relativement aux judaïsme, il conviendrait au mieux s’il y avait conscience, de qualifier l’acte d’intention de déicide, mais non de décide.


Cette intention de mettre à mort Jésus+ Christ, est patente en revanche, dans une hostilité amenant « les juges » à commettre vingt-sept irrégularités dans le mauvais et faux procès, comme l’ont exposé Messeigneurs Augustin et Joseph LEMANN en leur étude sur la Valeur de m’Assemblée qui prononça la mort contre Jésus + Christ :



Le cardial Jean DANIELOU avait résumé parfaitement résumé la question d’Israël face à Jésus+ Christ en écrivant : « Ce n’est pas Israël qui a crucifié Jésus, c’est l’infidélité d’Israël. Et par conséquent ce qui a causé la mort de Jésus, c’est en dernier lieu le péché. » (Dialogue avec Israël,   Paris, La Palatine éd. 1983, p.130

L’infidélité d’Israël peut en effet être retenue par sa soumission au péché du Veau d’or et son détournement alors de Dieu.

Le Pape de Rome pour sa part considère que le peuple Juif est innocent dans la condamnation de Jésus + Christ, cela est exact pour le peuple, cela ne l’est pas en revanche pour les membres du Sanhédrin, non parce qu’ils ignorent ou ne reconnaissent pas que Jésus + Christ est Dieu, mais parce que les membres du Sanhédrin eux, commirent vingt-sept irrégularités, et à ce titre ces êtres- là ne sauraient être qualifiés d’innocents.


Jean-Pierre BONNEROT




janvier 07, 2012

janvier 05, 2012

Les Rois Mages représentent devant l’Incarnation, notre pauvreté

Matthieu rend compte de la présence de Mages venus d’Orient adorer le Sauveur, ces hommes dépositaires des sciences de leur temps n’ignorent point qu’il s’agit de Jésus, Vrai Homme et Vrai Dieu.

 Péladan n’a pas manqué de rappeler: « L'adoration des Mages signifie l'abdication des ésotérismes devant l'incarnation de la Vérité » (1). Les Mages déposent l’or, l’encens la myrrhe aux pieds du Christ Jésus, et Irénée de Lyon en donne pour sens : « la myrrhe signifiait que c'était lui qui, pour notre race humaine mortelle, mourrait et serait enseveli; l'or, qu'il était le Roi dont le règne n'aurait pas de fin Luc 1,33; l'encens, enfin, qu'il était le Dieu qui venait de se faire connaître en Judée Ps 76,2, et de se manifester à ceux qui ne le cherchaient point Is 65,1; Rom 10,20 (Irénée, Contre les Hérésies Liv.3 ch.9,2. »(2).

Les Mages se détournent de leur ancienne croyance, par ce qu’ils reconnaissent en Jésus l’enfant divin, ils Lui offrent, conformément aux pratiques rituelles de l’ancienne Egypte, l’or qui est la représentation de la chair imputrescible du corps d’éternité des dieux, symbole de la vie éternelle ; la myrrhe, substance servant tout à la fois de base pour l’embaumement, symbole de la victoire sur la mort, qui servait aussi à oindre les statues divines ; l’encens permettant, d’apaiser les dieux mais aussi d’entrer en communication avec le divin, symbole de la transcendance. Rejetant alors toutes leurs anciennes croyances, les Mages s’en retournent par un autre chemin et le sens de cet autre chemin n’est-il pas celui de Notre Seigneur disant : « Je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. » (Jn XIV, 6). Maxime de Turin, en son Homélie sur l’Epiphanie expose que les Mages « ne vivant plus dans la même religion, ils abordèrent un autre chemin de retour et une autre manière de vivre. Car, avant de voir le Christ, l’étoile avait conduit les mages comme des homes religieux venant pour un hommage ; mais une fois qu’ils eurent vu le Seigneur et cru en Lui, la foi les ramena à leur patrie comme des adeptes du Christ. » (3).

