avril 05, 2020

Qui interviendra pour ceux qui nous quittent sans cérémonie religieuse ?



Les ecclésiastiques confinés et les églises fermées, ces dispositions choisies par un état socialiste et qui ne choquent pas une Eglise qui a perdu la Foi, m’invitent à demander à tous les prêtres, tous les religieux, tous les chrétiens qui croient encore dans la Grâce et la Communion des Saints, de suppléer à cette absence des sacrements, par la Prière et selon leur état, en faveur de ceux qui quittent notre plan visible, vers un plus outre qui n’est ni le rien, ni le sommeil du juste…

Que les Sacrements soient accomplis en pensant à ces être appelés à poursuivre leur cheminement autrement, ils ont tellement besoin de prière : https://www.academia.edu/37479982/Des_mains_qui_br%C3%BBlent_-_Revue_Psi_International_N_8.pdf

lorsqu’il ne s’agit pas de baptiser les morts en prenant à la lettre les propos de l’Apôtre : https://www.academia.edu/37047527/Convient-il_de_baptiser_les_morts_docx.pdf

Le principe d’équité ou epikeia, face à la situation présente, permet qu’un Sacrement puisse s’accomplir hors la présence du « bénéficiaire », lorsque la présence peut être de fait, mais l’Eglise croit-elle encore à la présence des anges, des désincarnés, des saints et des martyrs, lorsqu’elle a abandonné la « messe privée » où le prêtre chaque jour célébrait les Saints Mystères tout en étant seul, parce qu’il y avait cette Foi dans la Verticalité du Mystère entre Dieu et le célébrant, Foi perdue au profit d’une horizontalité d’un célébrant qui ne tire plus les fidèles vers la Grâce, cette horizontalité se rapprochant davantage de la communion spirituelle.

Qu’importe le Rit, le plus important sont la Prière et les Bonnes Actions, que celui qui prie, selon son état, agisse en associant tous ces êtres qui changent de plan sans l’aide des sacrements,
- Que le prêtre communie aussi au nom de ces personnes,

- Que le célébrant – en pensant à ces personnes – implore NSJ+C de le laver de tous ses péchés,

- Que tous les chrétiens prient et s’engagent, - s’il est possible dans leur cœur et auprès de Dieu -, à combattre un défaut, ou accomplir telle action, pendant le temps qu’il aura choisi, mais qu’il soit reconnu fidèle à cet engagement, cela participe de la monnaie du Christ qu’évoque l’Apôtre (Col. I, 24) et que la Tradition de l’Eglise nomme Grâces surérogatoires.

Ne l’oublions pas, Dieu n’a pas créé la mort (Sag. I, 13)

Jean-Pierre BONNEROT

avril 01, 2020

Covid-19 : une crise dans la crise pour les chrétiens d'Orient


Chère Madame, cher Monsieur,

Je vous espère en bonne santé malgré la situation sanitaire. Je viens de recevoir un court message de Jean-Michel Coulot, un de nos représentants pour le Liban. De nouveau, je préfère laisser la parole au terrain et vous transfère ici le mail que j’ai reçu. L’épidémie du coronavirus fait craindre le pire pour les chrétiens d’Orient. Notre inquiétude a rarement été aussi grande face à leur détresse.

Nous avons besoin de votre soutien pour les aider à surmonter cette crise économique et sanitaire. Pour effectuer un don, rendez-vous sur : https://secure.oeuvre-orient.fr/soutenir
D’avance, un grand merci.

Je joins mes prières aux vôtres en ce temps de Carême,
Vincent Cayol
Directeur des opérations de L’Œuvre d’Orient

Cher Vincent,
Nous avons échangé avec plusieurs supérieures générales de communautés chrétiennes au Liban. La situation est bien pire qu’on ne le pensait. L’effondrement est total. Tout le monde perd son gagne-pain. Il n’y a pas de soutien aux entreprises ce qui fait craindre des faillites et le chômage de masse. La population n’a pas d’indemnités de chômage, pas de couverture sociale maladie. Malgré l'effort de solidarité des libanais, la crise sanitaire du coronavirus va faire déborder le vase.

