février 18, 2012
Oración , Preghiera , Priére , Prayer , Gebet , Oratio, Oração de Jesus: Kallistos Ware Le Royaume intérieur
Oración , Preghiera , Priére , Prayer , Gebet , Oratio, Oração de Jesus: Kallistos Ware Le Royaume intérieur: L a vocation de l’homme ? Ressembler toujours plus à Dieu en devenant toujours plus humain. La foi ? Une certitude qui doit sans cesse m...
février 16, 2012
La « thèse Ocariz » contredite aussi par la « thèse Ratzinger »
Cardinal Ratzinger : «
[l’Instruction Donum
Veritatis] affirme -
peut-être pour la première fois de façon aussi claire - qu’il existe des
décisions du magistère qui ne peuvent constituer le dernier mot sur une matière
en tant que telle, mais un encouragement substantiel par rapport au problème,
et surtout une expression de prudence pastorale, une sorte de disposition
provisoire. Leur substance reste valide, mais les détails sur lesquels les
circonstances des temps ont exercé une influence peuvent avoir besoin de rectifications ultérieures. A cet égard, on
peut penser aussi bien aux déclarations des papes du siècle dernier sur la
liberté religieuse qu’aux décisions antimodernistes du début de ce siècle »
(L’Osservatore Romano. Édition hebdomadaire en langue française, 10 juillet
1990, p. 9)[1][1].
Monseigneur Ocáriz : « Le
Concile Vatican II n’a défini aucun dogme, au sens où il n’a proposé aucune
doctrine au moyen d’un acte définitif. Toutefois, le fait qu’un acte du
Magistère de l’Église ne soit pas garanti par le charisme de l’infaillibilité
ne signifie pas qu’il puisse être considéré comme « faillible »,
au sens où il transmettrait une « doctrine provisoire » ou encore des
« opinions autorisées ». Toute expression du Magistère authentique
doit être accueillie pour ce qu’elle est véritablement : un enseignement
donné par des pasteurs qui, dans la succession apostolique, parlent avec un
« charisme de vérité » (Dei Verbum, n.8), « pourvus de
l’autorité du Christ » (Lumen Gentium, n. 25), « sous la
lumière du Saint-Esprit » (ibidem). (Osservatore Romano, 2 décembre
2011, p. 6)
Le Cardinal Ratzinger affirme
clairement qu’il existe un Magistère qui est provisoire et il donne un
exemple. Ce Magistère, selon le Cardinal, n’est pas le dernier mot sur une
matière, c’est-à-dire, il ne s’agit pas évidemment d’un Magistère infaillible,
mais d’un Magistère purement authentique, qui pourrait être faillible sur
certains aspects et sujet à des rectifications. Ce Magistère pourrait être
l’expression de prudence pastorale, une contribution par rapport au problème.
Or la prudence est provisoire. Les décisions prudentielles peuvent et parfois
doivent changer selon les circonstances. Il incline vers une position sans pour
autant interdire ou condamner une autre position. Il s’agit donc d’un Magistère
exercé à un moment donné et pour les circonstances de ce moment, pouvant donc
changer si les circonstances changent. Le Cardinal n’affirme pas que tout
Magistère non-infaillible est explicitement provisoire, mais qu’il existe aussi
un Magistère de ce type. Classiquement on appelle cette sorte de Magistère
provisoire le Magistère qui affirme qu’une telle doctrine est tuta vel non
tuta. Ce Magistère ne veut pas trancher la question, mais il indique
qu’une telle doctrine, dans le contexte contemporain à cet acte du Magistère,
peut être enseignée sans danger pour la foi et la morale ou que, au contraire,
elle ne peut pas être enseignée sans mettre en danger la foi et la morale.
Ainsi, par exemple, une thèse philosophique peut être condamnée comme non
tuta, non pas parce que le Magistère la considère fausse d'une manière
absolue, mais parce que dans les circonstances données (considérant en
particulier l'état dans lequel se trouvent la théologie, la philosophie ou la
science en ce moment donné) on n'arrive pas à la concilier aisément avec le
Dépôt Révélé et c'est donc imprudent de la tenir. Avec le temps le Magistère
peut condamner définitivement cette théorie ou affirmer sa compatibilité avec
la Révélation. Dans ce cadre on pourrait citer le cas de la condamnation de
Galilée, auquel il avait été demandé de ne pas enseigner de façon péremptoire
ce qui à l’époque n’était qu’une thèse non prouvée. En principe donc un
Magistère purement authentique et provisoire peut exister, comme l’affirme le
Cardinal Ratzinger. Que ce soit le cas du Magistère contre la liberté
de conscience au XIXème siècle et du Magistère contre le modernisme au début
XXème, cela reste au moins très douteux[2].
Une analyse de l’affirmation de Mgr Ocáriz
n’est pas facile, puisque son texte manque de clarté. Veut-il tout simplement
dire que le Magistère de Vatican II n’appartient pas à cette espèce de Magistère
faillible provisoire ? Magistère qui existerait donc par ailleurs, mais
pas au dernier Concile ? Peut-on interpréter ainsi son affirmation
ambiguë : « le fait qu’un acte du Magistère de l’Église ne soit pas
garanti par le charisme de l’infaillibilité ne signifie pas qu’il puisse être
considéré comme “faillible ”. au sens où il transmettrait une
“doctrine provisoire”. ou encore des “opinions autorisées ”» ? De
cette façon affirme-t-il qu’un acte du Magistère (purement) authentique ne transmet
pas nécessairement une doctrine provisoire, bien qu’il puisse le faire ? Ou
dans le sens contraire veut-il dire que aucun acte du Magistère (purement)
authentique ne peut être provisoire ? Sa dernière phrase semble indiquer
plutôt cela, puisque, pour expliquer l’affirmation que Vatican II n’est pas
provisoire, il finit par englober tout Magistère authentique :
« Toute expression du Magistère authentique doit être
accueillie pour ce qu’elle est véritablement : un enseignement donné par
des pasteurs qui, dans la succession apostolique, parlent avec un
“charisme de vérité ” (Dei Verbum, n.8), “pourvus de
l’autorité du Christ ” (Lumen Gentium, n. 25), “ sous la lumière
du Saint-Esprit ” (ibidem) ». Mgr Ocáriz semble donc
plutôt exclure la possibilité de tout Magistère provisoire, contrariant le
Cardinal Ratzinger, la pratique de l’Église et la doctrine commune des
théologiens.