Grégoire le Grand en sa 10° Homélie prononcée le 6 janvier 591, souligne l’importance de cet autre chemin : « 7. Les mages nous donnent encore une leçon très importante en revenant dans leur pays par un autre chemin. En effet, ce qu’ils font sur l’avertissement qu’ils ont reçu nous indique ce que nous devons faire. Notre pays, c’est le paradis, et une fois que nous connaissons Jésus, il nous est interdit d’y retourner par le chemin que nous avons suivi en venant. Car nous nous sommes éloignés de notre pays par l’orgueil, la désobéissance, la poursuite des biens visibles et l’avidité à goûter les nourritures défendues. Mais pour y revenir, il faut les larmes, l’obéissance, le mépris des biens visibles et la maîtrise des appétits de la chair. C’est donc bien par un autre chemin que nous retournons dans notre pays, puisque nous étant éloignés des joies du paradis par les plaisirs, nous y sommes ramenés par les lamentations. » (4)

Grégoire le Grand introduit ce rapport symbolique entre cette autre route prise par les Mages qui se sont dépouillés en offrant tous leurs trésors au Vrai Dieu et Vrai Homme et notre devoir de retrouver le chemin du ciel. : Les Mages abdiquent leurs anciennes croyances en reconnaissant l’Incarnation de Dieu, par la Nouvelle Alliance, il nous revient, à l’instar de ces témoins, de revenir à Dieu.

Le do ut des : « je donne afin que tu donnes » des anciennes croyances est remplacé par le don total, absolu qui est l’acte d’Amour entraînant

La pauvreté conçue comme un engagement – le refus du monde matériel pour le paradis – ce qui n’était pas dans les croyances de l’Egypte ancienne où seul le prêtre initié, le pharaon, étaient les seuls garants de l’ordre universel. Avec l’offrande des Mages à l’enfant Jésus, tout homme devient acteur œuvrant pour le rétablissement du monde d’avant la Chute.
 
Les trois tentatives de tentation de Jésus au Désert exorcisent nos chutes successives par le refus du Fils de l’Homme à succomber en une actualisation alors éternelle, à ces dernières : ce sera la première défaite de Satan.

 - A la manducation de l’Arbre comme expression de la vie humaine voulant être indépendante de la vie Divine, le Christ répond : « L'homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.” ( Mt. IV,4)

 - A l’idée de l’homme pensant pouvoir soumettre la Grâce selon ses désirs, accéder au ciel par la futilité d’une tour, expression d’une voie d’orgueil, le Christ répond : « Tu ne tenteras point le Seigneur, ton Dieu.” ( Mt. IV, 7)

 - Au constat que la Chute de l’homme entraîna le monde sinon une grande partie de la Création à être provisoirement sous la dépendance de Satan, expression de l’illusion Faustienne, le Christ répond : “Retire-toi, Satan! Car il est écrit: Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras lui seul.” (Mt. IV, 10)

 Si la pauvreté matérielle ne permet pas la présence de l’orgueil, la désobéissance, la poursuite des biens visibles et l’avidité à goûter les nourritures défendues, comment répondre à cette interrogation formulée dans la mystique juive : « Or, comme les péchés sont plus graves chez les riches à cause de leur orgueil qui fait défaut aux pauvres, où est [9a] la justice de Dieu qui fait mourir de faim les pauvres et laisse vivre les riches, afin qu’ils continuent à pécher ? » (5)

A la question posée par le Zohar, le Judaïsme répond par la Tsédaka qui est le Devoir de Charité, le Christianisme par la Communion des Saints vivifiée par la Charité.

 Comment acquérir le ciel qu’évoque Grégoire le Grand ? A cette question posée par l’homme courant après le Christ pour obtenir une réponse, “Jésus, l'ayant regardé, l'aima, et lui dit: Il te manque une chose; va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel. Puis viens, et suis-moi. Mais, affligé de cette parole, cet homme s'en alla tout triste; car il avait de grands biens.” (Mc, X, 21,22)

 Il conviendrait de parvenir à cette pauvreté, qui n’est pas obligatoirement matérielle, mais peut relever de l’ordre spirituel : “ Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux!” ( Mt. V,3)
 