L’urgence, c’est la nourriture et les matériels de protection à l’hôpital. L’épidémie en est à son début mais il y a un effet de panique. Il y a des risques très importants de contamination à cause de la promiscuité dans les camps de réfugiés. Ce qui est inquiétant aussi c’est la grande impréparation des hôpitaux à gérer une grave épidémie, d’autant que l’Etat est quasiment en faillite. Ce qui arrive en Italie et en France fait très peur aux libanais. Toute l’aide que nous pourrons leur donner est primordiale et sera d’un précieux soutien. J’attends de tes nouvelles.
Bien à toi,
Jean-Michel Coulot, Chargé de mission bénévole pour L’Œuvre d’Orient


mars 28, 2020

PEUT-ON EXCOMMUNIER UN MORT ?



« Non-seulement l'on condamna dans le V* Concile général les écrits de Théodore de Mopsueste, ainsi que ceux de Théodoret, mais l'on y condamna encore la personne même de Théodore de Mopsueste, qui avait été le maître de Nestorius, bien qu'environ cent ans se fussent déjà écoulés depuis la mort de cet Evêque. Une vive controverse s'éleva au sujet de cette condamnation, car il fut objecté, dans le Concile, que l'autorité de l'Eglise ne pouvait plus s'exercer au-delà du tombeau, surtout lorsqu'il s'agissait de quelqu'un qui était mort dans la communion catholique. » (1)