Il faut d’ailleurs affirmer qu’un
Magistère non-infaillible demeure toujours avec un certain caractère
provisoire, autrement on aurait un Magistère toujours définitif, inchangeable,
irréformable, enfin infaillible. La distinction entre faillible et infaillible
donnée par l’Église elle-même n’aurait plus aucun sens. Ce caractère provisoire
peut être exprimé soit directement (ou explicitement) par le Magistère
lorsqu’il affirme qu’une doctrine est tuta vel non tuta ou
indirectement (ou implicitement) lorsque le Magistère affirme une doctrine
(enseignant sa vérité) ou la condamne (enseignant sa fausseté), sans pour
autant trancher définitivement la question. Il faut ajouter que ce caractère
provisoire peut avoir plusieurs degrés. Et ce Magistère purement authentique
même s'il n'est pas directement ou explicitement provisoire n’est pas de
iure infaillible et il reste réformable. C’est un enseignement pouvant
donc contenir des erreurs, même si cela reste assez rare, et il ne peut point
par conséquent exiger un assentiment absolu par le seul fait qu’il s’agit d’un
acte magistériel de l’autorité ecclésiastique.
Abbé Daniel Pinheiro
[1]
Dans le texte original italien le mot traduit par « encouragement »
est « ancoraggio », ce qui signifie plutôt « ancrage » cfr.
Osservatore Romano 27 giugno 1990 p. 6. Nous remarquons cette discordance entre
les textes en circulation. Cependant le sens du texte n’est pas altéré.
[2]Ce
magistère n'est pas du Magistère Extraordinaire Infaillible, mais il est très
probablement du Magistère Ordinaire Pontifical Infaillible, fondé sur la
Révélation elle-même. Cette position a, en outre, des solides raisons
doctrinales et théologiques à son appui. Au sujet de la liberté religieuse on
revoie à l’étude
de Mgr de Castro Mayer.
Source : isputationes.over-blog.com/article-la-these-ocariz-contredite-aussi-par-la-these-ratzinger-98967390.html
février 15, 2012
JOURNEES DU LIVRE ORTHODOXE
1.
Un regret : Ne sont pas signalés les éditeurs présents.
L'information la plus complète :
http://www.orthodoxie.com/2012/01/les-journ%C3%A9es-du-livre-orthodoxe-en-france-affiche-et-programme.html
L'information la plus complète :
http://www.orthodoxie.com/2012/01/les-journ%C3%A9es-du-livre-orthodoxe-en-france-affiche-et-programme.html
février 09, 2012
POUR REVENIR A LA LEVEE DU SECRET DE LA CONFESION
Le procureur du Vatican, Mgr Charles
Scicluna, a averti les évêques réunis pour un symposium mercredi à Rome.
Il leur a rappelé que se rendre coupable de
"négligence" face à un cas de pédophilie est "un crime"
selon le droit canon.
"Nous ne pouvons refuser à une victime que son cas
soit examiné avec justice, en nous abritant derrière des complexités techniques
de la loi", a-t-il prôné. "Les négligences et les intentions
mauvaises dans l'exercice de son devoir constituent un crime en vertu du droit
canon", a-t-il poursuivi.
Il a insisté sur le rôle central que doivent jouer les
évêques dans la lutte contre la pédophilie. "La responsabilité ecclésiale
doit être développée encore davantage. Comment sanctionne-t-on un évêque? C'est
quelque chose que le droit canonique réserve au pape personnellement", a
reconnu l'évêque maltais lors d'une conférence de presse.
"Une fois que l'on impose des règles, vous devez les
respecter", a-t-il signalé à l'intention des évêques. Il a admis que la
"culture du silence" se perpétue encore dans l'Eglise.
Certains diocèses, notamment aux Etats-Unis et en
Allemagne, sont allés très loin dans les règlementations qui favorisent la
coopération avec la justice civile. Mais, dans beaucoup de pays, ces normes ne
sont pas en place.
4'000 cas
Un problème à résoudre concerne l'obligation des
dénonciations par l'évêque, tout puissant dans son diocèse, à la police et au
parquet. Les associations d'anciennes victimes réclament que le Vatican donne
des indications précises qui soient tout le temps valides.
Quelque 4'000 cas ont été annoncés à ses services ces dix
dernières années, a indiqué le "promoteur de justice" du Vatican. Mgr
Scicluna centralise les études des dossiers d'abus sexuels commis par des
prêtres mais aussi par des laïcs au sein de l'Eglise.
Sur ces 4'000 cas, un millier ont été communiqués en 2010
et 2011, mais ce sont pour la plupart des cas anciens remontant à des dizaines
d'années. Ils proviennent pour la plupart d'Europe, a-t-il dit, dans la mesure
où le scandale a été révélé plus tard en Europe qu'aux Etats-Unis. "Plus
les cas sont anciens, plus il est urgent de les traiter, par justice pour les
victimes", a-t-il dit.