Clément d’Alexandrie introduira dans l’Eglise ancienne, la problématique de la richesse et de la pauvreté par son homélie Quel riche peut être sauvé (6), la fortune n'est pas un obstacle au salut si l'on voit dans son possesseur un simple usufruitier (7). De plus, si l'on en fait un sage emploi, elle est un bien pour le pauvre et même pour le riche. Cette Homélie est importante, Eusèbe l’évoque en ces termes : « Quant à Clément, il indique également ce temps et il ajoute un récit très nécessaire à ceux qui aiment entendre des choses belles et profitables, dans son ouvrage intitulé : Quel riche est sauvé Prenez cette histoire et lisez-la donc telle qu'il l'a écrite » (8)

 Quelle est cette pauvreté que manifestent les Mages repartant sans aucun bien terrestre, cette pauvreté liée à une richesse devenue partage, don envers le prochain, mais non abandon de ce qui fut reçu (Mt. XXV , 14-31), richesse et pauvreté s’entrecroisent telle la Lumière et la Ténèbre, le jeune homme riche n’avait pas répondu à l’appel de Son Maître, ce que firent les Apôtres tels Pierre et André qui, parce qu’il étaient bien moins riches matériellement, Le suivirent.

 Jean-Pierre BONNEROT

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 1 J. PELADAN : L'occultisme contemporain, nlle .Ed, in : Œuvres choisies, Les Formes du Secret Ed, 1979, page 69

 2 Irénée, Contre les Hérésies Liv.3 ch.9, 2., nombreuses éd.

 3 Maxime de Turin : Homélie sur l’Epiphanie (Homélie 21) PL., 57, pp, 256-270, in : Le Mystère de Noël, Coll. Lettres Chrétiennes, Grasset Ed, 1963, page 229.

4 Grégoire le Grand : Homélie 10 Prononcée devant le peuple dans la basilique de saint Pierre, apôtre, le jour de l’Epiphanie ; texte emprunté au site : www.jesusmarie.com

 5 Zohar, III, 8b, 9a, trad. Jean de Pauly, Maisonneuve et Larose Ed, tome V, page 24

 6 Clément d’Alexandrie : Quel riche peut être sauvé ? PG. 9, pp 603-651, trad. in : Riches et pauvres dans l’Eglise ancienne, Coll. Lettres Chrétiennes, Grasset Ed, 1962, pages 24-55

 7 En complément, il sera intéressant, de lire la contribution d’Emile SZLECHTER sur Le prêt dans l’Ancien Testament et dans les codes mésopotamiens d’avant Hammourabi, in Revue d’histoire et e philosophie religieuse, N°1, 1955, pages 16-25

 (8) Eusèbe de Césarée : Histoire ecclésiastique, III, 23

décembre 29, 2011

A propos du couronnement de l’actuel Pape de Rome


Il ne s’agit pas de s’associer à la nostalgie de fidèles défendant la tradition connue en leur enfance, mais de nous demander si le couronnement de l’actuel Pape de Rome, SS Benoît XVI, ne devrait pas  être appliqué, non parce que l’évêque e Rome serait au-dessus des rois, mais parce que pour la première fois et depuis fort longtemps, Benoît XVI remplit la mission confiée à Pierre de fortifier ses frères dans la Foi : « Simon, Satan vous a réclamés pour vous secouer dans un crible comme on fait pour le blé. ] Mais moi, j'ai prié pour toi, afin que ta foi ne disparaisse pas. Et toi, quand tu seras revenu, affermis tes frères. " (Luc XXII, 31,32)

 JPB


 

décembre 24, 2011

Dans la lumière de Noel,

l'Œuvre d'Orient vous présente ses meilleurs vœux pour 2012

Voir les voeux de l'Œuvre d'Orient

 Puissions-nous avoir des pensées, toute pensée, toute tension de notre être vers l’autre, est Prière, en cette nuit, en faveur des Chrétiens d’Orient nos frères, qui sont si persécutés sinon les nouveaux Martyres de l’Eglise.