La condamnation ainsi posée provoqua une vive controverse qui justifie que l’on puisse s’interroger sur la valeur de cette dernière.
L’excommunication, puisqu’il s’agit de cette peine, doit être analysée quant à son sens, par voie de conséquence sa portée et dès lors ses éventuelles limites.
I
L’Apôtre déclare I Cor. V, 1-6: « On entend dire partout qu'il y a chez vous un cas d'inconduite, et d'inconduite telle qu'on ne la trouve même pas chez les païens : l'un de vous vit avec la femme de son père.]Et vous êtes enflés d'orgueil ! Et vous n'avez pas plutôt pris le deuil afin que l'auteur de cette action soit ôté du milieu de vous ? Pour moi, absent de corps, mais présent d'esprit, j'ai déjà jugé comme si j'étais présent celui qui a commis une telle action : au nom du Seigneur Jésus, et avec son pouvoir, lors d'une assemblée où je serai spirituellement parmi vous, qu'un tel homme soit livré à Satan pour la destruction de sa chair, afin que l'esprit soit sauvé au jour du Seigneur »
Si donc l’homme est livré à Satan pour la destruction de sa chair, le verset explique cette sentence par ces mots afin que l’esprit soit sauvé au jour du Seigneur.
L’apôtre énonce une punition relevant du domaine physique, par voie de conséquence à ce qui est transitoire, afin et dans l’espoir que l’esprit, c'est-à-dire notre entendement, notre capacité à nous reprendre, nous conduise à revenir à une juste conduite : ainsi nous serons-nous lavés de nos erreurs au jour du Seigneur.
Cette considération selon laquelle l’excommunication est une situation transitoire, souhaitée donc comme provisoire, amena les théologiens et les canonistes à considérer cette peine comme médicinale.
La Tradition de l’Eglise est toujours restée fidèle à cette considération selon laquelle l’excommunication ne saurait être qu’une peine provisoire, médicinale quant à son but, amener l’être à la repentance et au changement.
Le 1er concile de Lyon tenu en 1245, en sa Constitution § 19, relativement à la sentence d’excommunication énonce : « L’excommunication visant à porter un remède et non la mort, une correction et non une destruction, aussi longtemps que celui contre lequel elle a été porté ne la méprise pas, le juge ecclésiastique qui veillera avec soin à montrer qu’en la portant il cherche à corriger et à guérir. »
Le concile de Trente (1563) en sa session 25, et au chapitre 3 de son Décret de réforme générale, rappelle : « Bien que le glaive de l’excommunication soit le nerf de la discipline ecclésiastique, fort salutaire pour maintenir les peuples dans leurs devoirs, il faut cependant y recourir avec sobriété et grande circonspection. L’expérience, en effet, nous renseignent que, si l’on en frappe à la légère et pour des choses peu importantes, il est plus méprisé que redouté et est davantage à l’origine du mal que du bien. {Et ajoute} : «Comme quiconque a été excommunié, et ne revient pas à résipiscence après les monitions légitimes, non seulement sera exclu des sacrements, ainsi que de la communion et de la fréquentation des fidèles, mais si, le cœur endurci, lié par des censures il vit pendant un an dans les souillures, condamnées par celles –ci, on pourra même procéder contre lui en tant que suspect d’hérésie. »
II
L’excommunication se trouve dans sa forme, accompagnée d’un Devoir, celui par l’Eglise, d’aider « le condamné provisoire » à corriger ses erreurs, ce n’est donc que si l’être après des monitions ne vient pas à résipiscence, qu’il se trouvera exclu des sacrements.
Le reproche d’hérésie tel que suggéré par le concile de Trente s’explique selon les bases de la théologie dogmatique, par le fait que celui qui aurait commis une faute qui s’oppose dès lors à ce que prône l’Eglise, abandonne certaines vérités qui sont partie intégrante de l’ensemble de la Révélation et du Magistère de l’Eglise. De ce fait aux yeux de l’Eglise, il devient Apostat. Dès lors que le sujet est apostat, il est en situation de schisme à l’égard de l’Eglise, Schismatique, il se sépare d’une ou plusieurs vérités de foi du contexte organique constituant le Magistère et tombe alors dans l’hérésie.
L’Eglise ne cherche pas à maintenir une partie de son troupeau dans l’hérésie, bien au contraire, elle cherchera à ramener le baptisé en son sein, d’où cette pensée selon laquelle la peine d’excommunication est une action médicinale parce qu’une telle condamnation a pour but d’engager le fidèle à s’amender et revenir sur ses erreurs.
L’Eglise n’a en rien modifié cet espoir de résipiscence puisque le Code de 1917 expose en son canon 2340 : « § 1 Si quelqu’un par endurcissement, croupit pendant un an dans son excommunication, il est suspect d’hérésie. »
Le Code de droit canonique de 1983 expose en son canon 1312 : «§ 1. Les sanctions pénales ans l'Église sont: 1 les peines médicinales ou censures énumérées aux canons. 1331-1333 »
Attendu que le canon 1331 évoque la situation de l’excommunié, il s’agit bien quant à cette censure d’une mesure médicinale, médicinale parce que transitoire dans l’espoir pour l’Eglise de voir le délinquant s’amender de son erreur. Ainsi le canon 1358 du nouveau Code expose : « 1. La remise d'une censure ne peut être accordée si ce n'est au délinquant qui a mis fin à sa contumace, selon le can. 1347, § 2; mais elle ne peut être refusée à qui y a mis fin. § 2. Celui qui remet la censure peut prendre des mesures selon le canon. 1348, ou même imposer une pénitence. » Et le canon 1347 expose : « § 1. Une censure ne peut être infligée validement à moins qu'auparavant le coupable n'ait été averti au moins une fois d'avoir à mettre fin à sa contumace, et qu'un temps convenable ne lui ait été donné pour venir à résipiscence. § 2. Doit être dit avoir purgé sa contumace le coupable qui se serait vraiment repenti de son délit et qui, de plus, aurait réparé d'une façon appropriée les dommages et le scandale, ou qui, du moins, aurait promis sérieusement de le faire. »
III
Peut-on excommunier un mort ? La réponse apparaît immédiatement, cette censure étant médicinale, elle ne saurait s’appliquer qu’à des baptisés non décédés, d’autant que l’objectif de cette censure est d’amener à résipiscence celui qui est délinquant aux yeux de l’Eglise : ne pouvoir agir de la sorte et pour ce motif, constitue une violation des règles de l’Eglise par elle fixées
Jean-Pierre BONNEROT
28 mars 2011
(1) Mgr Vincent TIZZANI, Arch. De Nisibe, Les conciles généraux, tome 1, page 326, Rome,YPOGRAPHIE SALY1UCCÏ, 1857

mars 23, 2020

La Monarchie de Droit Divin

Une prière Orthodoxe pour le coronavirus COVID 19



Qui donc se met à genou pour solliciter les Grâces de Dieu, lorsque notre société préfère prôner la laïcité quand il ne s’agit pas d’un athéisme ? Ce qui se déroule participe de ce rejet de Dieu, du Sacré, de la fausse charité  du pharisien de l ’Evangile.
Les Messes sont utiles et nécessaires quand elles sont célébrées dans une  communion au Mystère, et rien ne remplace dans la Prière, l’humilité et l’engagement à se transformer selon que nous l’enseigne NSJ+C.
JPB