Source: ATS/AFP
Source : http://www.lacote.ch/fr/monde/negliger-un-cas-de-pedophilie-est-un-crime-481-384025
http://www.lepoint.fr/societe/pedophilie-vatican-negliger-un-cas-releve-du-crime-08-02-2012-1428790_23.php
+++
- la contrition peut
être parfaite, en ce qu'elle engage le pénitent dans son repentir à l’Amour
qui nous fait aimer Dieu, l'exemple qui
me toucha infiniment est la transformation par exemple de Jacques FESCH, guillotiné le 1er
octobre 1957 et dont ses Lettres (7)
maintes fois rééditées, sont à l'origine de biens des conversions.
-
la contrition peut être imparfaite, en ce que le repentir s'il n'est pas
produit par l'Amour de Dieu, trouve son motif dans l'horreur du péché, ce que
je nommerai conscience engageant l'être à ne plus réitérer ce qui fut.
La
Théologie Morale considère que pour que le Sacrement de pénitence soit reçu de
façon valide, il importe que la contrition soit, selon l'analyse que nous empruntons
au professeur JONE HERIBERT, en son excellent Précis de Théologie Morale Catholique ( :
-
véritable ou intérieure ( douleur ).
-
formelle ou expresse, ainsi que manifestée extérieurement.
-
surnaturelle ( secours de la grâce ).
-
générale ( confession ou conscience de l'ensemble des péchés ).
-
souveraine ( fait de détester le péché comme le plus grand mal ).
-
sacramentelle ( en rapport avec le sacrement de Pénitence ).
-
le ferme propos suppose la fermeté en ce que le pénitent doit avoir la volonté sérieuse de s'améliorer, en distinguant
l'être qui n'a pas fait d'effort et dont le propos n'était pas ferme, de l'être
qui redoute de succomber et qui peut avoir le ferme propos.
-
le ferme propos suppose l'efficacité en ce que le pénitent doit être
résolu à employer les moyens nécessaires pour éviter le péché, pour fuir
l'occasion prochaine et pour réparer selon son pouvoir le dommage commis.
- le ferme propos suppose
l'universalité en ce que le pénitent doit déclarer au moins tous les péchés mortels commis, lorsque
pour les péchés véniels le ferme propos
n'a pas besoin d'être général
Dès lors que ces conditions ne sont pas réunies, le
sacrement n'est pas reçu, et le secret disparaît.
De même, le professeur HERIBERT JONE précise :"Il
n'y a pas de confession sacramentelle lorsque que quelqu'un sciemment confesse
ses péchés à un prêtre que n'a pas de juridiction ou bien à un prêtre muni de
juridiction mais uniquement pour se moquer de lui ou pour aller chercher
près de lui conseil et consolation. "
Or, nombreux furent les ecclésiastiques qui se contentèrent
de seulement - et au mieux - d'aller chercher conseil près de leur évêque.
février 02, 2012
NON, LE SECRET DE LA CONFESION N'EST PAS ABSOLU !
I
Le Secret de la confession s'inscrit dans une
dynamique sacramentelle, qui pour être appliqué et opposable, suppose que les conditions
du sacrement soient réunies. Ces dernières sont fixées ou rappelées par les
règles de la Théologie Morale qui exposent selon " les registres" des
conditions , le ferme propos de ne pas recommencer, le fait que la confession
ne peut être seulement une révélation pour un conseil demandé à un supérieur,
etc.
II
Si l'ensemble des conditions édictées par les règles
des théologies qui s'entrecroisent sans
s'opposer ou se disqualifier, sont respectées dans le cadre de la théologie
sacramentelle, alors le Sacrement de la confession s'opère.
III
La réalité du sacrement de la confession n'aboutit pas
obligatoirement au secret, comme le souligne le Droit canonique.
Sur ces divers
points je reviendrai, préparant d'ailleurs une sorte de Mémoire, pour servir à mieux comprendre ce
sujet, où bien des théologiens et canonistes pourront se sentir empêchés pour rappeler des bases qu'il écher qu'elles
ne soient point ignorées.
JPB
Carlo Sommaruga veut en finir avec le secret
Abus sexuels
—
Par Eric
Felley. Mis à jour le 30.01.2012
Dans le droit
canonique, le secret de la confession est absolu. Le conseiller national Carlo
Sommaruga (PS/GE) n’y changera rien. Par contre, en ce qui concerne
le Code pénal, le secret ecclésiastique est assimilé au secret professionnel.
Pour lutter contre le problème de la pédophilie dans l’Eglise, le Genevois
estime que ce secret ecclésiastique doit être amputé lorsqu’il concerne des abus
sexuels commis contre des mineurs. Ce jeudi, la Commission des affaires
juridiques (CAJ) du Conseil national débattra pour la première fois d’une
initiative parlementaire qu’il a déposée dans ce sens il y a déjà trois ans.
Mea culpa des
évêques Depuis pourtant,
du chemin a été parcouru. La Conférence des évêques suisses (CES) a fait son
mea culpa en mars 2010. Pour sa porte-parole, Laure-Christine Grandjean, «elle
a mis sur pied des lignes directrices claires. La victime doit dans tous les
cas être informée qu’elle a la possibilité de porter plainte selon le droit
public. On demande à l’auteur, si les circonstances l’exigent, de se dénoncer
lui-même et les titulaires d’une fonction ecclésiastique portent plainte devant
les organes de poursuite pénale de l’Etat lors de soupçons fondés, sauf si la
victime s’y oppose.»Le message a été entendu. Lors de sa dernière statistique
publiée en 2011, la commission spécifique de la CES, intitulée «Abus sexuels
dans le cadre de la pastorale», avait recensé en Suisse 146 cas d’abus commis
par 125 personnes couvrant la période de 1950 à nos jours.
Dans ces
conditions, s’attaquer au secret ecclésiastique est-il encore d’actualité?
«Oui, estime Carlo Sommaruga. Contrairement à ce qui s’est passé en Irlande, en
Allemagne ou aujourd’hui en Australie, nous n’avons pas encore clairement tiré
les leçons de la gravité de la situation sur le plan de la culpabilité morale
et juridique, notamment pour des propositions de réparation. En modifiant la
loi, on doit faire comprendre aux agresseurs potentiels que l’autorité ne
permet plus de cacher ces faits par des artifices juridiques.» (Le Matin)
Source : LE MATIN
http://www.lematin.ch/suisse/standard/Carlo-Sommaruga-veut-en-finir-avec-le-secret/story/16754571/print.html
janvier 23, 2012
La réhabilitation de Galilée
« Les pièces de ce dossier complexe, notamment la lettre de
Galilée à Christine de Lorraine et la lettre de Bellarmin à Foscarini. Loin de
voir dans l’affaire Galilée un simple conflit entre l’Église et la science, il
montre que c’est plus l’exégèse biblique qui se trouve ébranlée que la foi
elle-même.
Avec l’époque moderne et les découvertes d’un Copernic, d’un Kepler ou d’un Galilée, surgit un débat inédit entre l’astronomie nouvelle et la lettre du texte biblique. Cette controverse, à laquelle participent des hommes comme Bellarmin ou Foscarini, prend un tour dramatique avec la condamnation de Galilée par le tribunal de l’Inquisition, durant la première moitié du XVIIe siècle. Par la suite, l’affaire Galilée va apparaître comme exemplaire des relations difficiles, voire conflictuelles, entretenues par l’Église et la recherche scientifique. Plus de trois siècles après, qu’en est-il réellement, à un moment où l’Église catholique accepte de regarder autrement cet événement historique majeur ? Dirigé par le cardinal Poupard, cet ouvrage livre les pièces de ce dossier complexe, notamment à travers deux textes-clés de Bellarmin et de Galilée. »
Avec l’époque moderne et les découvertes d’un Copernic, d’un Kepler ou d’un Galilée, surgit un débat inédit entre l’astronomie nouvelle et la lettre du texte biblique. Cette controverse, à laquelle participent des hommes comme Bellarmin ou Foscarini, prend un tour dramatique avec la condamnation de Galilée par le tribunal de l’Inquisition, durant la première moitié du XVIIe siècle. Par la suite, l’affaire Galilée va apparaître comme exemplaire des relations difficiles, voire conflictuelles, entretenues par l’Église et la recherche scientifique. Plus de trois siècles après, qu’en est-il réellement, à un moment où l’Église catholique accepte de regarder autrement cet événement historique majeur ? Dirigé par le cardinal Poupard, cet ouvrage livre les pièces de ce dossier complexe, notamment à travers deux textes-clés de Bellarmin et de Galilée. »
L’exégèse biblique selon ce qui est écrit
pourra être fortement contestée car, si d’une part c’est l’homme et non les
Ecritures qui posa que l’univers reposait sur un système géocentrique dont la
planète Terre serait le centre (à l’historien
des idées il ne pourra $être conseillé que de lire la vase encyclopédie que
constituent les dix volumes du Système du monde, de Pierre DUHEM), d’autre part fut-il pris en considération ce qu’énonce
l’Apôtre : « Par la foi, nous comprenons que les mondes ont été
organisés par la parole de Dieu. Il s'ensuit que le monde visible ne prend pas
son origine en des apparences. » (Héb. XI, 3)
JPB
janvier 20, 2012
LA GNOSE AU NOM MENTEUR ?
Le blog La
Question propose comme nouvel article ; « La Gnose au nom menteur ! »
Sur le plan des idées et de l’idéal maçonnique, en
une autre circonstance, je reviendrai pour exposer ce qu’était l’ Ancienne Maçonnerie avec les Anciens
devoirs, par opposition à la Révolution Anbdersonienne qui interdira tout disc
ours religieux au sein des Loges…
Au terme Gnose, à la décharge de l’auteur de l’article,
souventes fois et spécialement chez les
universitaires, le terme fut mal défini, parce que ceux qui s’occupaient de l’histoire
des idées n’étaient pas des théologiens.
Il est habituel de classer comme
système gnostique ou comme Gnose, les pensées hétérodoxes de « philosophes »
si j’ose dire considérés comme païens (il resterait là aussi à s’entendre sur
le sens de ce terme…), alors que la quête d’une certaine Connaissance se
rattache à l’acquisition de la Sagesse, cette Sagesse qu’évoque l’Apôtre :
« Pourtant, c'est bien une sagesse que nous enseignons aux chrétiens adultes,
sagesse qui n'est pas de ce monde ni des princes de ce monde, voués à la
destruction. Nous enseignons la sagesse de Dieu, mystérieuse et demeurée
cachée, que Dieu, avant les siècles, avait d'avance destinée à notre gloire. » (I Cor ; II, 6,7).
La Gnose
devient un état, être Gnostique, au sens où l’entendirent Evagre le Pontique, Syméon
le Nouveau Théologien et l’ensemble des Pères, c’est - autant que faire se peut-
se rapprocher de La Présence, prendre Conscience de La Présence, et finalement
le Gnostique pourra dire avec Paul :
« Je vis, mais ce n'est plus
moi, c'est Christ qui vit en moi. » (Gal. II, 20)
JPB
janvier 12, 2012
A propos de la parfois mauvaise critique que l’on fait à SS Benoît XVI en lui reprochant de dire que le peuple Juif ne serait pas déicide.
Il est des blogs bien construits dont c’est un réel
plaisir de par la mise en page, le choix des illustrations, de les lire
régulièrement, c’est le cas du site traditionaliste LA QUESTION : http://lebloglaquestion.wordpress.com/orientations-doctrinales/
Ce site pose en son dernier article que le peuple
Juif est déicide et reproche au Pape de Rome de « proclamer » en le
volume deux de son livre : Jésus de
Nazareth » : l’innocence du peuple juif dans la condamnation de
Jésus+ Christ. »
Avant d’aller plus outre dans l’examen d ce reproche
et le sens des termes choisis par Benoît XVI, je me permets pour le curieux de
livrer les liens de ce site relatifs au judaïsme notamment :
http://www.la-question.net/archive/2009/01/28/l-antijudaisme-theologique-de-l-eglise-catholique.html
Il sera aisé de constater que la positon choisie est
particulièrement extrémiste, et permet au plan théologique notamment d’en
contester les conclusions.
Les racines d’un certain anti- judaïsme s’inscrivent
dans l’histoire de l’Eglise, déjà au II° siècle, Justin déclare : « Oui, votre main est encore étendue
pour faire le mal. Vous avez mis à mort le Christ; loin d'en faire pénitence,
vous nous poursuivez de votre haine, ainsi que je l'ai déjà dit, nous qui, par
le Christ, croyons maintenant au Dieu créateur et père de toutes choses; et
toutes les fois que vous le pouvez, vous ne manquez pas de nous mettre à mort. Avez- vous jamais cessé de charger de
malédictions et le Christ, et tous ceux qui sortis de lui portent son nom?
Quant à nous autres, nous ne savons que prier pour vous et pour tous les hommes
: ainsi nous l'a recommandé le Christ, notre divin maître; il nous a fait une
loi de prier pour nos ennemis, d'aimer ceux qui nous détestent, de bénir aux
qui nous maudissent. » (Dial. Avec Typhon, 133)
Méliton
de Sardes en traité Sur la Pâque
s’écrie : O Israël criminel,
pourquoi donc as-tu commis cette injustice inouïe de précipiter ton Seigneur
dans des souffrances sans nom, ton Maître, celui qui te forma, qui te créa, qui
te nomma Israël ? Mais toi tu n’as pas été trouvé « Israël », car
tu n’as pas vu Dieu, tu n ‘as pas reconnu le Seigneur, tu n’as pas su ô Israël,
que c’’est lui, le Premier-né de Dieu, … » (§§ 81,82)
Méliton a
posé le vrai problème : Israël n’a pas vu Dieu, Israël
ne pouvait dès lors reconnaître Le Seigneur…
D’autres
Pères tels Augustin, Jean Chrysostome,
Pierre Chrysologue notamment évoqueront
ce que l’on pourrait dénommer la condamnation d’Israël, mais peut-on condamner
celui qui n’a pas conscience de l’acte qui lui est reproché ?
Israël
se trouve toujours sous la condamnation du péché du Veau d’or : « Ces deux Yod correspondent également aux deux yeux
séphirotiques, d'où coulèrent deux larmes 2 qui tombèrent dans le grand océan
a. Et pourquoi sont-elles tombées dans l'océan? En raison des tables de la loi
que Moïse fit descendre du ciel, et dont Israël n'a pas été jugé digne de
profiter. C'est pourquoi elles furent brisées et jetées. C'est ce qui
occasionna la destruction du premier et du second temple. Et pourquoi les
premières tables furent-elles jetées, alors que Moise pouvait s'en servir pour
les rendre aux Israélites? C'est parce que le Vav 3 s'en est envolé 4. C'est ce
même symbole qui est indiqué par le Vav du mot « vayyitser » (et il créa).
C'est pourquoi Moïse donna à Israël d'autres tables de la loi, qui étaient du
côté de l'arbre du Bien et du Mal. C'est pour cette raison que la Loi est
formée (les préceptes négatifs et de commandements : « Ceci est permis, cela
est défendu » ; c'est parce que la Loi émane de l'arbre du Bien et du Mal » (Zohar,
I, 26b)
L’Alliance Ancienne est rompue par la destruction des premières Tables, quelle
conscience le Judaïsme peut-il dès lors avoir de Dieu, s’il est sous la
dépendance de l’arbre du bien et du mal, alors qu’il lui incombe selon le Zohar
(III, 124b) de se ranger sous la dépendance de l’arbre de vie.
La non reconnaissance de l’Incarnation
de Dieu par le Judaïsme demeurant sous la dépendance de la Loi rabbinique née
du péché du Veau d’or – selon la pensée des kabbalistes : http://www.kabbale.eu/lettre-d-un-kabbaliste-a-un-rabbin/ - relève d’une
situation d’inconnaissance, situation qui empêche de qualifier les Juifs comme
déicides, de première part parce qu’ils ne savaient pas et ne savent pas que
Jésus+ Christ est Dieu, de seconde part, parce que quand bien même ils l’eussent
su, pouvaient-ils tuer Dieu ? Non, et la preuve que je qualifierai de
naturelle à ne pouvoir tuer Dieu, c’est qu’au matin de Pâques, les femmes myrrophores,
venant au tombeau sont les premières à constater la résurrection, pour
l’annoncer aux disciples http://www.orthodoxie.com/2010/04/l%C3%A9mission-l%C3%A9glise-orthodoxe-aujourdhui-du-18-avril-2010-les-femmes-myrrophores-elisabeth-behrsigel-.html et,
relativement aux judaïsme, il conviendrait au mieux s’il y avait conscience, de
qualifier l’acte d’intention de déicide, mais non de décide.
Cette intention de mettre à mort
Jésus+ Christ, est patente en revanche, dans une hostilité amenant « les
juges » à commettre vingt-sept irrégularités dans le mauvais et faux
procès, comme l’ont exposé Messeigneurs Augustin et Joseph LEMANN en leur étude
sur la Valeur de m’Assemblée qui prononça
la mort contre Jésus + Christ :
Le cardial Jean DANIELOU avait résumé parfaitement
résumé la question d’Israël face à Jésus+ Christ en écrivant : « Ce n’est pas Israël qui a crucifié Jésus, c’est
l’infidélité d’Israël. Et par conséquent ce qui a causé la mort de Jésus, c’est
en dernier lieu le péché. » (Dialogue avec Israël, Paris, La Palatine éd.
1983, p.130
L’infidélité d’Israël peut en effet
être retenue par sa soumission au péché du Veau d’or et son détournement alors
de Dieu.
Le Pape de Rome pour sa part considère
que le peuple Juif est innocent dans la condamnation de Jésus + Christ, cela
est exact pour le peuple, cela ne l’est pas en revanche pour les membres du
Sanhédrin, non parce qu’ils ignorent ou ne reconnaissent pas que Jésus + Christ
est Dieu, mais parce que les membres du Sanhédrin eux, commirent vingt-sept
irrégularités, et à ce titre ces êtres- là ne sauraient être qualifiés
d’innocents.
Jean-Pierre BONNEROT
janvier 07, 2012
DROIT CANONIQUE ET EQUITE: LA SITUATION A GAZA
DROIT CANONIQUE ET EQUITE: LA SITUATION A GAZA: Afin que nul n’ignore : Une conférence du Père Manuel MUSALLAM http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/3/21/73/59/Manuel-MUSALLAM_ConfAcrence.m...
janvier 05, 2012
Les Rois Mages représentent devant l’Incarnation, notre pauvreté
Matthieu rend compte de la présence de Mages venus
d’Orient adorer le Sauveur, ces hommes dépositaires des sciences de leur temps
n’ignorent point qu’il s’agit de Jésus, Vrai Homme et Vrai Dieu.
Péladan n’a pas manqué de rappeler: « L'adoration
des Mages signifie l'abdication des ésotérismes devant l'incarnation de la
Vérité » (1). Les Mages déposent l’or, l’encens la myrrhe aux pieds du Christ
Jésus, et Irénée de Lyon en donne pour sens : « la myrrhe signifiait que
c'était lui qui, pour notre race humaine mortelle, mourrait et serait enseveli;
l'or, qu'il était le Roi dont le règne n'aurait pas de fin Luc 1,33; l'encens,
enfin, qu'il était le Dieu qui venait de se faire connaître en Judée Ps 76,2,
et de se manifester à ceux qui ne le cherchaient point Is 65,1; Rom 10,20
(Irénée, Contre les Hérésies Liv.3 ch.9,2. »(2).
A la question posée par le Zohar, le Judaïsme répond par la Tsédaka qui est le Devoir de Charité, le Christianisme par la Communion des Saints vivifiée par la Charité.
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3 Maxime de Turin : Homélie sur l’Epiphanie (Homélie
21) PL., 57, pp, 256-270, in : Le Mystère de Noël, Coll. Lettres Chrétiennes,
Grasset Ed, 1963, page 229.
6 Clément d’Alexandrie : Quel riche peut être sauvé
? PG. 9, pp 603-651, trad. in : Riches et pauvres dans l’Eglise ancienne, Coll.
Lettres Chrétiennes, Grasset Ed, 1962, pages 24-55
Les Mages se détournent de leur ancienne croyance,
par ce qu’ils reconnaissent en Jésus l’enfant divin, ils Lui offrent,
conformément aux pratiques rituelles de l’ancienne Egypte, l’or qui est la
représentation de la chair imputrescible du corps d’éternité des dieux, symbole
de la vie éternelle ; la myrrhe, substance servant tout à la fois de base pour
l’embaumement, symbole de la victoire sur la mort, qui servait aussi à oindre
les statues divines ; l’encens permettant, d’apaiser les dieux mais aussi
d’entrer en communication avec le divin, symbole de la transcendance. Rejetant
alors toutes leurs anciennes croyances, les Mages s’en retournent par un autre
chemin et le sens de cet autre chemin n’est-il pas celui de Notre Seigneur
disant : « Je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par
moi. » (Jn XIV, 6). Maxime de Turin, en son Homélie sur l’Epiphanie expose que
les Mages « ne vivant plus dans la même religion, ils abordèrent un autre
chemin de retour et une autre manière de vivre. Car, avant de voir le Christ,
l’étoile avait conduit les mages comme des homes religieux venant pour un
hommage ; mais une fois qu’ils eurent vu le Seigneur et cru en Lui, la foi les
ramena à leur patrie comme des adeptes du Christ. » (3).
Grégoire le Grand en sa 10° Homélie prononcée le 6
janvier 591, souligne l’importance de cet autre chemin : « 7. Les mages nous
donnent encore une leçon très importante en revenant dans leur pays par un
autre chemin. En effet, ce qu’ils font sur l’avertissement qu’ils ont reçu nous
indique ce que nous devons faire. Notre pays, c’est le paradis, et une fois que
nous connaissons Jésus, il nous est interdit d’y retourner par le chemin que
nous avons suivi en venant. Car nous nous sommes éloignés de notre pays par l’orgueil,
la désobéissance, la poursuite des biens visibles et l’avidité à goûter les
nourritures défendues. Mais pour y revenir, il faut les larmes, l’obéissance,
le mépris des biens visibles et la maîtrise des appétits de la chair. C’est
donc bien par un autre chemin que nous retournons dans notre pays, puisque nous
étant éloignés des joies du paradis par les plaisirs, nous y sommes ramenés par
les lamentations. » (4)
Grégoire le Grand introduit ce rapport symbolique
entre cette autre route prise par les Mages qui se sont dépouillés en offrant
tous leurs trésors au Vrai Dieu et Vrai Homme et notre devoir de retrouver le
chemin du ciel. : Les Mages abdiquent leurs anciennes croyances en
reconnaissant l’Incarnation de Dieu, par la Nouvelle Alliance, il nous revient,
à l’instar de ces témoins, de revenir à Dieu.
Le do ut des : « je donne afin que tu donnes » des
anciennes croyances est remplacé par le don total, absolu qui est l’acte
d’Amour entraînant
La pauvreté conçue comme un engagement – le refus du
monde matériel pour le paradis – ce qui n’était pas dans les croyances de
l’Egypte ancienne où seul le prêtre initié, le pharaon, étaient les seuls
garants de l’ordre universel. Avec l’offrande des Mages à l’enfant Jésus, tout
homme devient acteur œuvrant pour le rétablissement du monde d’avant la Chute.
Les trois tentatives de tentation de Jésus au Désert
exorcisent nos chutes successives par le refus du Fils de l’Homme à succomber
en une actualisation alors éternelle, à ces dernières : ce sera la première
défaite de Satan.
- A la manducation de l’Arbre comme expression de la
vie humaine voulant être indépendante de la vie Divine, le Christ répond : «
L'homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la
bouche de Dieu.” ( Mt. IV,4)
- A l’idée de l’homme pensant pouvoir soumettre la
Grâce selon ses désirs, accéder au ciel par la futilité d’une tour, expression
d’une voie d’orgueil, le Christ répond : « Tu ne tenteras point le Seigneur,
ton Dieu.” ( Mt. IV, 7)
- Au constat que la Chute de l’homme entraîna le
monde sinon une grande partie de la Création à être provisoirement sous la
dépendance de Satan, expression de l’illusion Faustienne, le Christ répond :
“Retire-toi, Satan! Car il est écrit: Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu
le serviras lui seul.” (Mt. IV, 10)
Si la pauvreté matérielle ne permet pas la présence
de l’orgueil, la désobéissance, la poursuite des biens visibles et l’avidité à
goûter les nourritures défendues, comment répondre à cette interrogation
formulée dans la mystique juive : « Or, comme les péchés sont plus graves chez
les riches à cause de leur orgueil qui fait défaut aux pauvres, où est [9a] la
justice de Dieu qui fait mourir de faim les pauvres et laisse vivre les riches,
afin qu’ils continuent à pécher ? » (5)
A la question posée par le Zohar, le Judaïsme répond par la Tsédaka qui est le Devoir de Charité, le Christianisme par la Communion des Saints vivifiée par la Charité.
Comment acquérir le ciel qu’évoque Grégoire le Grand
? A cette question posée par l’homme courant après le Christ pour obtenir une
réponse, “Jésus, l'ayant regardé, l'aima, et lui dit: Il te manque une chose;
va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans
le ciel. Puis viens, et suis-moi. Mais, affligé de cette parole, cet homme s'en
alla tout triste; car il avait de grands biens.” (Mc, X, 21,22)
Il conviendrait de parvenir à cette pauvreté, qui
n’est pas obligatoirement matérielle, mais peut relever de l’ordre spirituel :
“ Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux!” ( Mt.
V,3)
Clément d’Alexandrie introduira dans l’Eglise
ancienne, la problématique de la richesse et de la pauvreté par son homélie
Quel riche peut être sauvé (6), la fortune n'est pas un obstacle au salut si
l'on voit dans son possesseur un simple usufruitier (7). De plus, si l'on en
fait un sage emploi, elle est un bien pour le pauvre et même pour le riche.
Cette Homélie est importante, Eusèbe l’évoque en ces termes : « Quant à
Clément, il indique également ce temps et il ajoute un récit très nécessaire à
ceux qui aiment entendre des choses belles et profitables, dans son ouvrage
intitulé : Quel riche est sauvé Prenez cette histoire et lisez-la donc telle
qu'il l'a écrite » (8)
Quelle est cette pauvreté que manifestent les Mages
repartant sans aucun bien terrestre, cette pauvreté liée à une richesse devenue
partage, don envers le prochain, mais non abandon de ce qui fut reçu (Mt. XXV ,
14-31), richesse et pauvreté s’entrecroisent telle la Lumière et la Ténèbre, le
jeune homme riche n’avait pas répondu à l’appel de Son Maître, ce que firent
les Apôtres tels Pierre et André qui, parce qu’il étaient bien moins riches
matériellement, Le suivirent.
Jean-Pierre BONNEROT
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1 J. PELADAN
: L'occultisme contemporain, nlle .Ed, in : Œuvres choisies, Les Formes du
Secret Ed, 1979, page 69
2 Irénée, Contre les Hérésies Liv.3 ch.9, 2.,
nombreuses éd.
4 Grégoire le Grand : Homélie 10 Prononcée devant le
peuple dans la basilique de saint Pierre, apôtre, le jour de l’Epiphanie ;
texte emprunté au site : www.jesusmarie.com
5 Zohar, III, 8b, 9a, trad. Jean de Pauly,
Maisonneuve et Larose Ed, tome V, page 24
7 En complément, il sera intéressant, de lire la
contribution d’Emile SZLECHTER sur Le prêt dans l’Ancien Testament et dans les
codes mésopotamiens d’avant Hammourabi, in Revue d’histoire et e philosophie
religieuse, N°1, 1955, pages 16-25
(8) Eusèbe de Césarée : Histoire ecclésiastique,
III, 23
janvier 01, 2012
décembre 29, 2011
A propos du couronnement de l’actuel Pape de Rome
Il ne s’agit pas de s’associer à
la nostalgie de fidèles défendant la tradition connue en leur enfance, mais de
nous demander si le couronnement de l’actuel Pape de Rome, SS Benoît XVI, ne
devrait pas être appliqué, non parce que
l’évêque e Rome serait au-dessus des rois, mais parce que pour la première fois
et depuis fort longtemps, Benoît XVI remplit la mission confiée à Pierre de
fortifier ses frères dans la Foi : « Simon, Satan vous a réclamés pour vous secouer dans un crible comme on fait
pour le blé. ] Mais moi, j'ai prié pour toi, afin que ta foi ne disparaisse pas. Et toi,
quand tu seras revenu, affermis tes frères. " (Luc XXII, 31,32)
décembre 26, 2011
DROIT CANONIQUE ET EQUITE: Espagne : un « marié » homosexuel voudrait être pa...
DROIT CANONIQUE ET EQUITE: Espagne : un « marié » homosexuel voudrait être pa...: Espagne : un « marié » homosexuel voudrait être parrain L'aricle hâtivement placé sur le blog, mérite une analyse selon les bases de la th...
décembre 24, 2011
Dans la lumière de Noel,
l'Œuvre
d'Orient vous présente ses meilleurs vœux pour 2012
Voir les voeux de l'Œuvre d'Orient
Puissions-nous
avoir des pensées, toute pensée, toute tension de notre être vers l’autre, est
Prière, en cette nuit, en faveur des Chrétiens d’Orient nos frères, qui sont si
persécutés sinon les nouveaux Martyres de l’Eglise.
Voir les voeux de l'Œuvre d'Orient
Lieux saints et pèlerinages d'Orient
18.12.2011 - Orthodoxie
"Lieux saints et pèlerinages d'Orient", un livre de Pierre Maraval
"Lieux saints et pèlerinages d'Orient", un livre de Pierre Maraval
Entretien sur la réédition d'un
grand classique de l'Histoire de l'Église d'Orient, sur la "géographie
sacrée" des premiers siècles chrétiens. Commençant par le Proche-Orient,
cet ouvrage présente quelque cinq cents lieux saints comme un guide, en suivant
les itinéraires anciens. Invité Pierre Maraval, historien de l'Église,
Professeur émérite à l'Université Paris IV-Sorbonne
décembre 03, 2011
LA CONTRITION PEUT-ELLE S’ACCOMPLIR PAR PROCURATION, HORS D’UN ACTE HEROIQUE ET SANS ETRE DEMANDEE PAR CELUI QUI DOIT ETRE PARDONNE ?
Si le Judaïsme envisage que l’on
puisse expier une faute par le seul fait qu’une autre personne
se chargera – sans même prévenir l’auteur de la
faute ou lui demander son acquiescement – de demander pardon, et cela
sans action de surcroît en réparation, le Christianisme pour sa part et plus
exigent :
http://theologie-et-questions-disputeses.blogspot.com/2005/10/4-approche-dune-explication-de-la.html
Des personnalités juives s'excusent auprès du Patriarche de Jérusalem...
Vendredi dernier, un groupe de personnalités publiques et d'intellectuels
juifs a rendu visite visite au chef de l'Église orthodoxe grecque à Jérusalem
avec un objectif simple en tête, demander pardon. Le groupe a pris la décision
suite à un rapport dans Haaretz
(en hébreu
: הארץ, Le Pays), il y a environ deux semaines décrivant la pratique de
certains jeunes clercs ultra-orthodoxes juifs de cracher lorsqu'ils passent
près du clergé dans la rue.
Un membre de la délégation, le rabbin Arik Ascherman, qui est secrétaire
général de Rabbins pour les Droits de l'Homme, a noté que le jour de Yom Kippour, les Juifs,
traditionnellement expient les transgressions entre eux et Dieu, mais les torts
commis entre personnes ne peuvent pas être expiés, même par Dieu, jusqu'à ce
que le contrevenant demande pardon. Ascherman a ajouté que dans les contacts
avec le clergé chrétien et musulman, les rabbins de son groupe condamnent ces
actes de crachats.
La délégation a rencontré dans la vieille ville de Jérusalem le Patriarche
de l'Eglise orthodoxe grecque, Théophile III, qui a parlé de ce phénomène de
crachat, avec lequel lui et ses collègues du clergé ont été confrontés, mais il
a dit que dans le christianisme, c'était considéré comme une bonne action de
montrer de la retenue dans de telles circonstances. Dans cet esprit, a-t-il
ajouté, il a également recommandé à ses collègues de faire preuve de retenue.
Il a déclaré que le crachat était un reflet de l'ignorance de la part de gens
qui ne comprennent pas vraiment la signification de la religion et de la foi.
Parmi les membres de la délégation juive de Jérusalem, il y avait l'adjoint
au maire Yosef («Pepe») Alala de la faction Meretz et les membres de conseil
municipal du Meretz Laura Wharton et Meir Margalit. "Puisque que nous
aimons cette ville, nous avons senti que tout ce qui se passe ici nous
concerne", a déclaré Margalit. "Nous sommes venus pour nous excuser,
malgré le fait que nous n'avions aucun rôle dans les crachats, car nous croyons
en la responsabilité mutuelle."
Margalit remarqua que presque tous les membres de la délégation qui a rendu
visite au Patriarche grec orthodoxe sont nés à l'étranger. "Nous croyons
avec ferveur que ce que les Juifs ultra-orthodoxes font aux chrétiens ici, les
chrétiens le font aux Juifs de la Diaspora. Nous savons ce qu'ils ressentent et
nous avons promis que dans l'Etat juif de telles choses ne se reproduiront
pas."
La semaine prochaine, une délégation similaire doit rendre visite à des
représentants de l'Eglise orthodoxe arménienne, dont le clergé a aussi connu le
phénomène des crachats.
Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après l'article d'Oz Rosenberg
Journal Haaretz 23 novembre 2011
cité par Mystagogy
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