Une émission Américaine sur le Mont Athos




Lieux saints et pèlerinages d'Orient



Entretien sur la réédition d'un grand classique de l'Histoire de l'Église d'Orient, sur la "géographie sacrée" des premiers siècles chrétiens. Commençant par le Proche-Orient, cet ouvrage présente quelque cinq cents lieux saints comme un guide, en suivant les itinéraires anciens. Invité Pierre Maraval, historien de l'Église, Professeur émérite à l'Université Paris IV-Sorbonne


décembre 03, 2011

LA CONTRITION PEUT-ELLE S’ACCOMPLIR PAR PROCURATION, HORS D’UN ACTE HEROIQUE ET SANS ETRE DEMANDEE PAR CELUI QUI DOIT ETRE PARDONNE ?


Si le Judaïsme envisage que l’on puisse expier une faute par le seul fait qu’une autre   personne se chargera – sans même prévenir l’auteur de la  faute ou lui demander son acquiescement – de demander pardon, et cela sans action de surcroît en réparation, le Christianisme pour sa part et plus exigent :

 

Des personnalités juives s'excusent auprès du Patriarche de Jérusalem...

  
Vendredi dernier, un groupe de personnalités publiques et d'intellectuels juifs a rendu visite visite au chef de l'Église orthodoxe grecque à Jérusalem avec un objectif simple en tête, demander pardon. Le groupe a pris la décision suite à un rapport dans Haaretz (en hébreu : הארץ, Le Pays), il y a environ deux semaines décrivant la pratique de certains jeunes clercs ultra-orthodoxes juifs de cracher lorsqu'ils passent près du clergé dans la rue.



Un membre de la délégation, le rabbin Arik Ascherman, qui est secrétaire général de Rabbins pour les Droits de l'Homme, a noté que le jour de Yom Kippour, les Juifs, traditionnellement expient les transgressions entre eux et Dieu, mais les torts commis entre personnes ne peuvent pas être expiés, même par Dieu, jusqu'à ce que le contrevenant demande pardon. Ascherman a ajouté que dans les contacts avec le clergé chrétien et musulman, les rabbins de son groupe condamnent ces actes de crachats.



La délégation a rencontré dans la vieille ville de Jérusalem le Patriarche de l'Eglise orthodoxe grecque, Théophile III, qui a parlé de ce phénomène de crachat, avec lequel lui et ses collègues du clergé ont été confrontés, mais il a dit que dans le christianisme, c'était considéré comme une bonne action de montrer de la retenue dans de telles circonstances. Dans cet esprit, a-t-il ajouté, il a également recommandé à ses collègues de faire preuve de retenue. Il a déclaré que le crachat était un reflet de l'ignorance de la part de gens qui ne comprennent pas vraiment la signification de la religion et de la foi.



Parmi les membres de la délégation juive de Jérusalem, il y avait l'adjoint au maire Yosef («Pepe») Alala de la faction Meretz et les membres de conseil municipal du Meretz Laura Wharton et Meir Margalit. "Puisque que nous aimons cette ville, nous avons senti que tout ce qui se passe ici nous concerne", a déclaré Margalit. "Nous sommes venus pour nous excuser, malgré le fait que nous n'avions aucun rôle dans les crachats, car nous croyons en la responsabilité mutuelle."

Margalit remarqua que presque tous les membres de la délégation qui a rendu visite au Patriarche grec orthodoxe sont nés à l'étranger. "Nous croyons avec ferveur que ce que les Juifs ultra-orthodoxes font aux chrétiens ici, les chrétiens le font aux Juifs de la Diaspora. Nous savons ce qu'ils ressentent et nous avons promis que dans l'Etat juif de telles choses ne se reproduiront pas."



La semaine prochaine, une délégation similaire doit rendre visite à des représentants de l'Eglise orthodoxe arménienne, dont le clergé a aussi connu le phénomène des crachats.

Version française Claude Lopez-Ginisty

d'après l'article d'Oz Rosenberg

Journal Haaretz 23 novembre 2011

cité par Mystagogy



décembre 02, 2011

Le Mystère des grâces surérogatoires


VATICAN – Benoît XVI : hier comme aujourd’hui, le sang des martyrs touche le cœur de l’homme et le rend fécond