mars 21, 2020

Pour une action spirituelle collective face au Coronavirus


Alors qu’il existe d’autres liturgies pour l’Eglise Latine que le Rit dit extraordinaire ou la messe dite de Paul VI, pour les tenants d’une tradition qui n’est pas si ancienne et où la Messe dite de St Pie V est une révolution face aux liturgies de l’Eglise Primitive, quand la Messe de Paul VI est un frémissement de révolution face à la Messe de St Pie V, pour les religieux célébrant selon le Rit dit extraordinaire, face à ce « Coronavirus » qui fait si peur à tant de fidèles par manque de Foi, je suggère une Messe prenant en compte :

- L’Epitre et l’Evangile de la « Messe pour n’importe quelle nécessité »
- Les prière proposées pour la « Messe en temps de mortalité ou d’épidémie »
-
Les tenants du Rit extraordinaire disposeront sans nul doute de missels comprenant ces textes.

Pour le Croyant qu’il n’oublie pas que peu importe le Rite, toute tension d’Amour est Prière et qu’il n’hésite pas, peu importe l’instant car Le Temps de Dieu n’’st pas le temps de l’homme, à associer sa prière à la prière de tous les orants, cela se nomme la Communion des Saints.

JPB

mars 17, 2020

Face au Coronavirus, prions !



Merci pour cette Neuvaine. N'oublions pas toutefois que toute tension d'Amour est Prière, que le Temps de Dieu n'est pas le temps de l'homme et donc, indépendamment de cette Neuvaine, peu importe le jour et l'heure, que tous les orants à travers l'espace et le temps s'associent dans leur Prière à la Prière de tous, cala participe à la Communion Spirituelle. Union dans la prière.

Face au Coronavirus, prions !

mars 13, 2020

A propos de la critique faite à SS Benoît XVI en lui reprochant de dire que le peuple Juif ne serait pas déicide


Il est des blogs bien construits dont c’est un réel plaisir de par la mise en page, le choix des illustrations, de les lire régulièrement, c’est le cas du site traditionaliste LA QUESTION : http://lebloglaquestion.wordpress.com/orientations-doctrinales/
Ce site pose en son dernier article que le peuple Juif est déicide et reproche au Pape de Rome de « proclamer » en le volume deux de son livre : Jésus de Nazareth » : l’innocence du peuple juif dans la condamnation de Jésus+ Christ. »
Avant d’aller plus outre dans l’examen d ce reproche et le sens des termes choisis par Benoît XVI, je me permets pour le curieux de livrer les liens de ce site relatifs au judaïsme notamment :
http://lebloglaquestion.wordpress.com/2011/03/11/les-juifs-peuple-deicide/#comment-15157
http://www.la-question.net/archive/2010/03/12/l-antijudaisme-chretien.html
http://www.la-question.net/archive/2009/01/28/l-antijudaisme-theologique-de-l-eglise-catholique.html
http://lebloglaquestion.wordpress.com/2011/02/23/la-bulle-antijuive-de-paul-iv-%e2%80%98%e2%80%98cum-nimis-absurdum%e2%80%99%e2%80%99/
http://www.la-question.net/archive/2010/02/03/israel-la-synagogue-de-satan.html
http://www.la-question.net/archive/2009/12/17/joseph-de-maistre-et-les-juifs.html
http://www.la-question.net/archive/2009/11/28/le-chef-des-juifs-l-antechrist.html
http://www.la-question.net/archive/2009/11/07/le-sionisme-et-l-antechrist.html

Il sera aisé de constater que la positon choisie est particulièrement extrémiste, et permet au plan théologique notamment d’en contester les conclusions.
Les racines d’un certain anti- judaïsme s’inscrivent dans l’histoire de l’Eglise, déjà au II° siècle, Justin déclare : « Oui, votre main est encore étendue pour faire le mal. Vous avez mis à mort le Christ; loin d'en faire pénitence, vous nous poursuivez de votre haine, ainsi que je l'ai déjà dit, nous qui, par le Christ, croyons maintenant au Dieu créateur et père de toutes choses; et toutes les fois que vous le pouvez, vous ne manquez pas de nous mettre à mort. Avez- vous jamais cessé de charger de malédictions et le Christ, et tous ceux qui sortis de lui portent son nom? Quant à nous autres, nous ne savons que prier pour vous et pour tous les hommes : ainsi nous l'a recommandé le Christ, notre divin maître; il nous a fait une loi de prier pour nos ennemis, d'aimer ceux qui nous détestent, de bénir aux qui nous maudissent. » (Dial. Avec Typhon, 133). Méliton de Sardes en traité Sur la Pâque s’écrie : O Israël criminel, pourquoi donc as-tu commis cette injustice inouïe de précipiter ton Seigneur dans des souffrances sans nom, ton Maître, celui qui te forma, qui te créa, qui te nomma Israël ? Mais toi tu n’as pas été trouvé « Israël », car tu n’as pas vu Dieu, tu n ‘as pas reconnu le Seigneur, tu n’as pas su ô Israël, que c’’est lui, le Premier-né de Dieu, … » (§§ 81,82).

Méliton a posé le vrai problème : Israël n’a pas vu Dieu, Israël ne pouvait dès lors reconnaître Le Seigneur…
D’autres Pères tels Augustin, Jean Chrysostome, Pierre Chrysologue notamment évoqueront ce que l’on pourrait dénommer la condamnation d’Israël, mais peut-on condamner celui qui n’a pas conscience de l’acte qui lui est reproché ?

Israël se trouve toujours sous la condamnation du péché du Veau d’or : « Ces deux Yod correspondent également aux deux yeux séphirotiques, d'où coulèrent deux larmes 2 qui tombèrent dans le grand océan a. Et pourquoi sont-elles tombées dans l'océan? En raison des tables de la loi que Moïse fit descendre du ciel, et dont Israël n'a pas été jugé digne de profiter. C'est pourquoi elles furent brisées et jetées. C'est ce qui occasionna la destruction du premier et du second temple. Et pourquoi les premières tables furent-elles jetées, alors que Moise pouvait s'en servir pour les rendre aux Israélites? C'est parce que le Vav 3 s'en est envolé 4. C'est ce même symbole qui est indiqué par le Vav du mot « vayyitser » (et il créa). C'est pourquoi Moïse donna à Israël d'autres tables de la loi, qui étaient du côté de l'arbre du Bien et du Mal. C'est pour cette raison que la Loi est formée (les préceptes négatifs et de commandements : « Ceci est permis, cela est défendu » ; c'est parce que la Loi émane de l'arbre du Bien et du Mal » (Zohar, I, 26b)

L’Alliance Ancienne est rompue par la destruction des premières Tables, quelle conscience le Judaïsme peut-il dès lors avoir de Dieu, s’il est sous la dépendance de l’arbre du bien et du mal, alors qu’il lui incombe selon le Zohar (III, 124b) de se ranger sous la dépendance de l’arbre de vie.

La non reconnaissance de l’Incarnation de Dieu par le Judaïsme demeurant sous la dépendance de la Loi rabbinique née du péché du Veau d’or – selon la pensée des kabbalistes : http://www.kabbale.eu/lettre-d-un-kabbaliste-a-un-rabbin/ - relève d’une situation d’inconnaissance, situation qui empêche de qualifier les Juifs comme déicides, de première part parce qu’ils ne savaient pas et ne savent pas que Jésus+ Christ est Dieu, de seconde part, parce que quand bien même ils l’eussent su, pouvaient-ils tuer Dieu ? Non, et la preuve que je qualifierai de naturelle à ne pouvoir tuer Dieu, c’est qu’au matin de Pâques, les femmes myrrophores, venant au tombeau sont les premières à constater la résurrection, pour l’annoncer aux disciples http://www.orthodoxie.com/2010/04/l%C3%A9mission-l%C3%A9glise-orthodoxe-aujourdhui-du-18-avril-2010-les-femmes-myrrophores-elisabeth-behrsigel-.html et, relativement aux judaïsme, il conviendrait au mieux s’il y avait conscience, de qualifier l’acte d’intention de déicide, mais non de décide.

