mai 31, 2013

A propos du cas posé par le Père Pascal VESIN



Pour faire suite à notre interpellation sur le bien fondé ou non de la sanction appliquée à un prêtre franc-maçon par Rome,
Un évêque réagit.

http://www.baptises.fr/?p=7470

Il est intéressant de constater que les questions posées par Mgr Charles THOMAS font écho à mon interpellation posée en son temps.

JPB

mai 25, 2013

Un prêtre franc-maçon démis de ses fonctions à la demande du Vatican



DROIT CANONIQUE ET EPIKEIA


Si le GODF n'est pas la manifestation de l'Ancienne Maçonnerie dite de Tradition et Chrétienne, il n'en demeure pas mois qu'il revient à l'Eglise d'être présente en tous les lieux de la Création et dans le cas présent dans tous les milieux notamment ceux qui méconnaîtraient le Christianisme.

L'Eglise s'est-elle interrogée sur les raisons de l'appartenance de ce prêtre à la FM ? Sait-elle si - parce qu'il ne reniait  pour autant  pas sa Foi - cet ecclésiastique n'accomplissait pas un Devoir, celui de rendre témoignage dans ce lieu de la Cité délaissé par l'Eglise.

L'Eglise Romaine continue - semble-t-il - à refuser d'être présente et apporter témoignage, en un lieu où les êtres aspirent pour l'essentiel d'entre eux, à découvrir une spiritualité, une voie, qui ne leur fut pas antérieurement montrée ou qui fut mal comprise.

Le Droit canonique doit être examiné au regard de l'épikeia ou équité, principe qui veut que cette situation particulière, pourrait permettre de considérer l'intérêt de la présence de ce prêtre au sein de la FM,  lieu de Mission; comme supérieur aux lois ou dispositions édictées par avance.

Dans le cas présent, les dites dispositions générales de la Discipline et du Code ne sauraient s'appliquer, sauf à être certain que cet ecclésiastique par son appartenance à la FM aurait déclaré s'opposer formellement à Rome, ou  que par ses actes, 'il serait devenu apostat, schismatique et hérétique.

En cela Rome a failli  à la Charité, en manquant volontairement à son  Devoir d'aller vers son prochain:

JPB

mai 22, 2013

De la Réparation (Réconciliation) qu'il échet à l'archevêque de Paris de réaliser à la suite du suicide opéré au sein de la cathédrale Notre-Dame de Paris



Le nouveau Code de droit canonique expose en son canon 1211: " Les  lieux sacrés sont profanés par des actions gravement injurieuses qui y sont commises au scandale des fidèles et qui, au jugement de l'Ordinaire du lieu, sont si graves et contraires à la sainteté du lieu qu'il ne soit pas permis d'y célébrer le culte tant que l'injure n'a pas été réparée par le rite pénitentiel prévu par les livres liturgiques."

Il sera remarqué que cette reconnaissance de la profanation selon le nouveau code :
- suppose que les  fidèles y perçoivent un scandale
- relève de l'appréciation de l'Ordinaire du lieu
- sans que soit énuméré les moindres éléments originaires d'un scandale

De la sorte, toute liberté est laissée à l'Ordinaire du lieu pour apprécier s'il échet de réconcilier son église, en l'occurrence à l'Archevêque de Paris, de réconcilier la cathédrale.

Reprenant l'ancien Code dit de 1917, il n'appartient pas à l'Ordinaire du lieu d'apprécier si son église doit être ou ne pas être réconciliée, parce que les dispositions canoniques  prévoient les cas soumis à cette situation.

L'article 1172 expose : " § 1 Une église est profanée par les actes énumérés ci-dessous, pourvu qu’ils soient certains, notoires et aient été posés dans l’église:
1° Le délit d’homicide;
2° L’effusion de sang grave et injurieuse;
3° Les usages impies ou sordides auxquels l’église a été affectée;
4° L’ensevelissement d’un infidèle ou d’un excommunié frappé par sentence déclaratoire ou condamnatoire.
§ 2 Si l’église est profanée, le cimetière, même voisin, ne l’est pas, et réciproquement."
Les conditions sont donc réunies pour déclarer que Notre-Dame de Paris est une église profanée.
Dans ces conditions, de première part le canon 1173 rappelle : "§ 1 Dans l’église profanée, avant qu’elle soit réconciliée, il est défendu de célébrer les offices, d’administrer les sacrements et d’ensevelir les morts.
§ 2 Si la profanation se produit pendant les offices divins, ceux-ci doivent cesser aussitôt; si c’est avant le canon de la messe ou après la communion, la messe doit être interrompue; autrement le prêtre doit poursuivre la messe jusqu’à la communion."
Et si le canon 1174 expose : " § 1 L’église violée doit être réconciliée le plus tôt possible, selon les rites décrits dans les livres liturgiques approuvés.
§ 2 S’il y a doute que l’église soit violée, elle peut être réconciliée ‘par prudence’."
il n'en demeure pas moins que les rites de la réconciliation ne sauraient être le fait de prier - comme il est annoncé par les médias livrant l'information e cette information - pour les personnes en difficulté, mais selon les règles intangibles de l'Eglise indivise, exposées par les Pontificaux, et je profiterai de cette réflexion pour suggérer - ces derniers étant souvent difficiles d'accès - le Pontifical de la curie romaine au XIII° siècle, réédité par les éditions du Cerf; il offre pages 249 et ss, le rituel de cette réconciliation.
L'archevêque de Paris, remplira-t-il son rôle ? C'est en espérance que nous osons précisément l'espérer.
JPB

mai 21, 2013

Pour un accès au moins partiel au Dictionnaire de Spiritualité, Ascétique et Mystique




Bonjour,

Les onglets "Recherche" et "Table des matières" permet un accès partiel ou total, selon le cas aux articles qui, s4ils sont d'une certaine importance peuvent être commandés en ligne.