Agenzia Fides, le 1 décembre 2011

Cité du Vatican (Agence Fides) – « L’annonce de la nouveauté chrétienne, de la beauté de la foi dans le Christ a besoin de personnes qui, au travers de la cohérence de leur vie, de leur fidélité témoignée si nécessaire jusqu’au don d’elles-mêmes, manifestent le primat absolu de l’Amour par-delà tout autre exigence ». C’est ce qu’affirme le Saint-Père Benoît XVI dans son message à la XVI° Séance publique des Académies pontificales dédiée au thème : « Témoignages et témoins. Les martyria et les champions de la foi » qui s’est tenue dans l’après-midi du 30 novembre. Le Pape souligne : « Si nous observons avec attention l’exemple des martyrs, des courageux témoins de l’antiquité chrétienne tout comme des très nombreux témoins de notre époque, nous nous apercevons que ce sont des personnes profondément libres, libres de compromis et de liens égoïstes, conscients de l’importance et de la beauté de leur vie et en cela capables d’aimer Dieu et leurs frères de manière héroïque, en traçant la mesure élevée de la sainteté chrétienne ». S’attardant sur le thème choisi pour la Séance publique, le Pape souligne l’importance de l’historicité du christianisme, « son entremêlement continuel avec l’histoire pour la transformer en profondeur grâce au levain de l’Evangile et de la sainteté vécue et témoignée ». L’étude attentive des témoignages du passé permet en effet « de redécouvrir de nombreux aspects de la vie des générations précédentes tout comme de l’expérience de foi des antiques communautés chrétiennes ». Parmi les sites archéologiques dont émergent les signes de la présence chrétienne, le Souverain Pontife a cité en particulier la Terre Sainte et la ville de Rome où les martyria « non seulement attestent une présence chrétienne générique mais constituent surtout un fort témoignage des chrétiens et de ceux qui ont donné leur vie pour le Christ, les martyrs… Les très nombreuses interventions monumentales et artistiques dédiées aux martyrs attestées par les recherches archéologiques et par toutes les autres recherches qui y sont liées, proviennent d’une conviction toujours présente au sein de la communauté chrétienne d’hier et d’aujourd’hui : l’Evangile parle au cœur de l’homme et se communique surtout au travers du témoignage vivant des croyants ».
Enfin, Benoît XVI a souligné que « aujourd’hui encore, l’Eglise, si elle veut parler efficacement au monde, si elle veut continuer à annoncer fidèlement l’Evangile et faire sentir sa présence amicale aux hommes et aux femmes qui vivent leur existence en se sentant « pèlerins de la vérité et de la paix » doit se faire témoin de la crédibilité de la foi y compris dans les contextes apparemment les plus difficiles ou les plus indifférents à l’annonce évangélique. C’est-à-dire qu’elle doit savoir offrir des témoignages concrets et prophétiques au travers de signes efficaces et transparents de cohérence, de fidélité et d’amour passionné et inconditionné au Christ, accompagnés d’une authentique charité et de l’amour pour le prochain. Hier comme aujourd’hui, le sang des martyrs, leur témoignage tangible et éloquent, touche le cœur de l’homme et le rend fécond, capable de faire germer en lui une vie nouvelle, d’accueillir la vie du Ressuscité pour porter la résurrection et l’espérance au monde qui l’entoure ». (SL) (Agence Fides 01/12/2011)


novembre 27, 2011

LE TALMUD ET LES CHRETIENS


Les traductions ne sont peut-être pas exactement conformes, si je me réfère à l’édition du Traité du Sanhédrin que je possède toutefois, « le texte internet »  demeure fidèle à l’esprit du traité.

Selon cet article :


Et cet autre élément :


il ne serait pas inintéressant de rechercher et  constater sans nul doute,  les  points de convergence entre l’Islam et le Judaïsme, dans leur rejet commun du Christianisme.

novembre 26, 2011

L’œuvre scientifique de Jean Gaudemet





Information transmise par Fr. Roumy et Fr. Audren:

Université Paris 2-Panthéon-Assas

Institut d’histoire du droit

et

Université Paris-Sud 11



Centre Droit et Sociétés Religieuses



Colloque international



L’œuvre scientifique de Jean Gaudemet



Sceaux-Paris

26-27 janvier 2012

Programme

Jeudi 26 janvier 2012

(13h30-18h30) - Sceaux

Faculté Jean-Monnet, Salle Vedel,

54, boulevard Desgranges, 92330 Sceaux (RER, Station Robinson)