Cette intention de mettre à mort Jésus+ Christ, est patente en revanche, dans une hostilité amenant « les juges » à commettre vingt-sept irrégularités dans le mauvais et faux procès, comme l’ont exposé Messeigneurs Augustin et Joseph LEMANN en leur étude sur la Valeur de L’Assemblée qui prononça la mort contre Jésus + Christ :
http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/Lemann/Valeur/table.html

Le cardial Jean DANIELOU avait résumé parfaitement résumé la question d’Israël face à Jésus+ Christ en écrivant : « Ce n’est pas Israël qui a crucifié Jésus, c’est l’infidélité d’Israël. Et par conséquent ce qui a causé la mort de Jésus, c’est en dernier lieu le péché. » (Dialogue avec Israël, Paris, La Palatine éd. 1983, p.130.

L’infidélité d’Israël peut en effet être retenue par sa soumission au péché du Veau d’or et son détournement alors de Dieu.

Le Pape de Rome pour sa part considère que le peuple Juif est innocent dans la condamnation de Jésus + Christ, cela est exact pour le peuple, cela ne l’est pas en revanche pour les membres du Sanhédrin, non parce qu’ils ignorent ou ne reconnaissent pas que Jésus + Christ est Dieu, mais parce que les membres du Sanhédrin eux, commirent vingt-sept irrégularités, et à ce titre ces êtres- là ne sauraient être qualifiés d’innocents.

13 mars 2011
Jean-Pierre BONNEROT

LES GUERRES SECRÈTES DU CHRISTIANISME

janvier 02, 2020

L’œuvre d’Orient et la nouvelle présentation de son Bulletin.


Avec le 797° numéro (octobre-décembre 2019), le Bulletin de l’œuvre d’Orient est entièrement repensé avec cinq grands rendez-vous dont je reprends les termes de la présentation officielle de cette nouvelle version du Bulletin :

- Grand angle : sur un pays une région ou une ville où vivent des chrétiens d’Orient. L’histoire et la spiritualité, le patrimoine et la culture, la réalité quotidienne.
- Décryptage : La situation complexe des chrétiens d’Orient sous l’angle géopolitique
- Vos dons en action : Focus sur nos actions, nos bénéficiaires, nos volontaires
- Histoire : Parce que connaître hier permet de mieux comprendre aujourd’hui
- La vie des Eglises d’Orient : les temps forts, l carnet, une prière. Place aussi aux dialogues : œcuménique ou interreligieux.
Et propose des informations pratiques :
- Un Lexique : donne le sens des termes spécifiques employés dans les articles.
- Un Agenda : de nos rendez-vous culturels et médias, ainsi que toutes les informations pour nous aider et nous contacter.

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Voici un lien vers les derniers numéros, montrant avec celui du 4° trimestre de 2019, comment se présente la nouvelle formule :

https://oeuvre-orient.fr/la-liseuse/

Le prix de l’abonnement annuel pour 4 numéros est de 8 €, avec la particularité qu’à compter de 2020, est joint à la formule papier, la version électronique dudit Bulletin.

Pour tout contact, 20 rue du Regard 75006 Paris, Tél : 01 45 48 54 46, contact@oeuvre-orient.fr et www.oeuvre-orient.fr

JPB

décembre 22, 2019

Abus sexuels : les ravages provoqués chez les victimes 6 Curé enragé #56



Ce deuxième volet, - important certes comme toutes les interventions du curé enragé  -, ne justifierait--il pas une troisième émission sur la lumière apportée par le Droit Canonique et la Théologie Morale, à l'égard des ecclésiastiques pour lesquels les faits sont avérés. L'Eglise peut-elle se prévaloir du secret de la confession dès lors que les conditions du sacrement ne sont pas remplies à savoir notamment le ferme propos de ne pas recommencer et de faire pénitence : les conseils du Supérieur ne sont pas non plus une confession et l'habitude de déplacer l'ecclésiastique vers un autre lieu n'est ni une solution, ni une réponse au problème posé. Bref, un examen des abus sexuels à la lumière du Droit Canonique et de la Théologie Morale serait, par son exposé, une ouverture réelle de l'Eglise au monde, comme témoignage de la prise ne compte interne de ces abus.
JPB