Déjà l'accès à ce Dictionnaire est un avantage pour le chercheur.

JPB

http://www.dictionnairedespiritualite.com/

janvier 22, 2013

La lettre de Mgr Augustine Di Noia à Mgr Bernard Fellay



TRADITION ET NOSTALGIE





Si au regard de la vraie Tradition - (dont la référence n'est pas St Pie V et/ou le concile de Trente)  - Vatican II est de nature à poser de réels  problèmes face à ce que constitue l'Eglise Indivise, il n'en demeure pas moins que la Fraternité dont SS le Pape de Rome souhaita le retour au sein de son Eglise, avec ses positions et son isolement finira par devenir ce que les historiens  nomment "une petite Eglise" au mieux, un cercle fermé et refermé sur lui-même au nom d'une vérité qui reste à définir.

L'abbé Georges e Nantes, si critiqué, a pu s'opposer à Vatican II et ses conséquences mais il ne quitta jamais son Eglise, et par l'ensemble de ses publications et conférences, a défendu ses thèses, sans donc provoquer un schisme et en acceptant les méchantes condamnations de Rome qu'il ne méritait pas !  A ce bon théologien, aucune main Romaine ne fut tendue !

Il convient de distinguer en effet la Tradition de la nostalgie.

Les réformes liturgiques par exemple opérées par St Pie V constituent une révolution bien plus importante face à la Liturgie antérieure,  comparativement à la réforme de Paul VI face à St Pie V : certes les traditionalistes méconnaissent la Tradition Liturgique, oubliée en effet depuis des siècles. La vérité est-elle dans la Tradition de l'Eglise Indivise d'avant Pie V ou dans la nostalgie de baigner encore dans des cérémonies qui émurent une enfance aujourd'hui qui n'est plus nôtre ? La Messe révèle-t-elle une communion symbolique,  seulement la transsubstantiation, encore d'autres choses en outre, dont l'actualisation du Huitième Jour ?

En matière de dogme, le problème se pose dans la définition et la conscience de ce qu'est l'Eglise. Si l'Eglise est une simple assemblée de fidèles (orientation plutôt protestante)  ou si l'Eglise est une conséquence de la double Pentecôte, Johannique (Jean XX, 19-23) et des Actes , où l'Esprit Saint ayant été reçu par les Apôtres, il sont appelés à témoigner, enseigner, baptiser; l4eglise étant alors sous la dépendance de ce retour de l'Esprit Saint avec toutes les conséquences qui en résultent.
Il est très certain que ces deux conceptions de l'Eglise amèneront des compréhensions différentes du Dogme, mais que l'on ne s'y trompe pas, l4glise ne débute pas avec la scolastique, SS Benoît XVI ne manque pas de rappeler et lier le Magistère aux Pères de l'Eglise, et la lecture, l'approfondissement des leçons des Pères, cela n'est pas réservé à l'Orient Chrétien.

JPB

  
La lettre de Mgr Augustine Di Noia à Mgr Bernard Fellay

janvier 04, 2013

Les Rois Mages représentent devant l’Incarnation, notre pauvreté




Matthieu rend compte de la présence de Mages venus d’Orient adorer le Sauveur, ces hommes dépositaires des sciences de leur temps n’ignorent point qu’il s’agit de Jésus, Vrai Homme et Vrai Dieu.

Péladan n’a pas manqué de rappeler: « L'adoration des Mages signifie l'abdication des ésotérismes devant l'incarnation de la Vérité » (1). Les Mages déposent  l’or, l’encens la myrrhe  aux pieds du Christ Jésus, et  Irénée de Lyon en donne pour sens :  «  la myrrhe signifiait que c'était lui qui, pour notre race humaine mortelle, mourrait et serait enseveli; l'or, qu'il était le Roi dont le règne n'aurait pas de fin Luc 1,33; l'encens, enfin, qu'il était le Dieu qui venait de se faire connaître en Judée Ps 76,2, et de se manifester à ceux quine le cherchaient point Is 65,1; Rm 10,20 (Irénée, Contre les Hérésies Liv.3 ch.9,2. »(2).

Les Mages se détournent de leur ancienne croyance, par ce qu’ils reconnaissent en Jésus l’enfant divin, ils Lui offrent, conformément aux pratiques rituelles de l’ancienne Egypte, l’or qui est la représentation de la chair imputrescible du corps d’éternité des dieux, symbole de la vie éternelle ; la myrrhe,  substance servant tout à la fois de base pour l’embaumement, symbole de la victoire sur la mort, qui servait  aussi à oindre les statues divines ; l’encens permettant, d’apaiser les dieux mais aussi d’entrer en communication avec le divin, symbole de la transcendance. Rejetant alors toutes leurs anciennes croyances, les Mages s’en retournent par un autre chemin et  le sens de  cet autre chemin n’est-il pas  celui de Notre Seigneur disant : «  Je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. » (Jn XIV, 6). Maxime de Turin, en son Homélie sur l’Epiphanie expose que les Mages «  ne vivant plus dans la même religion, ils abordèrent un autre chemin de retour et une autre manière de vivre. Car, avant de voir le Christ, l’étoile avait conduit les mages comme des homes religieux venant pour un hommage ; mais une fois qu’ils eurent vu le Seigneur et cru en Lui, la foi les ramena à leur patrie comme des adeptes du Christ. » (3).

Grégoire le Grand en sa 10° Homélie prononcée le 6 janvier 591, souligne l’importance de cet autre chemin : « 7. Les mages nous donnent encore une leçon très importante en revenant dans leur pays par un autre chemin. En effet, ce qu’ils font sur l’avertissement qu’ils ont reçu nous indique ce que nous devons faire. Notre pays, c’est le paradis, et une fois que nous connaissons Jésus, il nous est interdit d’y retourner par le chemin que nous avons suivi en venant. Car nous nous sommes éloignés de notre pays par l’orgueil, la désobéissance, la poursuite des biens visibles et l’avidité à goûter les nourritures défendues. Mais pour y revenir, il faut les larmes, l’obéissance, le mépris des biens visibles et la maîtrise des appétits de la chair. C’est donc bien par un autre chemin que nous retournons dans notre pays, puisque nous étant éloignés des joies du paradis par les plaisirs, nous y sommes ramenés par les lamentations. » (4)

Grégoire le Grand introduit ce rapport symbolique entre cette autre route prise par les Mages qui se sont dépouillés en offrant tous leurs trésors au Vrai Dieu et Vrai Homme et notre devoir de retrouver le chemin du ciel. : les Mages abdiquent leurs anciennes croyances en reconnaissant l’Incarnation de Dieu, par la Nouvelle Alliance, il nous revient, à l’instar de ces témoins, de revenir à Dieu.

Le do ut des : « je donne afin que tu donnes » des anciennes croyances est remplacé par le don total, absolu qui est l’acte d’Amour entraînant
La pauvreté conçue comme un engagement – le refus du monde matériel pour le paradis – ce qui n’était pas dans les croyances de l’Egypte ancienne où seul le prêtre initié, le pharaon, étaient les seuls garants de l’ordre universel. Avec l’offrande des Mages à l’enfant Jésus, tout homme devient acteur œuvrant pour le rétablissement du monde d’avant la Chute.

Les trois tentatives de tentation de Jésus au Désert  exorcisent nos chutes successives par le refus du Fils de l’Homme à succomber  en une actualisation alors éternelle, à ces dernières : ce sera la première défaite de Satan.
-          A la manducation de l’Arbre comme expression de la vie humaine voulant être indépendante de  la vie Divine, le Christ répond : « L'homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.” ( Mt. IV,4)
-          A l’idée de l’homme pensant pouvoir soumettre la Grâce selon ses désirs, accéder au ciel par la futilité d’une tour, expression d’une voie d’orgueil, le Christ répond : « Tu ne tenteras point le Seigneur, ton Dieu.” ( Mt. IV, 7)
-          Au constat que la Chute de l’homme entraîna le monde sinon une grande partie de la Création à être provisoirement sous la dépendance de Satan, expression de  l’illusion  Faustienne, le Christ répond : “Retire-toi, Satan! Car il est écrit: Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras lui seul.”  (Mt. IV, 10)

Si la pauvreté matérielle ne permet pas la présence de l’orgueil, la désobéissance, la poursuite des biens visibles et l’avidité à goûter les nourritures défendues, comment répondre à cette interrogation formulée dans la mystique juive : «  Or, comme les péchés sont plus graves chez les riches à cause de leur orgueil qui fait défaut aux pauvres, où est  [9a] la justice de Dieu qui fait mourir de faim les pauvres et laisse vivre  les riches, afin qu’ils continuent à pécher ? » (5)

A la question posée par le Zohar, le Judaïsme répond par la Tsédaka qui est le Devoir de Charité, le Christianisme par la Communion des Saints vivifiée par la Charité.

Comment acquérir le ciel qu’évoque Grégoire le Grand ? A cette question posée par l’homme courant après le Christ pour obtenir une réponse,  “Jésus, l'ayant regardé, l'aima, et lui dit: Il te manque une chose; va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel. Puis viens, et suis moi. Mais, affligé de cette parole, cet homme s'en alla tout triste; car il avait de grands biens.” (Mc, X, 21,22)

Il conviendrait de parvenir à cette pauvreté, qui n’est pas obligatoirement matérielle, mais peut relever de l’ordre spirituel : “ Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux!” ( Mt. V,3)

Clément d’Alexandrie introduira dans l’Eglise ancienne, la problématique de la richesse et de la pauvreté par son homélie Quel riche peut être sauvé (6),  la fortune n'est pas un obstacle au salut si l'on voit dans son possesseur un simple usufruitier (7). De plus, si l'on en fait un sage emploi, elle est un bien pour le pauvre et même pour le riche. Cette Homélie est importante, Eusèbe l’évoque en ces termes : « Quant à Clément, il indique également ce temps et il ajoute un récit très nécessaire à ceux qui aiment entendre des choses belles et profitables, dans son ouvrage intitulé : Quel riche est sauvé Prenez cette histoire et lisez-la donc telle qu'il l'a écrite » (8)

Quelle est cette pauvreté que manifestent les Mages repartant sans aucun bien terrestre, cette pauvreté liée à une richesse devenue partage, don envers le prochain, mais non abandon de ce qui fut reçu (Mt. XXV , 14-31), richesse et pauvreté s’entrecroisent telle la Lumière et la Ténèbre, le jeune homme riche n’avait pas répondu à l’appel de Son Maître, ce que firent les Apôtres tels Pierre et André qui, parce qu’il étaient bien moins riches matériellement, Le suivirent.

Jean-Pierre BONNEROT

Article paru dans la revue »VIRGO FIDELIS » N° 211, Décembre 2006 consacré à la pauvreté.


1  J. PELADAN : L'occultisme  contemporain, nlle .Ed, in : Œuvres choisies, Les Formes du Secret Ed, 1979, page 69
2  Irénée, Contre les Hérésies Liv.3 ch.9,2., nombreuses éd.
3 Maxime de Turin : Homélie sur l’Epiphanie ( Homélie 21) PL., 57, pp, 256-270, in : Le Mystère de Noël, Coll. Lettres Chrétiennes, Grasset Ed, 1963, page 229.
4 Grégoire le Grand : Homélie 10 Prononcée devant le peuple dans la basilique de saint Pierre, apôtre, le jour de l’Epiphanie ; texte emprunté au site : www.jesusmarie.com
5 Zohar, III, 8b, 9a, trad Jean de Pauly, Maisonneuve et Larose Ed, tome V, page 24
6 Clément d’Alexandrie : Quel riche peut être sauvé ? PG. 9, pp 603-651, trad. in : Riches et pauvres dans l’Eglise ancienne, Coll. Lettres Chrétiennes, Grasset Ed, 1962, pages 24-55
7  En complément, il sera intéressant, de lire la contribution d’Emile SZLECHTER sur Le prêt dans l’Ancien Testament et dans les codes mésopotamiens d’avant Hammourabi, in Revue d’histoire et e philosophie religieuse, N°1, 1955, pages 16-25
(8) Eusèbe de Césarée : Histoire ecclésiastique, III, 23

décembre 30, 2012

A PROPOS DES CLOCHES DE N-D DE PARIS



L'ignorance de bien des membres du nouveau clergé relativement au domaine du Sacré, alliée à la christianophobie de cette France oublieuse qu'elle fut fille aînée de l'Eglise Indivise, conduisait dès lors naturellement et les religieux et les laïcs à considérer comme normal que le sort de cloches pourtant consacrées, baptisées presque si j'ose dire puisque lors de sa bénédiction-consécration, assisté d'un parrain et d'une marraine,  elle sera lavée par l'eau bénite, ointe de l'huile des catéchumène puis du Saint Chrême, encensée, elle recevra un nom, que le sort donc des cloches ne N-D de Paris, s'en aillent en Chine pour être fondues et réduites en de nombreux objets profanes, pour touristes sans doute.

Agissons pour que ces cloches séculaires, soient installées dans un sanctuaire où elles puissent annoncer la Prière et les Louanges des fidèles.

,
JPB

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Chers amis de cloches de Notre-Dame !
voici notre communiqué n°3
Père Alain HOCQUEMILLER, prieur.
               06.88.29.58.03
                 riaumont.net


Le combat pour sauver les cloches de Notre-Dame continue ;
signez la pétition vient d'être lancée en ce sens pour soutenir la plaidoirie de notre avocat !

Merci de faire circuler l'info ! 

décembre 21, 2012

MEDITATION SUR LES MYSTERES ET LES RAISONS DE L'INCARNATION



Je souscris totalement à la thèse du théologien Olivier CLEMENT qui exprime le regret que l'occident chrétien consacre à la fête de Noël, un aspect essentiellement humain, lorsque la tradition Byzantine considère que l'Incarnation du Fils de Dieu constitue une re-Création :

- Dieu vient à l'homme parce que l'homme s'est séparé de Dieu
- Le Verbe, ce petit enfant, n'a pas la parole dans la crèche, c'est l'anéantissement de Dieu se faisant petit enfant pour nous sauver et réaliser cette re-Création du monde
- Dans l'incarnation se trouve préfigurée l'annonce de la Passion.

         I
Ainsi, reprenons le récit de Luc.

"Or, en ce temps-là, parut un décret de César Auguste pour faire recenser le monde entier. Ce premier recensement eut lieu à l'époque où Quirinius était gouverneur de Syrie. Tous allaient se faire recenser, chacun dans sa propre ville ; Joseph aussi monta de la ville de Nazareth en Galilée à la ville de David qui s'appelle Bethléem en Judée, parce qu'il était de la famille et de la descendance de David, pour se faire recenser avec Marie son épouse, qui était enceinte."
(Luc II, 1-6)

Les raisons de ce voyage de Joseph et de Marie étant rappelées, réfléchissons sur le récit de l'Incarnation.

1- Premiers signalements de la Passion
"Or, pendant qu'ils étaient là, le jour où elle devait accoucher arriva ;  elle accoucha de son fils premier-né, l'emmaillota et le déposa dans une mangeoire"
(Luc II, 6, 7)
En réponse à cet emmaillotement et cette mangeoire, Joseph d'ARIMATHIE
"alla trouver Pilate et demanda le corps de Jésus. Il le descendit de la croix, l'enveloppa d'un linceul et le déposa dans une tombe taillée dans le roc"
(Luc XXXIII, 52, 53)

La Tradition Byzantine considère que dès l'Incarnation est annoncée la Passion.

2 - Le Christ rejeté
"...parce qu'il n'y avait pas de place pour eux dans la salle d'hôtes"
(Luc II, 7)
Corrélativement à cet absence d'accueil de l'Enfant Dieu  par les hommes, le
Christ est rejeté, refusé par l'homme : "Je suis venu au nom de mon Père, et vous refusez de me recevoir. Qu'un autre vienne en son propre nom, celui-là vous le recevrez !" (Jean V, 43)

3 - la réception de la Bonne Nouvelle aux petits
" Il y avait dans le même pays des bergers qui vivaient aux champs et montaient la garde pendant la nuit auprès de leur troupeau.  Un ange du Seigneur se présenta devant eux, la gloire du Seigneur les enveloppa de lumière et ils furent saisis d'une grande crainte.  L'ange leur dit : " Soyez sans crainte, car voici, je viens vous annoncer une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple :  Il vous est né aujourd'hui, dans la ville de David, un Sauveur qui est le Christ Seigneur ;  et voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. "  Tout à coup il y eut avec l'ange l'armée céleste en masse qui chantait les louanges de Dieu et disait :
 " Gloire à Dieu au plus haut des cieux et sur la terre paix pour ses bien-aimés. "" (Luc II, 8-15)
A qui se trouve annoncé la Bonne Nouvelle, à des bergers, à des êtres considérés comme impurs, par  ceux qui s'estiment être des justes, des savants, suivre la Loi de Moïse, impurs ces bergers sont considérés comme tels,  parce qu'ils sont en contact avec des animaux de ce fait ils sont par ailleurs interdits d'accès à la synagogue.
A l'être jugé indigne par les hommes, le  Christ le conduit immédiatement au Salut : Notre Seigneur a évangélisé les enfers. Cet acte de Foi qui sera repris dans l'Eglise Universelle dans le cadre du Symbole dit d'Athanase (1) dans la seconde partie du V° siècle, s'il était partie de la Foi des semi-Ariens, apparaît dans la Tradition de l'Eglise Catholique au sens de St Vincent de Lérins,  pour la première fois chez Rufin d'Aquilée vers 404 (2), lorsqu'il n'est pas sans intérêt d'évoquer la Constitution de l'Eglise Egyptienne vers 500 qui, à la place e la descente aux enfers, emploie les termes "a libéré ceux qui étaient enchaînés"(3).
 Il n'est donc pas étonnant, que NSJ+C ait immédiatement conduit le bon larron en Son Paradis : "  Jésus lui répondit : " En vérité, je te le dis, aujourd'hui, tu seras avec moi dans le paradis. " (Luc XXIII, 43)

4 - la réciprocité du Témoignage par les petits, les rejetés
" Or, quand les anges les eurent quittés pour le ciel, les bergers se dirent entre eux : " Allons donc jusqu'à Bethléem et voyons ce qui est arrivé, ce que le Seigneur nous a fait connaître. "  Ils y allèrent en hâte et trouvèrent Marie, Joseph et le nouveau-né couché dans la mangeoire.  Après avoir vu, ils firent connaître ce qui leur avait été dit au sujet de cet enfant.  Et tous ceux qui les entendirent furent étonnés de ce que leur disaient les bergers" (Luc II, 15-19).

A ses propres disciples, Jésus répond quant à savoir qui serait le plus grand :
"" Qui accueille en mon nom cet enfant, m'accueille moi-même ; et qui m'accueille, accueille Celui qui m'a envoyé ; car celui qui est le plus petit d'entre vous tous, voilà le plus grand. "" (Luc IX, 48)


         II
Reprenons si vous le voulez bien par les rapprochements scripturaires suggérés, notre méditation.

1 - Les conditions de et dans notre monde de la  Naissance de l'Enfant Dieu, qui accepte d'anéantir Sa Gloire Divine dans le Temps de Son Incarnation, pour paraître tel un enfant semblant pareil à nous, montre l'HUMILITE de DIEU qui déjà s'oppose au scénario proposé par le Serpent à Eve : " vous serez comme des dieux" (Gen. III, 5).

La preuve de la Divinité de J+C résulte de Sa résurrection d'entre les morts, cette mort physique, conséquence du péché  qui a fait entrer le temps de l'homme en remplacement du Temps de Dieu :

" C'est dans la peine que tu t'en nourriras tous les jours de ta vie." (Gen III, 17)

"A la sueur de ton visage tu mangeras du pain jusqu'à ce que tu retournes au sol car c'est de lui que tu as été pris. Oui, tu es poussière et à la poussière tu retourneras. " (Gen III, 19)

Une courte parenthèse, le récit de l'Oeuvre des six Jours, présente les Jours de Dieu, distinctement dans le plan de la Création nous concernant, alors que suite à la Chute, Dieu évoque les jours de la vie" installant la temporalité du monde avec pour fin, la mort physique de l'homme tu es poussière et à la poussière tu retourneras.

Noël présente la soumission à la temporalité du monde dans le cadre de la manifestation de l'Incarnation, mais le Christ vrai Roi, ne se soumet pas aux erreurs du monde qui pensent que le Messie  aurait pour vocation de restaurer le royaume et libérer la terre d'Israël mais ne sommes-nous pas dans une vision et très humaine et très élitiste, qui s'oppose à l'universalité de Dieu, en l'espèce à Son Amour, c'est à dire à l'Amour ? A Pilate l'interrogeant, le Christ répond :
" Ma royauté n'est pas de ce monde."  (Jean XVIII, 36)

" Ma royauté n'est pas de ce monde."  Jésus+Christ s'Incarne non dans un palais, mais à l'intérieur d'une mangeoire. Cette mangeoire est un lieu qui permet de manger, de se rassasier, pour ce qui nous semble dépourvu d'un droit, d'une âme, à savoir les bêtes. Or, né dans une mangeoire, le Christ nous le rappelle :
"Je suis le pain vivant qui descend du ciel. Celui qui mangera de ce pain vivra pour l'éternité. Et le pain que je donnerai, c'est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie. " (Jean VI, 51)

La temporalité disparaît au profit de l'intemporalité recouvrée.
Le Christ donne Sa chair pour sauver les hommes.

Cette mangeoire n'est pas seulement l'annonce du tombeau, les langes ne sont pas seulement la préfiguration du linceul, cette mangeoire, annonce le Pain de Vie, pour le Chrétien la Sainte Eucharistie, cette Cène du dernier repas à partir duquel il est dit " Maintenant, le Fils de l'homme a été glorifié, et Dieu a été glorifié par lui"  (Jean XIII, 31)

La glorification intervient parce que le Christ a donné à Judas la bouchée de pain que Judas a donc communié par la main du Sauveur, là est un autre Mystère (5) qui ne peut intervenir dans le sujet posé ce soir.
L'espace particulier que constitue ce lieu préfigure la Passion et la Glorification avec pour héritage notamment ce Pain de Vie, ce Pain des Anges qui se distingue totalement à notre nourriture terrestre, et constitue l'un des aspects de cette re-Création permise par l'anéantissement de Dieu se faisant enfant.

2 Il conviendrait de ne pas continuer à dépendre des maladies spirituelles (6) liées à notre attache au monde et, jetant nos filets emplis de nos désirs trop humains, enfin aller à la rencontre de Dieu.

Aller à la rencontre de Dieu, c'st L'accueillir, et non pas tourner la tête vers Mammon ! Il n'y avait pas de place pour accueillir la naissance de Jésus, avons-nous accordé une place à notre Prochain, à nos prières, à notre tension vers Dieu, combien de temps accordons-nous à l'autre, aux autres, cela est-il épisodique, quotidien ? Noël nous invite à la Communion et non à l'égoïsme.

3 La réception de la Bonne Nouvelle et ses conséquences ne peut s'adresser à l'indécis, à celui qui croit savoir et connaître sinon disposer du monde, qu'il s'agisse des docteurs, des pharisiens, des prêtres  grand prêtres confortés par leur assurance de connaître et respecter la Loi de Moïse (7), la Bonne Nouvelle ne peut être reçue par les tièdes : " Je sais tes oeuvres : tu n'es ni froid ni bouillant. Que n'es-tu froid ou bouillant ! Mais parce que tu es tiède, et non froid ou bouillant, je vais te vomir de ma bouche." (Apoc III, 15-17)

De quelle tiédeur s'agit-il ?  Celui qui est tiède ne soufre pas de la chaleur ou du froid, dsans son confort, il ne se pose aucune question et vit l'instant, le déroulement de sa vie, en considérant que tout est naturellement harmonieux pour lui, et à supposer qu'il s'interroge sur Dieu il pensera sans doute que tout cela lui fut préparé, offert, de par son état ou ce qu'il considère comme ses bonne actions antérieures telle une récompense.

N'est-il pas rappelé lors de la fermeture  du Chapitre que le but du Chevalier R+C est de " Rendre hommage à la Divinité dans son cœur, dans son âme et dans son esprit. Proclamer sa Gloire par des actes."

Celui qui est froid est appelé à acquérir cette Lumière, cette Chaleur liée à la conscience de La Présence, pentecôte personnelle à laquelle tous les êtres sont appelés.  Certes, l'être peut vouloir demeurer froid et ne pas répondre à cette rencontre de La Grâce, qu'importe, le Temps de Dieu n'est pas le temps de l'homme, et finalement chacun reviendra à Dieu, au plus tard lors du Jugement qui est la rencontre de face à face où tous les êtres devant l'Amour, cet Amour Absolu, s'effaceront, dans un acte d'humilité qui devient reconnaissance consciente que nous sommes tous enfants de Dieu.

A celui qui est chaud, appartient la responsabilité d'agir dans le monde, il n'est pas dans le confort illusoire du tiède, celui qui est chaud sait même qu'il pourrait trébucher, se relever alors avec cette humilité constamment présente de ceux qui savent, il peut être un ouvrier, mais aussi un aide pour le Maître de la moisson, parce que par sa vie, il indique la Voie, cette Voie de Celui qui a dit : " Je suis le chemin et la vérité et la vie. Personne ne va au Père si ce n'est par moi." (Jean XIV, 6)

Ainsi comme le rappelle NSJ+C : "'il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'ont pas besoin de conversion."  (Luc XV, 7) et l'Apôtre d'ajouter : "Voilà ce qui est beau et agréable aux yeux de Dieu notre Sauveur, qui veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité" (I Timothée II, 3,4)

4 En ces jours qui précèdent Noël, rappel de l'Incarnation de Celui qui nous a déjà sauvé, réintégré mais dont nous devons parce que par Amour Il nous a laissé la liberté, accepter librement le Salut, quel est notre Devoir ?
" Rendre hommage à la Divinité dans son cœur, dans son âme et dans son esprit. Proclamer sa Gloire par des actes."

Proclamer la Gloire de Dieu par des actes !

"Puisque donc toutes ces choses doivent se dissoudre, quelles ne doivent pas être la sainteté de votre conduite et votre piété, tandis que vous attendez et hâtez l'avènement du jour de Dieu." (II Pierre III, 11, 12)

Nous sommes bien dans une re-Création, permise par l'Incarnation et actualisée par la Résurrection, mais ne nous trompons pas, si l'Esprit Saint est revenu parmi les hommes une première fois au soir de la Résurrection, cette Pentecôte trop souvent oubliée rappelée par Jean XX, 19-24 : "Le soir de ce même jour qui était le premier de la semaine, alors que, par crainte des Juifs, les portes de la maison où se trouvaient les disciples étaient verrouillées, Jésus vint, il se tint au milieu d'eux et il leur dit : " La paix soit avec vous. "
Tout en parlant, il leur montra ses mains et son côté. En voyant le Seigneur, les disciples furent tout à la joie. Alors, à nouveau, Jésus leur dit : " La paix soit avec vous. Comme le Père m'a envoyé, à mon tour je vous envoie. "  Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et leur dit : " Recevez l'Esprit Saint ; ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis. Ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus. ", il nous revient d'être fidèle  :"Priez sans cesse, rendez grâce en toute circonstance, car c'est la volonté de Dieu à votre égard dans le Christ Jésus. N'éteignez pas l'Esprit." (I Thessaloniciens, V, 17-20)

N'éteignez pas l'Esprit, c'est-à dire maintenons la Présence de l'Esprit Saint dans la re-Création du monde, cet Esprit qui avait quitté le monde à la suite e la Chute.

Maintenir la Présence de l'Esprit dans le monde, l'Esprit Saint qui procède de toute éternité du Père  (Jean XV, 26), et qui dans le champ de la Création  est notamment la relation d'Amour entre le Père et le Fils, en ce qu'Il procède alors du Père par le Fils, ne pas éteindre l'Esprit mais maintenir au contraire Sa Présence, suppose que par la pratique de l'Amour, la tension vers Dieu, par nos bonnes actions et nos prières, comme le rappelle Pierre, nous agissions pour hâter l'avènement du Jour de Dieu, Jour ne dépendant pas de J+C mais de notre action pour le monde que nous entrainions dans notre Chute.

C'est à l'homme que revient cette tâche d'amener la Nature à sa délivrance ainsi que le rappelle l'Apôtre (Romains VIII, 19-23) et non à Dieu, aussi le Christ s'adressant au Père le déclare : "Je prie pour eux ; je ne prie pas pour le monde" (Jean XVII, 9).

A l'homme et non à Dieu " Car la création attend avec impatience la révélation des fils de Dieu : livrée au pouvoir du néant-non de son propre gré, mais par l'autorité de celui qui l'a livrée, elle garde l'espérance, car elle aussi sera libérée de l'esclavage de la corruption, pour avoir part à la liberté et à la gloire des enfants de Dieu."  (Romains VIII, 20-22)

L'humilité dans Sa naissance de l'enfant Dieu, dans la manifestation de Sa vie visible, ne peut que nous indiquer qu'à notre tour nous devons être simples comme les bergers, comme les apôtres qui par la seule tension de leur coeur suivent immédiatement Jésus, certes ils ne comprennent pas grand chose sur  qui est leur Sauveur, ils doutent, ils trébuchent, sont-ils toujours de bonne foi dans leur façon de juger leur prochain tel Jean à l'encontre de Judas, ils ne sont que des hommes mais ils témoigneront.

A notre tour, il nous est demandé de témoigner puisqu'il nous échet de proclamer la Gloire de Dieu par des actes. Par la prière et les bonnes actions, agissons dans le secret de la plus stricte humilité, alors en communion avec l'enfant Dieu s'étant anéanti dans une humilité totale, me revient en mémoire cette pensée de Louis Claude de St Martin, à l'origine de ce Martinisme autrefois Chrétien et qui aujourd'hui ne l'est que peu ou prou ou pas du tout : "J'ai désiré faire du bien, mais je n'ai pas désiré faire de bruit, parce que j'ai compris que  le bruit ne faisait pas de bien, comme le bien ne faisait pas de bruit."

JPB


NOTES

1 L'icône et le commentaire sont retirés du présent texte, ne parvenant pas à insérer cet élément sur le blog.

Source : http://egliseorthodoxelemans.fr/spip/spip.php?article14

2 DENZINGER : Symboles et définitions de la Foi catholique, Cerf Ed, N° 75 et 76 ; et édition électronique partielle : http://tho.org/9.php?d=g0 (ici §§ 76 et 76)

Symbole ." Quicumque ", dit d'Athanase.

(probable origine entre 430 et 500 dans le Sud de la France?)

(1) Quiconque veut être sauvé, doit avant tout tenir la foi catholique : (2) celui qui ne la garde pas intègre et inviolée ira, sans aucun doute, à sa perte éternelle.
(3) Or la foi catholique consiste en ceci : nous vénérons un seul Dieu dans la Trinité et la Trinité dans l'unité, (4) sans confondre les personnes ni diviser la substance : (5) autre en effet est la personne du Père, autre celle (la personne) du Fils, autre celle (la personne) de l'Esprit Saint ; (6) mais le Père, le Fils et l'Esprit Saint ont une même divinité, une gloire égale, une même éternelle majesté.
(7) Comme est le Père, tel est le Fils, tel (aussi) l'Esprit Saint : (8) incréé est le Père, incréé le Fils, incréé l'Esprit Saint ; (9) immense est le Père, immense le Fils, immense l'Esprit Saint : (10) éternel est le Père, éternel le Fils, éternel l'Esprit Saint ; (11) et cependant ils ne sont pas trois éternels, mais un seul éternel ; (12) ni non plus trois incréés, ni trois immenses, mais un seul incréé (immense) et un seul immense (incréé). (13) De même tout-puissant est le Père, tout-puissant le Fils, tout puissant l'Esprit Saint ; (14) et cependant ils ne sont pas trois tout-puissants, mais un seul tout- puissant. (15) Ainsi le Père est Dieu, le Fils est Dieu, l'Esprit Saint est Dieu ; (16) et cependant ils ne sont pas trois dieux, mais un seul Dieu. (17). Ainsi le Père est Seigneur, le Fils est Seigneur, l'Esprit Saint est Seigneur; (18) et cependant ils ne sont pas trois Seigneurs, mais il y a un seul Seigneur : (19) car de même que la vérité chrétienne nous commande de confesser chacune des personnes en particulier comme Dieu et Seigneur, (20) de même la religion catholique nous interdit de dire qu'il ya trois dieux ou trois seigneurs.
(21) Le père n'a été fait par personne, ni créé, ni engendré ; (22) le Fils est du Père seul, non pas fait, ni créé, mais engendré ; (23) l'Esprit Saint est du Père et du Fils, non pas fait, ni créé, ni engendré, mais il procède. (24) Donc un seul Père, non pas trois Pères ; un seul Fils, non pas trois Fils, un seul Esprit Saint, non pas trois Esprits Saints. (25) Et dans cette Trinité rien n'est antérieur ou postérieur, rien n'est plus grand ou moins grand, (26) mais toutes les trois personnes sont coétemelles et coégales, (27) si bien qu'en tout, comme il a déjà été dit plus haut, on doit vénérer aussi bien l'unité dans la Trinité que la Trinité dans l'unité (28) Celui donc qui veut être sauvé doit penser cela de la Trinité.

(29) Mais il est nécessaire au salut éternel de croire fidèlement aussi en l'incarnation de notre Seigneur Jésus Christ. (30) C'est donc la foi droite que de croire et de confesser que notre Seigneur Jésus Christ, Fils de Dieu, est Dieu et homme (aussi bien Dieu qu'il est également homme) : (31) il est Dieu, engendré de la substance du Père avant les siècles, et homme né de la substance de la mère dans le temps ; (32) Dieu parfait, homme parfait, composé d'une âme raisonnable et d'une chair humaine ; (33) égal au Père selon la divinité, inférieur au Père selon l'humanité ; (34) bien qu'il soit Dieu et homme, il n'y a pas cependant deux Christ, mais un seul Christ ; (35) un, non pas parce que la divinité s'est changée en chair (dans la chair), mais parce que l'humanité a été assumée en Dieu ; (36) un absolument, non par un mélange de substance, mais par l'unité de personne. (37) En effet de même que l'âme raisonnable et le corps font un homme un, de même Dieu et l'homme font un seul Christ. (38) Il a souffert pour notre salut, il est descendu aux enfers, le troisième jour il est ressuscité des morts, (39) il est monté aux cieux, il siège à la droite du Père, d'où il viendra juger les vivants et les morts. (40) A sa venue tous les hommes ressusciteront avec (dans) leurs corps et rendront compte chacun de leurs actes ; (41) ceux qui ont bien agi iront dans la vie éternelle, mais ceux qui auront mal agi, au feu éternel. (42) Telle est la foi catholique : si quelqu'un ne la croit pas fidèlement et fermement, il ne pourra être sauvé."

3 DENZINGER : op cité, N° 16, et édition électronique citée : http://tho.org/9.php?d=g0 (ici § 15) :

 - Tyrannius Rufinus : Expositio (ou Commentarius) in symbolum.


4 DENZINGER : op cité, N° 62, 63;  éd électronique citée, N° 62 :

Constitutions de l'Eglise égyptienne. Cf. [Can.3>3]

a) Version copte : profession de foi après le baptême.


5 J-P BONNEROT : Judas ou les conditions de la rédemption, Cahiers d'Etudes Cathares, N° 104, hiver 1984. Pour un accès Internet : http://misraim3.free.fr/gnosticisme/JUDAS.PDF

6 http://theologie-et-questions-disputeses.blogspot.fr/2012/12/les-maladies-spirituelles-et-leurs.html

7 Sur les vingt-sept irrégularités du faux et mauvais procès fait à NSJ+C, il convient de revenir sans cesse au travail magistral des Mgrs Augustin et Joseph LEMANN : Valeur de l'assemblée qui prononça la peine de mort contre Jésus-Christ, nombreuses éd dont la dernière Editions DFT.
Pour un accès internet, plusieurs sites, mais celui-ci est à recommander ;
http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/Lemann/Valeur/Objet.html

décembre 17, 2012

De la théologie de l'icône à la théologie des énergies incréées



Père Nicolas OZOLINE



http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=w33VSgdqBoY

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=0e2Shejc6k4

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=0n_0ZWSQJPE

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=26Vt6oZRJvQ

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=L8SVWkJq600

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=YHvORz7cGBs


Source :  http://orthodoxeroumain.com/dev/index.php/fr/

Les maladies spirituelles et leurs remèdes



Père Philippe DAUTAIS


http://www.dailymotion.com/video/xve3jg_prphilippedautais2010-partie1_people


http://www.dailymotion.com/video/xve8ak_prphilippedautais2010-partie2_people


Source :  http://orthodoxeroumain.com/dev/index.php/fr/

décembre 16, 2012

Dictionnaire de Théologie Catholique



Le Dictionnaire de Théologie catholique  contient 65.000 pages de texte, 9.500 articles de 460 auteurs différents. Certes face à la version papier ou au DVD de l'éditeur, il n'est présentement  pas complet, mais sera un outil utile pour le chercheur ne disposant pas du texte livré sous l'une des formes rappelées, lorsqu'il échet de signaler que le DVD ne permet pas une meilleure présentation que celle qui est ici proposée quant au corps des caractères souvent très petit, et à la présentation de la page. L'avantage réside dans la gratuité des articles accessibles.

JPB

                        http://jesusmarie.free.fr/dictionnaire_de_theologie_catholique.html

PROPHETES ET MYSTIQUES: MIRACLE DES CORPS INCORRUPTIBLES

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