Accueil de Monsieur Jérôme FROMAGEAU, doyen de la faculté Jean-Monnet

  • Introduction: Panorama de l’œuvre de Jean Gaudemet, par M. Bernard D’ALTEROCHE, professeur à l’université de Versailles-Saint-Quentin et M. Olivier DESCAMPS, professeur à l’université Panthéon-Assas, Paris II

Sources et théorie du droit

PREMIÈRE SESSION

présidée par M. Jean-Louis HAROUEL, professeur à l’université Panthéon-Assas, Paris II

  • Le droit de l’Empire romain, par Mme Aude LAQUERRIÈRE-LACROIX, professeur à l’université de Reims Champagne-Ardenne
  • Le droit canonique du premier millénaire, par Mme Lotte KÉRY, professeur à l’université de Bonn

SECONDE SESSION

présidée par M. Jean-Pierre CORIAT, professeur à l’université Panthéon- Assas, Paris II

  • Le droit romain au Moyen Âge, par M. Franck ROUMY, professeur à l’université Panthéon- Assas, Paris II
  • Le droit canonique de l’âge classique, par M. Peter LANDAU, professeur émérite de l’université de Munich
  • Les codifications contemporaines, par François JANKOWIAK, professeur à l’université P aris- Sud, Paris XI



Vendredi 27 janvier 2012

(9h-12h) - Paris

Université Panthéon-Assas, Salle des conseils

12, place du Panthéon, 75005 Paris (RER, Station Luxembourg)



Accueil de Monsieur Louis VOGEL, président de l’université Panthéon-Assas



Le droit privé et la société

PREMIÈRE SESSION

présidée par M. Jacques FOYER, professeur émérite de l’université Panthéon-Assas, Paris II

  • Le droit privé romain, par Mme Emmanuelle CHEVREAU, professeur à l’université Panthéon-Assas, Paris II
  • Le mariage et la famille en droit romain, par M. René-Marie RAMPELBERG, professeur émérite de l’université René Descartes, Paris V

SECONDE SESSION

présidée par M. Bertrand ANCEL, professeur à l’université Panthéon- Assas, Paris II

  • Le mariage en droit canonique et dans l’Ancien droit par Mme Anne LEFEBVRE- TEILLARD, professeur émérite de l’université P anthéon- Assas, P aris II
  • Les personnes en droit canonique, par Mme Florence DEMOULIN-AUZARY, professeur à l’université de Caen Basse Normandie

Déjeuner libre

Vendredi 27 janvier 2012

(14h-18h) - Paris

Université Panthéon-Assas, Salle des conseils

12, place du Panthéon, 75005 Paris (RER, Station Luxembourg)



Le droit public

PREMIÈRE SESSION

présidée par M. Jean-Jacques BIENVENU, professeur à l’université Panthéon- Assas, Paris II

  • Le droit public romain, par M. Giuseppe FALCONE, professeur à l’université de Palerme
  • L’Église et l’Empire romain, par M. Aram MARDIROSSIAN, professeur à l’université P aris-Ouest, Nanterre-La Défense

SECONDE SESSION

présidée par M. Guillaume DRAGO, professeur à l’université P anthéon- Assas, P aris II

  • Le pape et l’évêque au Moyen Âge, par Mme Michèle BÉGOU-DAVIA, professeur à l’université Paris- Sud, Paris XI
  • Les rapports entre l’Église et l’État à l’époque moderne et contemporaine, par le R. P . Jean-Paul DURAND o. p., professeur à l’Institut Catholique de Paris

  • Conclusion: Rapport de synthèse, par M. Francesco MARGIOTTA BROGLIO, professeur émérite de l’université de Florence

Cocktail



Lieux

  • Jeudi 26 janvier 2012 (13h30-18h30): Sceaux, Faculté Jean-Monnet, Salle Vedel, 54, boulevard Desgranges, 92330 Sceaux (RER, Station Robinson)
  • Vendredi 27 janvier 2012 (9h-18h): Paris, Université Panthéon-Assas, Salle des conseils, 12, place du Panthéon, 75005 Paris (RER, Station Luxembourg)

Entrée libre



Contact: