septembre 08, 2019

A propos de l'émission FOI ET TRADITIONS DES CHERETIENS ORIENTAUX


Les émissions proposées par « Foi et Traditions des Chrétiens Orientaux » sont toujours à regarder avec grand intérêt.
Est-il possible de soulever toutefois deux propos contraires à la Foi de l’Eglise Indivise ?


De première part, il est inexact comme déclaré à la 10’ 25’’ et suivantes que c’est l4esprit Saint par l’Epiclèse qui consacre les Saintes Espèces : non, cette idée largement répandue dans le monde Orthodoxe est contredite et par les Paroles de l’Institution et par St Jean Chrysostome :

http://www.theologica.fr/!_Theologie&Etudes_Liturgiques/DIVERS/Epicl%C3%A8se%20et%20Paroles%20de%20l%27Institution.pdf ;


http://www.theologica.fr/!_Theologie&Etudes_Liturgiques/DIVERS/L%27Esprit%20Saint%20dans%20la%20Divine%20Liturgie.pdf


De seconde part, contrairement au dire de l’actuel Pape d’Alexandrie à la 14’44’’ et suivantes, Dieu ne dirige pas le monde et n’en est pas Le chef d’orchestre. Dieu a laissé, parce qu’Il est Amour, la liberté à l’homme qui, dans cette liberté offerte, entraîna le monde dans sa Chute. Ainsi, lorsque NSJ+C déclare dans Son dialogue avec Son Père : « Je prie pour eux, mais je ne prie pas pour le monde » (Jean XVII, 9), cela résulte du fait que l’homme étant libéré pour sa part de la Chute, il doit maintenant sauver ce qu’il a - lui tout seul - entraîné dans sa Chute initiale, à savoir la Nature.


JPB


https://www.france.tv/france-2/les-chemins-de-la-foi/1056155-etre-jeune-copte-aujourd-hui-en-egypte.html

août 27, 2019

Me rendre présent à la Présence ...



S'il m'est permis une remarque. Certes les point soulevés sont intéressants mais attention du fait de cette Eglise Latine qui s'est ouverte au Protestantisme, aux risques d'une dérive dans la compréhension  du Mystère Eucharistique. En effet, semble manquer à notre frère dans la Foi, une connaissance des Pères de l'Orient Chrétien qui rappelèrent que les Saintes Espèces sont pénétrées des Energies Divines ..., ce qui donne une Dimension toute autre à La Présence, qui n'est pas que spirituelle.

Je ne suis pas venu mettre la paix sur terre ...

août 26, 2019

Pour Rome le diable est devenu un symbole !


Doit-on s'étonner de cette perte totale des bases de la Doctrine par une Eglise qui a perdu la foi ?
Sathan, le Prince de ce monde et ses légions ont de beaux jours devant eux, ils sont niés par une Eglise qui a perdu la Foi, ce n’est certainement pas grâce à Rome que le monde connaîtra ce Huitième Jour …, qui dépend du retour de toutes les créatures à Dieu !

Jean-Pierre BONNEROT


https://www.fichier-pdf.fr/2019/08/26/le-superieur-des-jesuites-decrit-le-diable-comme-un-symbole/le-superieur-des-jesuites-decrit-le-diable-comme-un-symbole.pdf

François NAU Les Récits inédits du moine ANASTASE


https://www.fichier-pdf.fr/2019/08/26/francois-nau-les--recits-inedits-du-moine-anastase/

Fréquence Médiévale 045 L'inquisition Au Moyen Âge

Fréquence Médiévale 009 L'abbaye de Clairvaux et les cisterciens

J'accuse l'évêque de Rome


Il ne saurait y avoir aucun « partenariat » entre l’Eglise Latine et l’Islam : le Christianisme que semble ignorer ou ignore dans ses bases les plus élémentaires l’évêque de Rome, ne reconnaît pas le prédicateur Mahomet comme un prophète puisqu’il n’en est plus après Jean le Baptiste et bien évidemment l’Incarnation de NSJ+C, lorsque par ailleurs cet Islam d ne reconnaît pas NSJ+C comme étant Dieu, et Sa résurrection …, victoire sur le péché ….

Qui a intérêt à nier la Victoire de NSJ+C sur le péché ?

Désastre prévisible d’une Eglise qui n’est plus fondée sur la foi de Pierre, prévisible de désastre annoncé à Pierre, et qui ne concerne pas sa mort physique mais peut-être bien le devenir de son Eglise, lorsque Le Seigneur Lui dit : «En vérité, en vérité, je te le dis, quand tu étais plus jeune, tu te ceignais toi-même, et tu allais où tu voulais ; mais quand tu seras vieux, tu étendras tes mains, et un autre te ceindra, et te mènera où tu ne voudras pas.” (Jean XXI, 18)

« On te mènera où tu ne voulais pas »….

Heureusement, l’Eglise Indivise fidèle à la Tradition des Pères, existe hors de Rome, et aujourd’hui principalement dans les Eglises de l’Ancien Orient.


Jean-Pierre BONNEROT


https://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/pape-fran%c3%a7ois-consid%c3%a9rer-les-musulmans-comme-des-partenaires/ar-AADdNyN?ocid=sf

août 25, 2019

Terres de Mission n°137 : Canonisation du cardinal Newman

Olivier CLEMENT


Oliver CLEMENT, avec Jean MEYENDORFF, l'un des meilleurs théologiens de la tradiition byzantine, mais toujours cette difficulté pour montrer, exposer la théologie de celui qui est l'un des phares éclairant la Pensée, la Doctrine de l'Eglise Indivise. On trouvera malgré tout dans les dires de cet "Illuminateur" des pépites, insuffisantes certes dans ce reportage et cela est déjà une Grâce.

https://www.france.tv/france-2/les-chemins-de-la-foi/1033985-olivier-clement-penser-l-eglise-en-dialogue-avec-le-monde-contemporain.html

août 22, 2019

Rencontre de Dieu et situation de Jugement


Le métropolite Antoine BLOMM relate dans son bel ouvrage L’Ecole de la prière (Seuil Ed.), cette anecdote : « Un visiteur me demanda de lui montrer Dieu. Je lui répondis que c’était impossible ; j’ajoutai que, même si la chose avait été e n mon pouvoir, lui-même n’aurait pas pu voir Dieu car je pensais – et pense toujours – que, pour rencontrer Dieu, il faut avoir avec Lui quelque chose en commun, quelque chose qui donne des yeux pour voir, qui permettre de Le percevoir. Mon interlocuteur m’ayant prié de m’expliquer, je lui proposais de ré »fléchir quelques instants et de me dire s’il y avait un passage de l’Evangile qu’il aimait particulièrement et lequel, afin que je puisse découvrir quelle relation existait entre Dieu et lui. Il me répondit : « « Dans le chapitre 8 de St Jean l »épisode de la femme adultère. – Parfait, lui dis-je, c’est l’un des passages les plus beaux et les plus émouvants. Maintenant asseyez-vous et demandez-vous quelle personne vous êtes dans cette scène ? Etes6vous le Christ ou, du moins, êtes-vous de son côté, repli de miséricorde et de compréhension, plein de confiance aussi en cette femme qui peut se repentir et devenir une créature nouvelle ? Etes-vous la femme prise en adultère ? L’un des vieillards qui s’éloignent tout de suite parce qu’ils connaissent leurs propres péchés ou l’un des jeunes gens qui attendent ? Il réfléchit un instant puis il ré »pondit : « Non ! Je suis le seul juif qui serait resté et aurait lapidé cette femme ! » Alors je lui dis : « Remerciez Dieu de ce qu’Il ne vous permet pas de Le rencontrer face à face ! »

Métropolite Antoine BLOOM Voyage spirituel


http://masarchive.org/Sites/texts/1974-00-00-1-F-E-B-EM03-046VoyageSpirituel.html

Métropolite Antoine BLOOM La Vie dans l'Esprit


http://masarchive.org/Sites/texts/1973-11-00-1-F-F-C-EM02-012LaVieDansLEspritLeuven.html

août 19, 2019

Comment notre monde a cessé d'être chrétien



Cette question ne saurait être examinée par le canal de l'historicité, de la sociologie : les sources de cette situation,  précèdent la seconde guerre mondiale. Elles sont à rechercher  dans le désir de l'Eglise Latine de se rapprocher du Protestantisme par une modification fondamentale de la conscience du Sacré allant jusqu'à la perte du Sacré, en voulant transformer la liturgie de St Pie V  (qui est loin d'être parfaite face aux liturgies primitives si oubliées...) pour les rites en usage dans le Protestantisme : témoin, il échet de dépouiller la revue  romaine  consacrée à la liturgie "LA MAISON-DIEU" (Cf; Gallica), pour prendre conscience de cette orientation Protestante qui aboutira à Vatican II. Les conséquences de de ces transformations liturgiques seront la perte de la conscience du Sacré et par voie de conséquence des bases du Magistère de l'Eglise Indivise au plan donc de la Doctrine.

Dans l'intimité de la conscience: au plus près des âmes et des corps.

août 15, 2019

SS Benoît XVI La laïcité et les laïcités




DISCOURS DU PAPE BENOÎT XVI
AUX PARTICIPANTS AU CONGRÈS NATIONAL D'ÉTUDES
DE L'UNION DES JURISTES CATHOLIQUES ITALIENS

Salle des Bénédictions
Samedi 9 décembre 2006





Chers frères et soeurs,

Bienvenus à cette rencontre, qui a lieu dans le cadre de votre Congrès national d'études consacré au thème "La laïcité et les laïcités". J'adresse à chacun de vous mon salut cordial, en commençant par le Président de votre Association de grand mérite, le Professeur Francesco D'Agostino. Je lui suis également reconnaissant de s'être fait l'interprète des sentiments communs et de m'avoir brièvement illustré les finalités de votre action sociale et apostolique. Le Congrès affronte un thème, celui de la laïcité, qui est d'un grand intérêt, car il souligne la façon dont la laïcité, dans le monde d'aujourd'hui, est comprise de différentes manières: il n'existe pas une seule, mais plusieurs laïcités, ou mieux, il existe de multiples façons de comprendre et de vivre la laïcité, des façons parfois opposées et même contradictoires entre elles. Avoir consacré ces journées à l'étude de la laïcité et des différentes façons de la comprendre et de la réaliser vous a conduits dans le vif du débat en cours, un débat qui apparaît toujours plus utile pour les spécialistes du droit.

Pour comprendre la signification authentique de la laïcité et expliquer ses acceptions actuelles, il faut tenir compte du développement historique que ce concept a connu. La laïcité, née pour indiquer la condition du simple fidèle chrétien, n'appartenant ni au clergé ni à l'état religieux, a revêtu au cours du Moyen Age la signification d'opposition entre les pouvoirs civils et les hiérarchies ecclésiastiques et, à l'époque moderne, elle a assumé celle d'exclusion de la religion et de ses symboles de la vie publique, à travers leur limitation au domaine du privé et de la conscience individuelle. C'est ainsi qu'au terme de laïcité a été attribuée une acception idéologique contraire à celle qu'il avait à l'origine.

En réalité , aujourd'hui, la laïcité est communément comprise comme l'exclusion de la religion des divers domaines de la société et comme sa restriction au domaine de la conscience individuelle. La laïcité s'exprimerait dans la séparation totale entre l'Etat et l'Eglise, cette dernière n'ayant aucun titre pour intervenir sur des thèmes relatifs à la vie et au comportement des citoyens; la laïcité comprendrait même l'exclusion des symboles religieux des lieux publics destinés au déroulement des fonctions propres de la communauté politique: des bureaux, des écoles, des tribunaux, des hôpitaux, des prisons, etc. Sur la base de ces multiples façons de concevoir la laïcité, on parle aujourd'hui de pensée laïque, de morale laïque, de science laïque, de politique laïque. En effet, à la base de cette conception, il existe une vision areligieuse de la vie, de la pensée et de la morale: c'est-à-dire une vision où il n'y a pas de place pour Dieu, pour un Mystère qui transcende la pure raison, pour une loi morale de valeur absolue, en vigueur en tout temps et en toute situation. Ce n'est que si l'on se rend compte de cela que l'on peut mesurer le poids des problèmes contenus dans un terme comme laïcité, qui semble être presque devenu l'emblème caractérisant la post-modernité, en particulier la démocratie moderne.

Il est alors du devoir de tous les croyants, en particulier les croyants dans le Christ, de contribuer à élaborer un concept de laïcité qui, d'une part, reconnaisse à Dieu et à sa loi morale, au Christ et à son Eglise la place qui leur revient dans la vie humaine, individuelle et sociale et, de l'autre, qui affirme et respecte la "légitime autonomie des réalités terrestres", en entendant par cette expression, comme le répète le Concile Vatican II, que "les choses créées et les sociétés elles-mêmes ont leurs lois et leurs valeurs propres, que l'homme doit peu à peu apprendre à connaître, à utiliser et à organiser" (Gaudium et spes, n. 36). Cette autonomie est une "exigence [...] pleinement légitime: non seulement elle est revendiquée par les hommes de notre temps, mais elle correspond à la volonté du Créateur. C'est en vertu de la création même que toutes choses sont établies selon leur consistance, leur vérité et leur excellence propres, avec leur ordonnance et leurs lois spécifiques. L'homme doit respecter tout cela et reconnaître les méthodes particulières à chacune des sciences et techniques" (Ibid.). Si, au contraire, par l'expression d'"autonomie des réalités temporelles", on veut dire que les "choses créées ne dépendent pas de Dieu et que l'homme peut en disposer sans référence au Créateur", alors la fausseté d'une telle opinion ne peut échapper à quiconque croit en Dieu et à sa présence transcendante dans le monde créé (cf. Ibid.).

Cette affirmation conciliaire constitue la base doctrinale de la "saine laïcité" qui implique l'autonomie effective des réalités terrestres, non pas de l'ordre moral, mais du domaine ecclésiastique. Ce n'est donc pas l'Eglise qui peut indiquer quelle organisation politique ou sociale il faut préférer, mais c'est le peuple qui doit décider librement des façons les meilleures et les plus adaptées d'organiser la vie politique. Toute intervention directe de l'Eglise dans ce domaine serait une ingérence indue. D'autre part, la "saine laïcité" implique que l'Etat ne considère pas la religion comme un simple sentiment individuel, qui pourrait être limité au seul domaine privé. Au contraire, la religion, étant également organisée en structures visibles, comme cela a lieu pour l'Eglise, doit être reconnue comme présence communautaire publique. Cela comporte en outre qu'à chaque confession religieuse (à condition qu'elle ne soit pas opposée à l'ordre moral et qu'elle ne soit pas dangereuse pour l'ordre public), soit garanti le libre exercice des activités de culte - spirituelles, culturelles, éducatives et caritatives - de la communauté des croyants. A la lumière de ces considérations, l'hostilité à toute forme d'importance politique et culturelle accordée à la religion, et à la présence, en particulier, de tout symbole religieux dans les institutions publiques, n'est certainement pas une expression de la laïcité, mais de sa dégénérescence en laïcisme. De même que nier à la communauté chrétienne et à ceux qui la représentent de façon légitime, le droit de se prononcer sur les problèmes moraux qui interpellent aujourd'hui la conscience de tous les êtres humains, en particulier des législateurs et des juristes, n'est pas non plus le signe d'une saine laïcité. En effet, il ne s'agit pas d'une ingérence indue de l'Eglise dans l'activité législative, propre et exclusive de l'Etat, mais de l'affirmation et de la défense des grandes valeurs qui donnent un sens à la vie des personnes et qui en préservent la dignité. Ces valeurs, avant d'être chrétiennes, sont humaines, c'est-à-dire qu'elle ne laissent pas indifférente et silencieuse l'Eglise, qui a le devoir de proclamer avec fermeté la vérité sur l'homme et sur son destin.

Chers juristes, nous vivons une période historique exaltante en raison des progrès que l'humanité a accomplis dans de nombreux domaines du droit, de la culture, de la communication, de la science et de la technologie. Dans le même temps, toutefois, il existe de la part de certains la tentative d'exclure Dieu de tous les domaines de la vie, en le présentant comme antagoniste de l'homme. C'est à nous, chrétiens, qu'il revient de montrer qu'au contraire, Dieu est amour et qu'il veut le bien et le bonheur de tous les hommes. Il est de notre devoir de faire comprendre que la loi morale qu'Il nous a donnée, et qui se manifeste à nous à travers la voix de la conscience, a pour but non pas de nous opprimer, mais de nous libérer du mal et de nous rendre heureux. Il s'agit de montrer que sans Dieu, l'homme est perdu et que l'exclusion de la religion de la vie sociale, en particulier la marginalisation du christianisme, mine les bases mêmes de la coexistence humaine. Avant d'être d'ordre social et politique, ces bases sont en effet d'ordre moral.

En vous remerciant une fois de plus, chers amis, pour votre visite d'aujourd'hui, j'invoque sur vous et sur votre Association la protection maternelle de Marie. Avec ces sentiments, je donne à tous de tout coeur une Bénédiction apostolique particulière, que j'étends volontiers à vos familles et aux personnes qui vous sont chères.



© Copyright 2006 - Libreria Editrice Vaticana


La dictature laïcarde - Curé Enragé #15

août 11, 2019

CHRETIENS ORIENTAUX


https://www.france.tv/france-2/les-chemins-de-la-foi/564789-le-tombeau-vide-du-christ-a-jerusalem-et-la-couronne-d-epines-a-notre-dame-de-paris.html

La foi commence quand Dieu ne répond pas ...

L'arnaque de l'écologisme - Curé enragé #16



Vous avez raison. Vous évoquez le Christianisme  et c’est  utile,  nécessaire, très bien.  Ainsi, s’il est un devoir de l’homme à l’égard de la Nature, n’était-ce pas celui de garder et cultiver, faire prospérer le champ de la Création en communion avec Dieu, et par sa chute, l’homme entraîna  avec  lui  la chute de la Création qu’il devait protéger. Il n’est en effet pas d’écologisme, mais un constat  rappelé par  l’apôtre : « Aussi la création attend-elle avec un ardent désir la révélation des fils de Dieu. Car la création a été soumise à la vanité, -non de son gré, mais à cause de celui qui l'y a soumise, (8:21) avec l'espérance  qu 'elle aussi sera affranchie de la servitude de la corruption, pour avoir part à la liberté de la gloire des enfants de Dieu » (Rom. VIII, 19-22), ce devoir qui revient à l’homme de sauver la Nature n’est-il pas sous-entendu  lorsqu’à Gethsémani  SJ+C déclare en Son dialogue  avec le Père : « C'est pour eux que je prie. Je ne prie pas pour le monde » (Jean XVII, 9), parce qu’il revient à l’homme , et sans « écologisme » de sauver le monde.

août 06, 2019

Peut-il y avoir un islam à la française ? - Curé Enragé #36



Toutes les interventions du curé enragé sont remarquables. Toutefois et si je peux me le permettre, le Soufisme est rejeté par l’Islam car il correspond (quand il existe réellement comme chez quelques grands mystiques), à un dépassement de l’Islam.
L’Islam est incompatible avec la démocratie et ne peut  proposer aucun lien ou comparaison avec le Christianisme.  J’avais en son temps, demandé à un ami  éminent Islamologue, de m’établir pour mes sites et blogs, une critique de la « Lettre Ouverte et Appel des Guides Religieuses Musulmaines à Sa Sainteté le Pape Benoît XVI », le texte de ladite lettre figurant après l’analyse offerte : https://www.academia.edu/37452333/Analyse_coranique_de_la_lettre_ouverte_adressee_aux_Chretiens
Force est de constater que seules Eglises d’Orient, et l’Assemblée des évêques du Canada de mémoire, s’avéraient conscients des réserves et critiques exposées.
JPB

juillet 22, 2019

A propos du « club des hommes en noir » quant au débat : «Accès à la Communion, quelles responsabilités ? »


Je découvre par hasard cette page. C'est décevant, certes je vais écouter les autres "émissions" mais déjà sur la question traitée, est ignorée le Mystère de la Grâce qui ne dépend pas des spéculations humaines. Alors et pour faire bref; le bon larron, il n'est pourtant pas baptisé ! Sacrilège, inexistence de la Grâce du Sacrement pour ne non baptisé est-il clamé, pour qui recevrait La Sainte Eucharistie sans être préalablement baptisé alors que cette communion résulterait d’une tension vers Dieu : nous sommes en plein Moyen-Age, toute la création (et le rat aussi contrairement à ce qui est dit) gémit dans les douleurs de l'enfantement comme le souligne l'Apôtre (Romains VIII, 18-25). Par ailleurs et enfin qu'est-ce que le Mystère Eucharistique ? J'attends une réponse conforme à la Tradition de l'Eglise Indivise donc des Pères de l'Eglise...


Jean-Pierre BONNEROT


https://www.youtube.com/watch?v=doGBbJQKtSA&t=35s

Peut-on recevoir un sacrement sans être baptisé ? La question de la Grâce.


A propos de la controverse entre Tradition ecclésiale et Economie les mariages dispars et mixtes, par voie de conséquence, réflexions sur cet autre sujet controversé la dispersion de l’Eglise et l’anéantissement du Corps du Christ, sujets posées par l’archimandrite G. PAPATHOMAS en son Essais d’Economie Canonique


Le Père Grigorios PAPATHOMA, Professeur de Droit canonique à l’Institut Saint Serge reproche à l’Eglise (Byzantine) de refuser aux demandeurs au mariage religieux, qu’il soit donné une suite favorable dès lors que les époux ne seraient pas tous deux membres de l’Eglise Byzantine ou pire, l’un d’eux aurait une autre Foi ou même serait agnostique.


I
Indépendamment de toute question d’ordre psychologique qui ne retiendra notre attention qu’au titre des vraisemblables conséquences orientant solidairement le couple vers un retrait de l’Eglise et la participation à ses sacrements, par ce fait l’Eglise aura pu manquer à son devoir d’accueillir tout demandeur à la réception de la Grâce, ces grâces surérogatoires acquises par l’Eglise au bénéfice de tous, lorsqu’elle aura de surcroît posé comme certain que l’être canoniquement non reconnu comme membre de l’Eglise, ne sera pas en mesure d’en être membre.
Aux apôtres, le Christ n’a pas demandé, en les appelant, s’ils avaient Foi en Lui, mais de Le suivre : la foi des apôtres s’est construite avec le temps, un temps d’autant plus long qu’il leur fallut attendre la preuve de la résurrection…
Comment l’Eglise peut-elle juger par avance de ce qu’est ou sera la conscience ecclésiale d’un couple, alors que cette dimension se trouve nourrie par les sacrements au travers de la vocation particulière de ce que l’on nomme le sacerdoce royal des fidèles, en l’occurrence l’engagement de deux êtres appelés à une même communion, Dieu estimant qu’il n’est pas bon que l’homme soit seul. Il n’est pas bon que l’homme soit seul, Eve ne fut pas créée pour qu’avec Adam, le couple originel se détache de Dieu, mais peut-être bien pour que prenant conscience de l’amour les unissant, ce sentiment amène nos premiers parents à une plus grande conscience de l’Amour de Dieu et de l’Amour qui les unit distinctement et conjointement, à Dieu.


Si Dieu ne pouvait ignorer le futur refus de la vie intemporelle qui résulterait de Ses créatures - dès lors qu’elles voulurent se nourrir et donc « survivre » par leurs propres moyens et non vivre de la seule Parole de Dieu – par Amour (dont la liberté laissée à l’autre est la plus grande expression) Dieu accepta et réparera seul la Chute adamique, de première part en exorcisant par trois fois au Désert les motifs de notre chute en refusant les tentatives de tentation, de seconde part en annulant la mort née du péché, par l’endossement de nos fautes à Gethsémani et Sa résurrection constitue la manifestation visible de notre salut.
A l’image de Dieu, l’Eglise peut-elle, en conscience, refuser déjà d’être témoin de l’amour, de surcroît refuser d’apporter par les sacrements, l’aide spirituelle qui lui est demandée ?


Jean MEYENDIRFF résume parfaitement en une phrase le sacrement du mariage qui « reflète l’union entre le Christ et l’Eglise. » (1)
Quel ministre peut de sa seule autorité ou de celle tirée des canons de Conciles - alors extraits de leur contexte -, dire qu’il lui appartient de dire qui, des futurs époux, est dans l’Eglise et qui en est en-dehors, sauf à prétendre affirmer détenir les Clefs et être, comme Eglise Byzantine, la seule Eglise du Christ : si la tunique sans couture ne fut pas déchirée, pourquoi les Eglises se divisèrent-elles notamment dans le monde Byzantin ?


II

Sur l’institution du sacrement du mariage et ses rapports avec le Baptême.
2.1 On ne saurait trouver dans les Evangiles une institution du mariage comme sacrement émanant de Jésus+ Christ, lorsque s’agissant du baptême de l’eucharistie par exemple, ces derniers sont réellement institués par le Sauveur.


Il n’est pas illogique que le mariage n’ait pas été institué par Jésus+ Christ, dans la mesure où deux situations se présentent :

- La création d’Adam mâle et femelle (Gen. I, 27) à qui il est dit de croître et se multiplier (Gen. I, 28)
Alors que l’on ne sait rien des conséquences de cet ordre …
- Adam connaîtra Eve après la chute, ils donneront naissance à Caïn et Abel (Gen. IV, 1 ss).


Cela donc après la chute adamique …
Les sacrements institués par NSJ+C sont indépendants de la chute tout en constituant des moyens d’obtenir des Grâces qui en la forme présentement connue, s’avéreraient inutiles s’il n’y avait pas eu de chute car avant la chute, l’unique Grâce n’est-elle pas pour Adam d’avoir conscience de La Présence et d’être en communion avec La Présence ?


L’union de l’homme et de la femme, intervient après la chute, elle constitue une conséquence de la chute, aussi devient compréhensible le fait qu’aucun rite particulier n’intervient dans l’Eglise Byzantine jusqu’au IX° siècle, en ce que suite au mariage « civil », les époux participaient à la Divine Liturgie, lorsque le rite du « couronnement » apparaît au IV° siècle. Le Père Jean MEYNEDORFF en son petit livre sur Le mariage dans la perspective orthodoxe (2)avance que Jean Chrysostome assimile les couronnes à la victoire sur les passions, car le mariage n’est pas contracté « selon la chair » : force est de constater que disposant des œuvres complètes du grand théologien, nous n’avons pas trouvé référence à cette idée dans le cadre du mariage, sous tendue toutefois comme s’appliquant à tous les êtres à qui couronne est dressée face à leur victoire sur les passions.


En revanche, et conformément à ce que suggère sinon demande le Père G. PAPATHOMAS, saint Jean Chrysostome ne s’oppose pas au mariage mixte, bien au contraire, il maintient le mariage comme lieu où peut s’exprimer la grâce de la conversion pour celui qualifié d’infidèle parce que non encore venu à la Foi de l’Eglise : « Quel mal y a-t-il, je vous le demande, si, tout ce qui tient à la religion restant sain et sauf, et la conversion de la partie infidèle offrant quelque espérance, ils continuent à demeurer ensemble dans l'état du mariage, et n'introduisent- point chez eux de sujets de querelles inutiles ? Car il ne s'agit pas ici de personnes libres, mais de personnes mariées. L'apôtre ne dit pas: Si quelqu'un veut prendra un infidèle, mais : « Si quelqu'un a une femme infidèle »; c'est-à-dire, si quelqu'un déjà marié, reçoit l'enseignement de la vraie religion, et que l'autre partie tout en restant infidèle consente néanmoins à rester dans le mariage, qu'il ne s'en sépare point : «Car le mari infidèle est sanctifié par la femme ». Telle est l'excellence de votre pureté. » (3)


2.2 La Tradition considère que l’on ne peut recevoir un sacrement si l’on ne se trouve préalablement baptisé. Il resterait à montrer la justification chez les Pères et les théologiens latins de cette condition qui trouve peut-être sa source chez l’évangéliste : « Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé » (Marc XVI, 16).
Faut-il être baptisé pour être sauvé ? Le salut est déjà accompli par la victoire sur la mort de NSJ+C, reste pour l’homme à l’accepter, accepter Dieu et ne pas continuer à se détourner de Lui, ainsi prend tout son sens le baptême comme moyen de renaissance spirituelle pour l’homme qui se trouve admis dès lors dans le Royaume de Dieu.


Le bon larron est admis dans le Royaume (Luc XXIII, 43), il n’est pourtant pas baptisé.
Indépendamment de la Grâce agissant dans le Secret de Dieu, Nicolas Cabasilas rappelle à : « Quiconque aspire à l’union avec le Christ,… nous recevons le baptême afin de nous associer à Sa mort et à Sa résurrection. » (4) Ce Père ajoute : « Peut-être est-ce bien pour les mêmes raisons que le jour salutaire de leur baptême est appelé par les chrétiens « onomastéries », parce que précisément en ce jour nous sommes créés et marqués, et que notre âme, informe et vague jusqu’alors, prend forme et consistance. » (5)


S’il est certain que le baptême ouvre la voie à la Grâce sanctifiante, par l’association pour le nouveau chrétien, à la mort et la résurrection de Celui qui ainsi nous a rédempté, que par voie de conséquence, les grâces offertes par les autres sacrements seront ou pourront être reçues avec une conscience qui permettra une plus totale réception de ces dernières, il n’ en demeure pas moins que l’on ne saurait emprisonner la Grâce, - Mystère d’Amour de Dieu et ne venant que de Dieu -, dans des règles juridiques ou liturgiques, lorsqu’à l’exemple notamment du bon larron, il plaît à Dieu de le conduire immédiatement en Son paradis.
Le baptême avec les autres sacrements, participe aux moyens surnaturels pour nous aider à vire autant que faire se peut l’Evangile et alors vivre en Christ. La mise ne œuvre et la réception par ces moyens de la Grâce sanctifiante, permet – dans la liberté qui nous est donnée - de ne pas charger Dieu d’accorder des Grâces dont nous n’aurions pas cherché à les acquérir par nous-même : obliger Dieu sinon, revient à cette insulte des « passants », des scribes, des anciens, des grands prêtres, au pied de la croix (Matthieu XXVII, 39-44).


III

Droit canonique et Equité


Il serait fait reproche au Père G. PAPATHOMAS, d’admettre les mariages mixtes canoniquement, alors qu’ils seraient défendus sinon invalides dans l’Eglise Byzantine.
Jean MEYENDORFF par ailleurs et en dehors de cette récente « querelle » (le mot doit être entendu au sens des questions disputées), écrivait pour sa part : Les conciles de Laodicée (canons 10 et 31), de Carthage (canon 21), ainsi que les quatrième et sixième conciles œcuméniques (Chalcédoine, 14 et Quinisexte, 72)interdisent les mariages entre orthodoxe et non-orthodoxe, et prescrivent la dissolution de tels mariages s’ils ont déjà été conclus civilement. » (6).
Reprenons dans l’ordre chronologique les canons évoqués :


1° le Concile de Chalcédoine énonce :
« 14. Que les clercs inférieurs ne doivent pas s'allier par mariage à des hérétiques.
Comme dans quelques provinces on a permis aux lecteurs et aux chantres de se marier, le saint concile a décrété qu'aucun d'eux ne doit épouser une femme hérétique; ceux qui ont eu des enfants après avoir contracté de pareilles mariages, s'ils ont déjà fait baptiser leurs enfants chez les hérétiques, doivent les présenter à la communion de l'église catholique; si ces enfants ne sont pas encore baptisés, ils ne doivent pas les faire baptiser chez les hérétiques, ni les donner en mariage à un hérétique, à un juif ou à un païen, à moins que la personne qui doit se marier à la partie orthodoxe ne promette d'embrasser la foi orthodoxe. Si quelqu'un va contre cette ordonnance du saint concile, il sera frappé des peines canoniques. «
>> Le canon ne concerne pas des laïcs mais des clercs, et à cette époque il n’existe pas de division entre les Eglises, et l’on ne peut taxer d’hérétique un Latin. De toutes les façons ce canon concerne les clercs.


2° Le Concile In Trullo énonce :
« 72. Qu'un homme orthodoxe ne doit pas épouser une femme hérétique.
Qu'il ne soit pas permis à un homme orthodoxe de s'unir à une femme hérétique, ni à une femme orthodoxe d'épouser un homme hérétique et si pareil cas s'est présenté pour n'importe qui, le mariage doit être considéré comme nul et le contrat matrimonial illicite est à casser, car il ne faut pas mélanger ce qui ne se doit pas, ni réunir un loup a une brebis. Si quelqu'un transgresse ce que nous avons décidé, qu'il soit excommunié. Quant à ceux qui étant encore dans l'incrédulité, avant d'être admis an bercail des orthodoxes, s'engagèrent dans un mariage légitime, puis, l'un d'entre eux ayant choisi la part la meilleure vint à la lumière de la vérité, tandis que l'autre fut retenu dans les liens de l'erreur sans vouloir contempler les rayons de la lumière divine, si l'épouse incroyante veut bien cohabiter avec le mari croyant, ou vice versa le croyant avec la non-croyante, qu'ils ne se séparent pas, car selon le divin apôtre, "le mari non croyant est sanctifié par sa femme, et la femme non croyante est sanctifiée par son mari".
>>> La même remarque vaut pour ce Concile, de première part il n’y a pas de notion d’hérésie dans le cadre de l’Eglise Latine, de seconde part il est conseillé de ne pas dissoudre le mariage pour permettre la sanctification du couple, avec l’espoir que l’incroyant se convertira au contact de l’autre.


3° le synode de Laodicée énonce :
D’une part ;
« 10. De l'alliance par mariages avec des hérétiques.
Que les membres de l'église ne marient pas indifféremment leurs enfants avec les hérétiques. »


D’autre part :
« 31. De ceux qui contractent mariage avec des hérétiques.
On ne doit pas se marier avec des hérétiques quels qu'ils soient, ni leur donner en mariage ses fils et filles, à moins qu'ils ne promettent de se faire chrétiens. »
>> Il s’agit toujours des hérétiques, mais qui sont-ils ? Par ailleurs la recommandation de s’abstenir d’un tel mariage tombe dès lors que l’autre deviendrait chrétien et, à cette époque, chrétien ne veut pas dire byzantin.


4° Le concile de Carthage énonce :
« 21. Que les enfants des clercs ne doivent pas contracter de mariage avec des hérétiques.
De même il fut décidé que des enfants de clercs ne contracteront mariage ni avec des païens, ni avec des hérétiques »
Force est de constater que les canons à l’appui desquels l’Eglise Byzantine in redirait aujourd’hui le mariage mixte ne saurait être motifs à une telle justification.
Ces canons s’inscrivent dans des conciles ou synodes entre Laodicée en 390 et Constantinople III nommé Quinisexte ou In Trullo en 691 : il n’est alors aucune séparation entre les Eglises locales ainsi que cela se produira par la seule volonté de Rome en 1053, si donc le mariage se définit comme « mixte » dès lors qu’il se fait entre chrétiens de « confession différente. »
Sauf à ce que l’Eglise Byzantine se définisse comme la seule Eglise Chrétienne, l’Eglise Latine par exemple ne l’étant pas pour le monde Orthodoxe, vu les canons rappelés, la position actuelle de l’Eglise Byzantine s’oppose à la Tradition, aux canons des Synodes et Conciles qu’elle prétend présenter pour justifier ce qui n’est pas justifiable.


Il convient de remercier le père G. PAPATHOMAS, de permettre, en sa qualité de canoniste, de rappeler à ses frères, le Devoir de charité, celui de rappeler que l’Eglise est ouverte à tous les hommes, qu’il convient de laisser la Grâce agir, comme Dieu l’entend, sans prétendre détenir les clefs du Royaume.


Jean-Pierre BONNEROT


1 Jean MEYENDORFF : Initiation à la théologie byzantine Parsi Cerf Ed, 1975, page 261.
2 Jean MEYENDORFF : Le mariage dans la perspective orthodoxe Paris Ymca Press, 1986, page 31
3 St Jean Chrysostome : 1ère épitre aux Corinthiens, homélie 19. Œuvres complètes, tome 9, BAR-LE-DUC, L. Guerin Ed, 1866, page 414. Signalons que l’abbaye St Benoît de Port Valais a édité un CD offrant de nombreuses OC de Pères dont ce théologien, St Augustin, St Bernard, etc.
4 Nicolas Cabasilas : La vie en Jésus + Christ, Chevetogne Ed, sd, 1960, Livre II, page 44.
(5) Ibid. , page 48.
(6) Jean MEYENDORFF : Le mariage, op. cité, page 71.